Panorama des Cleantech en France en 2016

PANORAMA DES CLEANTECH EN FRANCE EN 2016 Avec le partenariat de : Les ÉCO-ENTREPRISES de France France ÉCO-TECH

Panorama des Cleantech en France en 2016 - Page 2

ÉDITO 2015 a Ă©tĂ© marquĂ©e par deux Ă©vĂ©nements marquants sur le plan politique, Ă  savoir l’entrĂ©e en vigueur de la loi sur la transition Ă©nergĂ©tique pour la croissance verte et la tenue de la COP 21 Ă  Paris qui a permis d’aboutir Ă  un accord historique. C’est une annĂ©e charniĂšre qui a permis d’acter des objectifs ambitieux au niveau national, notamment pour le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables , relayĂ©s par les annonces de grandes institutions. 2016 doit ainsi marquer le lancement de la mise en Ɠuvre concrĂšte de ces engagements. C’est dans ce contexte que l’édition 2016 du Panorama des cleantech en France fait le point sur les politiques publiques, les financements des entreprises et des projets et les secteurs clĂ©s de l’économie verte (Ă©nergies renouvelables, stockage, efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique
). Au-delĂ  de l’actualitĂ© de chaque secteur, ce document tĂ©moigne de plusieurs tendances de fond : le dynamisme de l’innovation et de la crĂ©ation de start-up, la progression des investissements, la transformation des entreprises mobilisĂ©es pour rĂ©ussir le virage de la transition Ă©nergĂ©tique, l’internationalisation toujours plus marquĂ©e des marchĂ©s, le renforcement du rĂŽle des territoires
 Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce Panorama 2016. Alexis Gazzo, AssociĂ© EY Cleantech & Sustainability Patricia Laurent, Cofondatrice GreenUnivers RĂ©daction : Autres contributeurs : Anne-Claire Poirier (chef de rubrique) : Ă©nergies marines, Ă©olien Romain Chicheportiche : Ă©olien terrestre, biogaz offshore. HĂ©lĂšne Bouillon-Duparc : transition Ă©nergĂ©tique dans les rĂ©gions Jean-Philippe PiĂ© : efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, stockage. JoĂ«l Spaes : rĂ©seaux intelligents RĂ©daction en chef : Patricia Laurent Guillaume AynĂ© (Pexe) : Ă©tude sur les clusters verts, smart grids Directrice de la publication : Laurence Benhamou Ă  Lyon SecrĂ©tariat de rĂ©daction : CĂ©line Lacourcelle Une rĂ©alisation de GreenUnivers, en partenariat avec EY, avril 2016, Paris Avec le partenariat de : Les ÉCO-ENTREPRISES de France France ÉCO-TECH

ÉNERGIES RENOUVELABLES, EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE, STOCKAGE, ÉCOMOBILITÉ
 ABONNEZ-VOUS ! LE MÉDIA LEADER EN FRANCE SUR LES MARCHÉS DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ‱ Un outil de veille avec des articles quotidiens, des enquĂȘtes et dossiers sur les entreprises et les marchĂ©s ‱ Une base documentaire unique de plus de 10 000 articles DÉCOUVREZ DES CONFÉRENCES NOS FORMULES BTOB RÉGULIÈRES D’ABONNEMENT ! ACCÈS AUX INFORMATIONS, AUX ÉTUDES * DES ÉTUDES DE RÉFÉRENCE ET AUX CONFÉRENCES À PARTIR DE 390 €/AN HT Demandez une offre d’essai : service-client@greenunivers.com Tel : 01 83 62 75 68 * Dans la limite des places disponibles greenunivers.com

SOMMAIRE ÉNERGIES RENOUVELABLES, EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE, STOCKAGE, ÉDITO 3 ÉCOMOBILITÉ
 EXECUTIVE SUMMARY : DE NOUVELLES AMBITIONS 6 PREMIÈRE PARTIE : POLITIQUES PUBLIQUES ET FINANCEMENT 9 Evolution des politiques publiques en faveur de la croissance verte en France 10 L’export a le vent en poupe 17 Les levĂ©es de fonds battent un nouveau record 18 Panorama 2016 du financement des technologies propres 24 DEUXIÈME PARTIE : FOCUS SUR 8 GRANDS SECTEURS 31 ABONNEZ-VOUS ! Le redĂ©marrage de l’éolien terrestre se confirme 32 Vents contraires dans l’éolien en mer 38 LE MÉDIA LEADER EN FRANCE Le solaire attend le rebond 44 MarĂ©e montante pour les Ă©nergies marines 50 SUR LES MARCHÉS Le biogaz en phase d’apprentissage 54 DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUEDes projets de stockage partout, mais peu dans l’Hexagone 58 ‱ Un outil de veille avec des articles quotidiens, Les rĂ©seaux au coeur de la transition Ă©nergĂ©tique 64 des enquĂȘtes et dossiers sur les entreprises Mobilisation aux rĂ©sultats limitĂ©s dans l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique 68 et les marchĂ©s ‱ Une base documentaire unique TROISIEME PARTIE : FOCUS SUR LES RÉGIONS 75 de plus de 10 000 articlesLes rĂ©gions mobilisĂ©es pour la transition Ă©nergĂ©tique 76 DÉCOUVREZ Les clusters dynamisent l’écosystĂšme 82 DES CONFÉRENCES NOS FORMULES RĂ©gion ALPC : l’harmonisation menĂ©e tambour battant 88 BTOB RÉGULIÈRESD’ABONNEMENT !Lyon, capitale des smart grids 90 ACCÈS AUX INFORMATIONS, AUX ÉTUDES * DES ÉTUDES DE RÉFÉRENCEET AUX CONFÉRENCES À PARTIR DE 390 €/AN HT Demandez une offre d’essai : service-client@greenunivers.com Tel : 01 83 62 75 68 * Dans la limite des places disponiblesCe Panorama des cleantech en France en 2016 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sur la base de recherches documentaires et d’entretiens avec des experts et des entreprises des secteurs concernĂ©s. Il n’a pas vocation Ă  ĂȘtre exhaustif, les secteurs Ă©tudiĂ©s relevant de choix Ă©ditoriaux de la rĂ©daction de GreenUnivers, site d’information Ă©conomique sur les marchĂ©s et les acteurs de la transition Ă©nergĂ©tique. A cet Ă©gard, la responsabilitĂ© de GreenUnivers ne saurait ĂȘtre engagĂ©e sur la base de ce document. greenunivers.com Copyright : GreenUnivers, avril 2016

Executive Summary DE NOUVELLES AMBITIONS 2015 a Ă©tĂ© marquĂ©e par la promulgation de la loi sur la transition Ă©nergĂ©tique (LTE) pour la croissance verte, l’organisation de la COP 21 Ă  Paris et la refonte du dispositif de soutien aux Ă©nergies renouvelables. Des objectifs ambitieux ont Ă©tĂ© fixĂ©s, qui doivent dĂ©sormais ĂȘtre concrĂ©tisĂ©s. 1.POLITIQUES PUBLIQUES & investissements pour atteindre ses objectifs de dĂ©ploiement des FINANCEMENTS EnR. Les grandes banques semblent prĂȘtes Ă  se mobiliser : BNP Paribas et SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale veulent ainsi doubler leurs investissements dans les Ă©nergies renouvelables. La loi de transition Ă©nergĂ©tique en vigueur La LTE fixe des objectifs ambitieux : diminution de 30 % de la 2. GROS PLAN SUR LES SECTEURS consommation d’énergies fossiles en 2030 ; baisse de la part CLÉS du nuclĂ©aire pour atteindre 50 % de la production d’électricitĂ© en 2025 ; augmentation de la part des Ă©nergies renouvelables Ă  32 % de la consommation Ă©nergĂ©tique finale d’énergie en Le redĂ©marrage de l’éolien terrestre se confirme 6 2030 (40 % de la production d’électricitĂ©) ; rĂ©duction par un facteur deux de la consommation d’énergie finale d’ici Ă  2050 L’annĂ©e 2015 a entĂ©rinĂ© le rebond observĂ© en 2014. PrĂšs de (par rapport Ă  2012). 1 000 MW Ă©oliens ont Ă©tĂ© raccordĂ©s l’annĂ©e derniĂšre, et de nombreux projets, libĂ©rĂ©s de recours juridiques, devraient bientĂŽt Les grands acteurs publics poursuivent leurs engagements, voir le jour, selon le Syndicat des Ă©nergies renouvelables. Le comme Bpifrance et plus largement le groupe Caisse des parc Ă©olien raccordĂ© en France s’élĂšve, au 1er janvier 2016, Ă  DĂ©pĂŽts, ce dernier souhaitant mobiliser 15 milliards d’euros 10 312 MW. La filiĂšre gagne en maturitĂ© et crĂ©e des emplois en faveur de la transition Ă©nergĂ©tique d’ici Ă  2017. L’export est (+15 % en un an). aussi une prioritĂ© des pouvoirs publics pour aider les PME et ETI Ă  se dĂ©velopper. Vents contraires dans l’éolien en mer Les levĂ©es de fonds battent un nouveau record À l’échelle mondiale, l’éolien en mer reprĂ©sente 12 GW installĂ©s, dont 90 % en Europe, avec plus de 3 000 turbines en service. Plus de cent sociĂ©tĂ©s françaises des cleantech ont renforcĂ© En retrait, l’Hexagone ne compte encore aucune turbine en leurs fonds propres en 2015, dĂ©passant globalement le milliard mer. L’horizon s’arrĂȘte pour l’instant aux 2,9 GW Ă  installer d’ici d’euros collectĂ©. Soit une hausse de 40 % par rapport Ă  2014. Ă  2021, quand l’objectif du Grenelle de l’environnement Ă©tait Le capital investissement est de loin la premiĂšre source de 6 GW en 2020. Dans le posĂ©, le troisiĂšme appel d’offres a de financement des entreprises des cleantech. Energies Ă©tĂ© reportĂ© au grand dam de la filiĂšre. Reste le flottant, oĂč le renouvelables, efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et Ă©comobilitĂ© sont les foisonnement d’acteurs et de technologies est quasi unique secteurs privilĂ©giĂ©s par les investisseurs. dans le monde. L’Hexagone tient-il lĂ  sa revanche ? Le financement de projets en demi-teinte Le solaire attend le rebond 2015 a Ă©tĂ© une annĂ©e record pour les projets d’énergies 2015 restera une annĂ©e dĂ©cevante pour la filiĂšre photovoltaĂŻque. renouvelables dans le monde, avec prĂšs de 330 Mds$ investis Le volume raccordĂ© s’élĂšve Ă  895 MW, sous les 930 MW de dans le monde, selon Bloomberg New Energy Finance. En 2014, selon le Syndicat des Ă©nergies renouvelables. Et encore, France, si l’éolien est en expansion, les autres technologies ce volume intĂšgre la centrale de Cestas (Gironde) de Neoen marquent le pas : les investissements y ont baissĂ© de 53% qui pĂšse, Ă  elle seule, 300 MW. MalgrĂ© tout, le parc solaire pour atteindre 3 Mds$. Le pays devra pourtant poursuivre ses mĂ©tropolitain a progressĂ© de 16,9 % en 2015 pour atteindre Panorama des Cleantech 2016

Executive Summary 6,1 GW installĂ©s. Le relĂšvement des objectifs et le doublement Des projets de stockage partout, mais peu dans des appels d’offres laissent espĂ©rer une reprise fin 2016. La filiĂšre l’Hexagone se prĂ©pare aussi Ă  l’arrivĂ©e du complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration Ă  la place des tarifs d’achat garantis. CĂŽtĂ© acteurs, de jeunes Les capacitĂ©s mondiales installĂ©es et annoncĂ©es n’ont jamais sociĂ©tĂ©s innovent et des ETI montent en puissance dans Ă©tĂ© aussi fortes. Un segment sort du lot : le rĂ©sidentiel, en l’exploitation, Ă  l’ombre des deux grands Ă©nergĂ©ticiens. particulier aux États-Unis. La France reste pour l’instant Ă  l’écart du mouvement, Ă  l’exception de l’outre-mer oĂč les MarĂ©e montante pour les Ă©nergies marines projets devraient se multiplier. L’appel d’offres photovoltaĂŻque et stockage dans les ZNI, lancĂ© en mai, a remportĂ© un succĂšs DotĂ©e d’un potentiel important, la France veut devenir leader historique : 217 dossiers reçus, pour une puissance totale de mondial de ce jeune secteur. Plusieurs appels Ă  projets ont dĂ©jĂ  356 MW dont la CRE ne gardera que 50 MW. Ă©tĂ© lancĂ©s, les sites d’essais s’étoffent et les dĂ©monstrateurs sont peu Ă  peu immergĂ©s. L’énergie hydrolienne est la plus Mobilisation aux rĂ©sultats limitĂ©s dans l’efficacitĂ© avancĂ©e, tirĂ©e par les grands groupes dans le domaine marin Ă©nergĂ©tique et par les PME dans le fluvial. Le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2023 devrait fixer, pour la L’arsenal lĂ©gislatif et rĂ©glementaire s’est beaucoup Ă©toffĂ© en premiĂšre fois, des objectifs EMR : 100 MW installĂ©s (y compris 2015. Sur le terrain, grands groupes et jeunes entreprises 7 Ă©olien flottant) et 100 Ă  200 MW « engagĂ©s » d’ici Ă  cinq ans. rivalisent d’initiatives, Ă  l’image de Cozynergy, Qarnot Computing ou encore Enertime dans le secteur industriel. Mais le pays Le biogaz en phase d’apprentissage reste Ă©nergivore et surtout, les travaux ne sont rentables qu’à plus long terme en raison de la baisse du prix du pĂ©trole. Des Il reprĂ©sente un potentiel mobilisable de 56 TWh par an, soit solutions innovantes comme le tiers-financement se dĂ©veloppent. la consommation Ă©nergĂ©tique de prĂšs de 3 millions de foyers, selon l’Ademe. Il constitue donc une source non nĂ©gligeable d’énergie renouvelable, dont 90 % seraient issus du monde 3. LES TERRITOIRES CHEFS DE FILE agricole. Mais le marchĂ© a connu des dĂ©buts difficiles avec des DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE obstacles rĂ©glementaires, technologiques, financiers... Les changements intervenus en 2015, dont la revalorisation des Les collectivitĂ©s agissent depuis plusieurs annĂ©es pour tarifs d’achat et la simplification des dĂ©marches administratives, rĂ©pondre aux dĂ©fis du dĂ©rĂšglement climatique Ă  travers leurs devraient l’aider Ă  prendre un nouvel Ă©lan. responsabilitĂ©s directes ou indirectes. Mais l’entrĂ©e en vigueur de la LTE et de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale Les rĂ©seaux au cƓur de la transition Ă©nergĂ©tique de la RĂ©publique) renforcent leurs compĂ©tences et font d’elles des chefs de file de la croissance verte. La loi de transition Ă©nergĂ©tique pour la croissance verte donne un coup d’accĂ©lĂ©rateur au dĂ©ploiement des rĂ©seaux intelligents. Avec plus de 10 000 entreprises membres, les clusters des La France met le turbo avec le lancement d’expĂ©rimentations cleantech (pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, groupements d’entreprises
) Ă  grande Ă©chelle dans les territoires, notamment en PACA sont des acteurs incontournables de la filiĂšre dans les territoires, et Bretagne/Pays de la Loire, et le dĂ©but de l’installation des selon l’étude 2016 de l’Observatoire des clusters verts du compteurs communicants Linky et Gazpar. Les grands groupes PEXE, qui regroupe les rĂ©seaux d’éco-entreprises de France. (EDF, Engie, RTE, ERDF
) sont en premiĂšre ligne, mais les jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes peuvent aussi tirer profit de ces Parmi les territoires pionniers, le Grand Lyon s’est mobilisĂ© nouveaux marchĂ©s. pour faire Ă©merger des champions sur le marchĂ© des smart grids. Autre exemple : la rĂ©gion Aquitaine Limousin Poitou- Charentes harmonise ses dispositifs d’aide aux entreprises des cleantech. Panorama des Cleantech 2016

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PREMIÈRE PARTIE Politiques publiques 99 et financement Panorama des Cleantech 2016 Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Politiques publiques EVOLUTION DES POLITIQUES PUBLIQUES EN FAVEUR DE LA CROISSANCE VERTE EN FRANCE 10 Alors que la France assure la prĂ©sidence LA LOI RELATIVE 2. La diminution de 30 % de la de la COP (ConfĂ©rence des parties) À LA TRANSITION consommation d’énergies fossiles jusqu’à novembre 2016, le pays souhaite ÉNERGÉTIQUE POUR en 2030 ; se montrer « exemplaire » dans ses engagements en matiĂšre de lutte contre LA CROISSANCE VERTE 3. La diminution de la part du nuclĂ©aire le changement climatique. PROMULGUÉE pour atteindre 50 % de la production d’électricitĂ© en 2025 ; L’annĂ©e 2015 aura ainsi Ă©tĂ© marquĂ©e par la promulgation de la loi sur la transition Les grands objectifs de la loi 4. L’augmentation de la part des Ă©nergĂ©tique pour la croissance verte Ă©nergies renouvelables Ă  32 % de la (TECV), l’organisation de la COP 21 Ă  La loi relative Ă  la transition Ă©nergĂ©tique consommation Ă©nergĂ©tique finale Paris, la refonte du dispositif de soutien pour la croissance verte, promulguĂ©e et d’énergie en 2030 (40 % de la production aux Ă©nergies renouvelables et la poursuite publiĂ©e au Journal Officiel durant l’étĂ© d’électricitĂ©) ; des engagements de plusieurs acteurs 2015, fixe des objectifs de consommation publics au financement de la croissance et de production d’énergie pour le pays. 5. La rĂ©duction par un facteur deux de verte en France. La loi s’appuie sur six objectifs : la consommation d’énergie finale d’ici Ă  2050 (par rapport Ă  2012) ; 1. La rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre pour contribuer Ă  6. La diminution de 50 % du volume de l’objectif europĂ©en de baisse de 40 % dĂ©chets mis en dĂ©charge Ă  l’horizon de ces Ă©missions en 2030 (par rapport 2050. Ă  la rĂ©fĂ©rence 1990) ; Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Politiques publiques La loi intĂšgre Ă©galement un objectif de prix de la tonne carbone de 56 euros en 2020 et de 100 euros en 2030, pour la composante carbone intĂ©grĂ©e aux tarifs des taxes intĂ©rieures sur la consommation des produits Ă©nergĂ©tiques (TICPE). Les principales actions de la loi sur la transition Ă©nergĂ©tique Pour atteindre les objectifs fixĂ©s, plusieurs articles de la loi dĂ©clinent les actions Ă  mettre en place dans diffĂ©rents secteurs. Dans le secteur du bĂątiment, plusieurs mesures sont prĂ©conisĂ©es pour rendre les bĂątiments et les logements Ă©conomes en Ă©nergie : aides au financement pour la rĂ©novation et l’amĂ©lioration de la performance Ă©nergĂ©tique, meilleure maĂźtrise des consommations de gaz et d’électricitĂ© Ă  travers le dĂ©ploiement de compteurs intelligents d’électricitĂ© (Linky) et de gaz (Gazpar). Afin de faciliter la montĂ©e en puissance 11 sur les Ă©nergies renouvelables, les articles prĂ©voient, entre autres, la possibilitĂ© de financer les projets d’énergie renouvelables pour les citoyens et les collectivitĂ©s locales, la gĂ©nĂ©ralisation du permis unique pour l’éolien, la mĂ©thanisation et l’hydroĂ©lectricitĂ© et le maintien du fond chaleur. D’autres actions sont prĂ©conisĂ©es pour favoriser, par exemple, le dĂ©veloppement des transports propres (prime Ă  la conversion des anciens vĂ©hicules diesel, crĂ©dit d’impĂŽt pour faciliter l’installation Ă  domicile de points de recharge pour un vĂ©hicule Ă©lectrique, incitation Ă  l’installation de la politique Ă©nergĂ©tique française sur de 7 millions de bornes de charge pour La Programmation Pluriannuelle une pĂ©riode allant jusqu’à 2023, avec un voitures Ă©lectriques, etc. ) et la rĂ©duction de l’Energie (PPE), outil clĂ© de la premier horizon intermĂ©diaire Ă  2018. des dĂ©chets (interdiction des sacs en gouvernance Ă©nergĂ©tique La PPE couvre les questions relatives plastique Ă  usage unique dĂšs 2016, Ă  la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement, Ă  la Ă©largissement progressif du recyclage La LTECV vise Ă  refondre la gouvernance maĂźtrise de la demande, au dĂ©veloppement Ă  tous les plastiques, lutte contre le Ă©nergĂ©tique du pays et prĂ©voit d’instaurer des Ă©nergies renouvelables et au gaspillage alimentaire, expĂ©rimentation une programmation pluriannuelle de dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ© des rĂ©seaux, de l’affichage de la durĂ©e de vie pour l’énergie (PPE). Ce document structurant du stockage et du pilotage de la demande. plusieurs produits de consommation, etc.1 a pour vocation de dĂ©finir les orientations ). 1 Les tarifs d’obligation d’achat financeront l’électricitĂ© renouvelable autoproduite et consommĂ©e par les particuliers et les entreprises : un appel Ă  projet sur les bĂątiments tertiaires et industriels lancĂ© avant l’étĂ©. Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Politiques publiques 12 Cet outil de pilotage du mix Ă©nergĂ©tique installations dĂ©passant une certaine devrait ainsi permettre aux industriels LA REFONTE taille (puissance installĂ©e supĂ©rieure des secteurs des Ă©nergies renouvelables DES DISPOSITIFS Ă  500 kW). de bĂ©nĂ©ficier d’une plus grande visibilitĂ©. DE SOUTIEN Avec ce dispositif, les acteurs devront La PPE portant sur la pĂ©riode 2016-2018 AUX ÉNERGIES vendre leur Ă©lectricitĂ© renouvelable sur les est actuellement en cours d’élaboration. RENOUVELABLES marchĂ©s de l’électricitĂ© et bĂ©nĂ©ficieront Les consultations ont Ă©tĂ© engagĂ©es d’un «complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration», dĂšs le printemps 2015 et un document qui prend la forme d’une prime ex-post. prĂ©paratoire a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en novembre Pour s’aligner avec les lignes directrices Ce systĂšme assure un revenu minimum 2015 au ComitĂ© de suivi de la PPE. Le 3e de la Commission EuropĂ©enne relatives au producteur et l’incite Ă  vendre son et dernier comitĂ© de suivi de la PPE, dont Ă  la protection de l’environnement et Ă©lectricitĂ© lorsque les prix sont Ă©levĂ©s. la date restait encore Ă  dĂ©finir fin mars Ă  l’énergie, la France a dĂ» revoir sa 2016, permettra de prĂ©senter la version politique de soutien en faveur des Ă©nergies Le nouveau mĂ©canisme se matĂ©rialise dĂ©finitive de la programmation. renouvelables. par un contrat entre EDF et un producteur qui a une durĂ©e de validitĂ© de 15 Ă  20 ans. Comme en Allemagne ou au Royaume- Il est prĂ©vu que les sommes versĂ©es Uni, le complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration dans le cadre de ces complĂ©ments deviendra progressivement le dispositif de soient compensĂ©es par la contribution rĂ©fĂ©rence. Ce mĂ©canisme se substituera au service public de l’électricitĂ© (CSPE). progressivement au dispositif d’obligation d’achat. Dans un premier temps, Le projet de dĂ©cret sur le complĂ©ment ce mĂ©canisme ne s’appliquera qu’à de rĂ©munĂ©ration a Ă©tĂ© rendu public par certaines filiĂšres renouvelables et aux Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Politiques publiques La BEI s’engage davantage pour le financement des projets d’action pour le climat La Banque EuropĂ©enne d’Investissement (BEI), le « bras financier de l’ambition climatique de l’UE »2 , s’est engagĂ©e Ă  prĂȘter 100 milliards d’euros pour financer des projets d’action pour le climat au cours des cinq prochaines annĂ©es. En 2015, la BEI a doublĂ© ses financements de projets d’action pour le climat par rapport Ă  2014. Cette enveloppe de 20 milliards se rĂ©partit comme suit : 10 milliards pour le dĂ©veloppement des transports propres, 3,6 milliards pour des projets d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, 1,6 milliards pour la recherche et prĂšs d’un milliard d’euros de projets d’adaptation au changement climatique. La BEI appartient aux pays membres de l’Union EuropĂ©enne et 90% de ses prĂȘts sont attribuĂ©s Ă  ses membres. 13 La CDC, un acteur majeur de la transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique SĂ©golĂšne Royal le 15 septembre 2015 et l’énergie. Cependant, il est attendu que le dĂ©cret devrait ĂȘtre publiĂ© au printemps l’éolien rejoigne le nouveau mĂ©canisme La transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique 2016. d’ici 2 Ă  5 ans. figure comme un des axes de prioritĂ© du Groupe CDC. Le Groupe a annoncĂ© Fin 2015, les projets d’arrĂȘtĂ©s tarifaires Financement de la croissance vouloir consacrer 15 milliards d’euros sur ont Ă©tĂ© rendus publics dans quatre verte : les acteurs publics la pĂ©riode 2014-2017 pour le financement domaines (la gĂ©othermie, le biogaz issu mobilisĂ©s de la transition Ă©cologique et Ă©nergĂ©tique. du traitement des eaux usĂ©es urbaines Cela fait du Groupe un des principaux ou industrielles, le biogaz produit par Les dispositifs de soutien publics sont soutiens au financement de la croissance les installations de stockage de dĂ©chets nombreux et se prĂ©sentent sur plusieurs verte en France. non dangereux et les incinĂ©rateurs de niveaux : au niveau europĂ©en, national dĂ©chets mĂ©nagers). et rĂ©gional. Parmi les acteurs engagĂ©s En tant qu’investisseur, le Groupe CDC, pour le financement de la croissance qui est prĂ©sent au capital de prĂšs de L’éolien onshore et offshore, ainsi que verte, citons Ă  titre d’exemple : la BEI 100 entreprises cotĂ©es sur le SBF 120, a les Ă©nergies marines renouvelables, qui a renouvelĂ© son engagement en dĂ©clarĂ© fin 2015 souhaiter rĂ©duire de 20% continuent de bĂ©nĂ©ficier des tarifs faveur de la lutte contre le changement «l’empreinte carbone» de son portefeuille d’achat garantis. L’éolien est toujours climatique Ă  l’occasion de la COP21, de participations. Le Groupe investit exonĂ©rĂ© de la rĂ©forme, car le rĂ©gime le Groupe CDC qui a vu son enveloppe Ă©galement directement dans des projets des subventions françaises a Ă©tĂ© notifiĂ© de financement de la croissance verte d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, de rĂ©seaux locaux Ă  la Commission europĂ©enne peu de augmenter et les RĂ©gions qui continuent d’énergie et d’énergies renouvelables. Il temps avant qu’elle communique ses de dĂ©velopper des outils de soutien pour a pour ambition de financer Ă  hauteur de nouvelles lignes directrices relatives les filiĂšres vertes. 100 millions d’euros par an des projets Ă  la protection de l’environnement et Ă  d’énergies renouvelables. 2 La Tribune, La BEI, bras financier de l’ambition climatique de l’UE, 2 dĂ©cembre 2015 Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Politiques publiques ACCELEREZ VOTRE DÉVELOPPEMENT Le Groupe a Ă©galement une grande la RĂ©gion RhĂŽne-Alpes, le fonds OSER LES PERSPECTIVES INTERNATIONAL AVEC offre de prĂȘts, qu’il met au service de se compose de deux outils : le fonds POUR 2016 la TEE. Sur la pĂ©riode 2013-2017, une d’investissement pour les Ă©nergies enveloppe de prĂȘts sur fonds d’épargne renouvelables et la SociĂ©tĂ© Publique Tout au long de l’annĂ©e 2015, et Ă  l’occasion BUSINESS FRANCE de 20 Md€ est ouverte Ă  l’ensemble Locale pour l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. DotĂ© de la COP21 en particulier, les acteurs du secteur public local et 5 Md€ sont d’un budget global de 9.5M€, le fonds a publics français et europĂ©ens ont renouvelĂ© rĂ©servĂ©s au financement de projets pour objectif de voir Ă©merger, en 3 ans, leur engagement en faveur du soutien liĂ©s Ă  la transition Ă©cologique. Depuis une quinzaine de projets de production de la croissance verte. sa mise en place en 2013, l’enveloppe d’énergies renouvelables sur l’ensemble de 20 Md€ a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© engagĂ©e pour du territoire rhĂŽnalpin. Le fonds a procĂ©dĂ© L’annĂ©e 2016 sera marquĂ©e par la moitiĂ©, soit 9,7 Md€ dont 2,2 Md€ de Ă  ses premiers investissements en 2015. promulgation de la loi de ratification de PrĂȘts « croissance verte » (chiffres Ă  fin l’Accord de Paris 3 , l’adoption de la PPE Entreprises des cleantech, nous vous accompagnons pour : aoĂ»t 2015). Le PrĂȘt « croissance verte » Les villes jouent Ă©galement un rĂŽle et la publication des textes rĂ©glementaires a majoritairement permis de financer croissant en prenant des engagements en encadrant le complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration des projets de transports propres et faveur de la lutte contre le changement et la simplification. Les lancements de rĂ©novation thermique de bĂątiments climatique. Au niveau global, de nombreux de plusieurs appels Ă  projet et appels publics. maires se sont engagĂ©s Ă  l’occasion d’offres, prĂ©vus en 2016, donneront de la COP21 Ă  ce que 100% de leur davantage de visibilitĂ© aux acteurs du La Caisse des DĂ©pĂŽts et Consignations a Ă©lectricitĂ© soit d’origine renouvelable. secteur des cleantechs. IDENTIFIER PROSPECTER CONCRETISER Ă©galement annoncĂ© en 2015 la mobilisation Au niveau europĂ©en, 30 villes, dont Paris, # vos marchĂ©s cibles pour # ciblage et approche de vos # votre projet : contrat, d’une enveloppe de 3 milliards d’euros Rome et Bruxelles ont signĂ© un accord La COP22, qui se tiendra Ă  Marrakech en dĂ©finir votre plan d’action futurs partenaires ou clients implantation, V.I.E supplĂ©mentaires pour financer le logement pour mutualiser les achats « verts » novembre 2016, constitue Ă©galement une 14 et l’isolation thermique. La moitiĂ© de cette (vĂ©hicules, Ă©lectricitĂ©,
) en mars 2015. Au date importante pour les acteurs français enveloppe prendra la forme de prĂȘts Ă  taux niveau national, de nombreuses mairies des cleantechs, qui auront l’opportunitĂ© zĂ©ro pour les organismes de logement comme celles de Paris ou de Lyon ont d’y prĂ©senter leur savoir-faire. social tandis que la seconde moitiĂ© de pris des engagements visant Ă  soutenir l’enveloppe sera investie sous la forme la croissance verte sur le long-terme. Tous ces Ă©lĂ©ments laissent augurer de prĂȘts Ă  long terme Ă  taux zĂ©ro pour des perspectives intĂ©ressantes pour les la rĂ©novation des bĂątiments publics. acteurs du secteur en 2016. 1400 Les collectivitĂ©s territoriales au collaborateurs 85 cƓur de la transition Ă©nergĂ©tique implantations Dans un contexte de refonte des modalitĂ©s de soutien au niveau national, les collectivitĂ©s territoriales jouent de plus 10 000 en plus un rĂŽle moteur dans le soutien entreprises accompagnĂ©es des filiĂšres vertes. en 2015 Certaines RĂ©gions françaises ont ainsi dĂ©veloppĂ© ces derniĂšres annĂ©es des outils (fonds, sociĂ©tĂ©s publiques) pour soutenir la croissance verte. Parmi ces outils, plusieurs RĂ©gions ont mis en place des fonds d’investissement pour le climat. Dans la RĂ©gion Nord Pas de Contactez-nous Suivez-nous sur les rĂ©seaux sociaux : Calais, par exemple, le FORIC a pour @BF_GreenExport Business France Environnement objectif de favoriser au sein des PME-PMI energie-environnement@businessfrance.fr @BF_Energie Business France Energie rĂ©gionales les investissements contribuant export.businessfrance.fr Business France Hydrocarbures- Ă  une rĂ©duction des Ă©missions polluantes Chimie-Mines dans l’atmosphĂšre. Autre exemple, dans 3 AnnoncĂ© le 9 mars 2016 par SĂ©golĂšne Royal pour l’étĂ© 2016. Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle promeut l’attractivitĂ© et l’image Ă©conomique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. SiĂšge : 77 boulevard Saint Jacques - Paris 14 - TĂ©l : 01 40 73 30 00 Panorama des Cleantech 2016 A4 Com externeV5.pdf 1 29/03/2016 08:17:07 

ACCELEREZ VOTRE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL AVEC BUSINESS FRANCE Entreprises des cleantech, nous vous accompagnons pour : IDENTIFIER PROSPECTER CONCRETISER # vos marchĂ©s cibles pour # ciblage et approche de vos # votre projet : contrat, dĂ©finir votre plan d’action futurs partenaires ou clients implantation, V.I.E 1400 collaborateurs 85 implantations 10 000 entreprises accompagnĂ©es en 2015 Contactez-nous Suivez-nous sur les rĂ©seaux sociaux : energie-environnement@businessfrance.fr @BF_GreenExport Business France Environnement export.businessfrance.fr @BF_Energie Business France Energie Business France Hydrocarbures- Chimie-Mines Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle promeut l’attractivitĂ© et l’image Ă©conomique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. SiĂšge : 77 boulevard Saint Jacques - Paris 14 - TĂ©l : 01 40 73 30 00 A4 Com externeV5.pdf 1 29/03/2016 08:17:07 

Interview Entretien avec Emmanuel Legrand Directeur du dĂ©partement transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique Ă  la direction des investissements et du dĂ©veloppement local, Groupe Caisse des DĂ©pĂŽts EY – Quel est le positionnement EY – Quels sont les principaux Notre ambition est aujourd’hui de du groupe Caisse des DĂ©pĂŽts investissements du groupe Caisse financer 100 millions d’euros de aujourd’hui ? des DĂ©pĂŽts en faveur de la transition projets d’énergie renouvelable par La Caisse des DĂ©pĂŽts et ses filiales Ă©nergĂ©tique et environnementale ? an en accompagnant la politique de interviennent historiquement dans les Dans le cadre de sa politique l’Etat français, en cohĂ©rence avec les secteurs clefs de l’économie : aide aux actionnariale, le Groupe CDC a orientations de la PPE. entreprises, logement, immobilier, rĂ©affirmĂ© son intention de peser sur la environnement, ingĂ©nierie, transport, stratĂ©gie Ă©nergĂ©tique des entreprises EY – Sous quelle forme le Groupe Ă©conomie de la connaissance, dont elle est actionnaire. Le Groupe investit-il dans des projets d’efficacitĂ© tourisme, assurances ou numĂ©rique. souhaite que ces entreprises Ă©nergĂ©tique ? A l’occasion de son bicentenaire, s’engagent concrĂštement Ă  rĂ©duire Le Groupe investit surtout dans des la Caisse des DĂ©pĂŽts s’est fixĂ© leur consommation de gaz Ă  effet de projets d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans un nouveau cap : ĂȘtre un acteur serre, en particulier le charbon. La le bĂątiment tertiaire, et, dans une majeur de la transition Ă©nergĂ©tique Caisse des DĂ©pĂŽts souhaite ainsi moindre mesure, dans l’industrie. et Ă©cologique, du numĂ©rique et de rĂ©duire de 20% «l’empreinte carbone» A titre d’exemple, Exterimmo, l’une 16 l’accompagnement des transitions de son portefeuille de participations des filiales du Groupe, a conclu de dĂ©mographiques et territoriales. d’ici Ă  2020. nombreux partenariats au cours de ces derniĂšres annĂ©es avec les [Note EY : Pour rappel, le Groupe CDC collectivitĂ©s sur des opĂ©rations EY – Que faut-il retenir des annonces est prĂ©sent au capital de prĂšs de 100 d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans les du bicentenaire de votre directeur entreprises cotĂ©es sur le SBF 120]. collĂšges et bĂątiments publics. gĂ©nĂ©ral, Pierre-RenĂ© Lemas, au sujet de la TEE ? La Caisse des DĂ©pĂŽts investit Le groupe Caisse des DĂ©pĂŽts Ă©galement directement dans des EY – Comment vos interventions souhaite mobiliser 15 milliards projets en lien avec l’efficacitĂ© se dĂ©ploient-elles Ă  l’échelle d’euros en faveur de la transition Ă©nergĂ©tique, le dĂ©veloppement territoriale ? Ă©nergĂ©tique d’ici Ă  2017. Cela englobe des rĂ©seaux locaux d’énergie et Nous mobilisons nos capacitĂ©s de les 5 milliards de prĂȘts « croissance le dĂ©veloppement des Ă©nergies financement, nos filiales et nos outils verte » octroyĂ©s aux collectivitĂ©s renouvelables. pour accĂ©lĂ©rer la transition Ă©cologique locales ainsi que 3 milliards pour les et Ă©nergĂ©tique (TEE) en France, et en prĂȘts Ă  taux zĂ©ro pour la rĂ©novation EY – Quelles sont vos ambitions particulier au niveau local. thermique. Pour la Banque Publique dans le domaine des Ă©nergies Les collectivitĂ©s locales sont des d’investissements (BPI France), cela renouvelables ? partenaires historiques du Groupe reprĂ©sente un quasi doublement Au cours de ces dix derniĂšres annĂ©es, et reprĂ©sentent un maillon essentiel de ses interventions en faveur de la le Groupe a investi, en dette via des pour la TEE. C’est pour cela que le transition Ă©nergĂ©tique : d’ici Ă  2018, fonds commun de crĂ©ances, plus de Groupe dĂ©ploie ses efforts pour les la BPI mobilisera plus de 4 milliards 400 millions d’euros dans des projets accompagner dans leur dĂ©marche en d’euros pour favoriser la transition d’énergies renouvelables. Le Groupe s’adaptant Ă  leurs spĂ©cificitĂ©s : grĂące Ă©nergĂ©tique et environnementale. a ainsi soutenu le dĂ©veloppement Ă  ses directions rĂ©gionales implantĂ©es Pour CNP assurance, Ă©galement de 1150 MW d’énergie Ă©lectrique et sur l’ensemble du territoire, le Groupe filiale de la Caisse des DĂ©pĂŽts, un 250 MW d’énergie thermique. Caisse des DĂ©pĂŽts est capable de encours de 800M€ d’investissement Les filiĂšres dans lesquelles le Groupe s’adapter aux spĂ©cificitĂ©s locales et est prĂ©vu contribuant directement Ă  la a investi jusqu’à prĂ©sent incluent le d’aider les territoires Ă  ĂȘtre encore transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique. solaire, l’éolien onshore, la biomasse, plus compĂ©titifs et Ă  rĂ©ussir leur Son engagement atteindra 1,6Md€ la mĂ©thanisation, les rĂ©seaux de transition bas-carbone. d’encours d’ici fin 2017. chaleur et l’éolien offshore. Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Politiques publiques L’EXPORT A LE VENT EN POUPE Ciel & Terre dans le solaire flottant, BlaBlaCar dans l’écomobilitĂ©, Enertime dans l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique... Pour grandir, les Ă©co-entreprises vont chercher les marchĂ©s dans le monde entier. DĂ©cryptage avec HĂ©lĂšne Buriev, chef du service Énergie Environnement pour l’activitĂ© export de Business France. DES MARCHÉS UNE OFFRE INTÉGRÉE UNE ACTIVITÉ PORTEURS PrĂ©senter une offre intĂ©grĂ©e est souvent EXIGEANTE « Dans les cleantech, en fonction des indispensable pour remporter des marchĂ©s L’export peut rapporter de beaux contrats, secteurs, il y a des opportunitĂ©s dans le d’envergure. « C’est ce que nous offrons mais il est aussi trĂšs exigeant. « Il ne suffit monde entier, c’est lĂ  toute la difficultĂ© avec Vivapolis qui rĂ©unit tous les maillons pas de programmer un voyage ou d’aller pour les entreprises Ă  l’export car il de la chaĂźne de valeur de la ville durable », dans un salon. Il faut penser au suivi, Ă  faut prioriser les marchĂ©s », prĂ©vient poursuit HĂ©lĂšne Buriev. C’est aussi le la nĂ©cessitĂ© de poursuivre les contacts HĂ©lĂšne Buriev, chef du service Énergie cas dans les smart grids : la France a en allant au moins une fois par mois sur Environnement pour l’activitĂ© export de des champions dans la production et place : l’export prend du temps », souligne Business France. Du cĂŽtĂ© des marchĂ©s le transport de l’énergie (EDF, Engie, HĂ©lĂšne Buriev. Ce qui nĂ©cessite des 17 traditionnels, l’Afrique du Nord reste RTE
), les Ă©quipements (Schneider ressources humaines qui font souvent une zone d’export privilĂ©giĂ©e dans le Electric, Legrand
), mais aussi des dĂ©faut dans les PME. Il est d’autant traitement de l’eau, des dĂ©chets ou les PME et des start-up innovantes sur la plus crucial de ne pas se disperser : la Ă©nergies renouvelables. L’Asie a toujours domotique. « Quand nous rĂ©unissons stratĂ©gie export impose de se concentrer des besoins trĂšs importants, notamment tous ces acteurs, avec les rĂ©gions qui ont sur des zones prioritaires qui diffĂšrent la Chine malgrĂ© le ralentissement lancĂ© des dĂ©monstrateurs, comme nous selon les technologies proposĂ©es. Cela Ă©conomique. La crĂ©ation d’éco-quartiers, l’avons fait Ă  Vienne lors de l’European Ă©vite une perte de temps et d’argent et comme dans les villes de Chengdu ou Utility Week en novembre dernier, nous un rĂ©sultat dĂ©cevant. Wuhan, offre des opportunitĂ©s dans mettons en avant une offre complĂšte. tous les domaines, du traitement des C’est en cela que nous nous dĂ©marquons dĂ©chets aux smart grids. L’Asie du Sud-Est de nos concurrents ». (Inde, Vietnam, Philippines
) est aussi dynamique, de mĂȘme que l’AmĂ©rique latine oĂč des appels d’offres sont organisĂ©s dans LE FINANCEMENT, les Ă©nergies renouvelables, au Mexique UN ATOUT DÉCISIF et au BrĂ©sil, par exemple. Des pays moins traditionnels pour les entreprises Beaucoup de sociĂ©tĂ©s prĂ©sentent leurs françaises Ă©mergent : le Kenya ou encore produits et services Ă  l’international, TaĂŻwan dans l’éolien offshore. « Mais il mais n’intĂšgrent que rarement une ne faut pas non plus oublier l’Europe, offre de financement, Ă  la diffĂ©rence des notamment du Sud et de l’Est », insiste entreprises allemandes. « Arriver avec HĂ©lĂšne Buriev. La Pologne a des besoins une solution peut ĂȘtre dĂ©cisif », alerte dans la valorisation des dĂ©chets, l’Italie HĂ©lĂšne Buriev. La France commence Ă  dans l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique pour lutter dĂ©velopper des outils pour appuyer ses contre des prix de l’énergie Ă©levĂ©s... entreprises en ce sens : Bpifrance a mis en place un crĂ©dit acheteur, l’AFD offre aussi des outils (fonds Sunref)... Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Financement des entreprises LES LEVÉES DE FONDS BATTENT UN NOUVEAU RECORD Plus de cent sociĂ©tĂ©s françaises des cleantech ont renforcĂ© leurs fonds propres en 2015, dĂ©passant globalement le milliard d’euros collectĂ©. Soit une hausse de 40 % par rapport Ă  2014. Le capital investissement reste la premiĂšre source de financement. Tout un symbole : l’annĂ©e de l’adoption DeuxiĂšme grosse opĂ©ration de 2015, d’énergies renouvelables Eren RE a de la loi sur la transition Ă©nergĂ©tique et Sigfox et son rĂ©seau bas dĂ©bit Ă©conome levĂ© 200 M€ en deux tranches de 100 M€ du succĂšs de la COP21 marque aussi en Ă©nergie pour les objets connectĂ©s. auprĂšs de Bpifrance, Next World (famille un record d’investissements dans les La sociĂ©tĂ© toulousaine a levĂ© 100 M€ Halley), Salvepar (Groupe Tikehau) et FFP entreprises françaises des cleantech. auprĂšs de multiples investisseurs, (sociĂ©tĂ© d’investissement de la famille financiers et industriels dont Idinvest, Peugeot). La premiĂšre tranche a Ă©tĂ© Sur l’ensemble de 2015, GreenUnivers Bpifrance, Air Liquide ou encore Engie. tirĂ©e en 2015, la seconde doit l’ĂȘtre Ă  a en effet recensĂ© 104 investissements Enfin, le dĂ©veloppeur et exploitant partir de fin 2016. en fonds propres (hors dette) pour un montant total de 1,11 Md€1. Soit un bond d’environ 40 % par rapport aux 710 M€ 18 engagĂ©s en 2014 dans 102 sociĂ©tĂ©s. Ces montants intĂšgrent les collectes rĂ©alisĂ©es via un large spectre de canaux : fonds d’investissement, business angels, industriels, financement participatif, Bourse
 Deux secteurs arrivent ex aequo en nombre d’opĂ©rations : les Ă©nergies renouvelables et l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique avec, chacun, 26 sociĂ©tĂ©s financĂ©es. Mais en montant, ce sont les Ă©nergies renouvelables qui caracolent largement en tĂȘte avec 414 M€ engrangĂ©s par les sociĂ©tĂ©s du secteur. L’écomobilitĂ© se classe en deuxiĂšme position avec 246 M€ investis : un score qui doit beaucoup aux 177 M€ glanĂ©s par la star du covoiturage longue distance, BlaBlaCar. L’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique monte sur la troisiĂšme marche du podium avec 234 M€. Trois opĂ©rations Ă  100 M€ et plus Comme chaque annĂ©e, quelques grosses opĂ©rations jouent les locomotives : BlaBlaCar bien sĂ»r, qui a rejoint le club des licornes, ces entreprises technologiques valorisĂ©es Ă  plus d’1 Md$. 1 GreenUnivers, 27 janvier 2016 : www.greenunivers.com/2016/01/exclusif-plus-de-11-mde-leve-par-les-cleantech- francaises-en-2015-138881/, Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Financement des entreprises 1. PREMIER RÔLE Evolution des montants engagĂ©s dans des sociĂ©tĂ©s des cleantech par le capital investissement (M€) POUR LE CAPITAL 604 INVESTISSEMENT 469 Les fonds d’investissement apportent 423 plus de la moitiĂ© du montant total collectĂ© 319 via les diffĂ©rents canaux. Ils ont engagĂ© 263 604 M€ dans 79 entreprises, selon le ers, EY baromĂštre des levĂ©es de fonds du Club 182 eenUniv Cleantech de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), ech Afic, Gr t rĂ©alisĂ© avec les donnĂ©es de GreenUnivers ean 2 en partenariat avec EY . 2010 2011 2012 2013 2014 2015 e : Club Cl c our Pour le capital investissement, 2015 S est aussi une annĂ©e exceptionnelle : depuis la crĂ©ation de ce baromĂštre en 2010, jamais le cap des 500 M€ n’avait Evolution du nombre de levĂ©es de fonds dans les cleantech, en nombre d’opĂ©rations Ă©tĂ© atteint ; le prĂ©cĂ©dent record Ă©tait de 82 81 86 469 M€ en 2014. 79 73 ers, EY 19 2 MĂ©thodologie du BaromĂštre du Club Cleantech eenUniv Afic : les opĂ©rations consolidĂ©es concernent des 64 entreprises françaises des cleantech ou des entreprises ech Afic, Gr Ă©trangĂšres dans lesquelles un fonds français est leader 57 t de l’investissement. Seuls les montants investis par ean les fonds sont conservĂ©s. Les investissements dans les 2009 2010 2012 2014 2013 2014 2015 infrastructures ne sont pas concernĂ©s. e : Club Cl c our S Un label pour favoriser l’investissement vert C’est l’une des nombreuses innovations portĂ©es par la Il cible toute la chaĂźne de financement, du capital- loi de transition Ă©nergĂ©tique : le label innovation Ă  l’infrastructure », dĂ©crypte Sophie Paturle, « Transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique pour le climat associĂ©e de Demeter Partners et prĂ©sidente du Club » (TEEC) destinĂ© Ă  attirer les investissements vers les Cleantech de l’Afic. cleantech. Il vise trois objectifs : identifier les fonds Pour garantir les qualitĂ©s environnementales des d’investissement (actions et non cotĂ©s) qui financent fonds labellisĂ©s TEEC, le ministĂšre de l’Environnement l’économie verte, inciter Ă  la crĂ©ation de nouveaux a Ă©laborĂ© une grille sectorielle pour dĂ©terminer la fonds verts et faciliter le reporting des entreprises sur la part minimale d’activitĂ©s vertes des entreprises en part verte de leurs activitĂ©s. « Ce nouveau dispositif va portefeuille. En fĂ©vrier 2016, deux « labellisateurs » ont permettre de flĂ©cher l’épargne vers les fonds « verts » Ă©tĂ© choisis, EY et Novethic. Les premiĂšres labellisations qui soutiennent la transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique. sont attendues au printemps. Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Financement des entreprises L’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique en tĂȘte dans le baromĂštre, selon la mĂ©thodologie Phenix, jeune plateforme pour la collecte du club Cleantech Afic). et le recyclage des invendus de la grande C’est une nouvelle fois le secteur qui a le distribution, a par exemple signĂ© deux plus attirĂ© les fonds avec 23 opĂ©rations, Si les autres secteurs sont beaucoup levĂ©es de fonds dans l’annĂ©e pour un loin devant les Ă©nergies renouvelables moins prisĂ©s par les fonds, on notera total de 2,4 M€. (13 opĂ©rations) et les transports (12). toutefois la percĂ©e de l’économie circulaire Il englobe un large champ, avec des avec 11 opĂ©rations pour 89 M€ en 2015. sociĂ©tĂ©s positionnĂ©es sur les solutions de management de l’énergie dans les bĂątiments (Intent Technologies), les RĂ©partition des levĂ©es de fonds en 2015 par secteur, en montants investis (M€) constructions en bois (Techniwood), Autres l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans l’industrie Chimie (Enertime) ou encore les LED (Neolux). verte Stockage 5 18 17 EnR En montant, la hiĂ©rarchie s’inverse : grĂące Recyclage Ă  BlaBlaCar, ce sont les transports qui 89 120 rĂ©alisent le meilleur score Ă  210 M€. Air, eau, ers, EY 11 Viennent, ensuite, l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique sol eenUniv (134 M€) et les Ă©nergies renouvelables 134 ech Afic, Gr (120 M€, sachant que les 100 M€ EfficacitĂ© t ean d’Eren RE n’ont pas Ă©tĂ© comptabilisĂ©s Ă©nergĂ©tique 210 e : Club Cl Transports c our 20 Faiblesse des premiers tous S Par maturitĂ©, le capital innovation domine Les investisseurs les plus actifs toujours largement avec 45 des 79 levĂ©es D’autres entreprises ont investi en direct, de fonds, pour un total de 417 M€. Seule Les pure players sont toujours trĂšs actifs comme Michelin qui a misĂ© en 2015 sur ombre au tableau, la faiblesse des premiers Ă  l’instar du leader français et poids une start-up chinoise du covoiturage, tours : 11 en 2015 pour 33 M€. La mise lourd europĂ©en Demeter Partners et Luli Information Technology. en place du Fonds national d’amorçage du spĂ©cialiste de l’amorçage Emertec (FNA) dans le cadre du Programme Gestion. Parmi les acteurs multicorporate, 3 le pionnier Aster Capital (Schneider des investissements d’avenir en 2011, n’a pas eu l’effet escomptĂ© dans les Les fonds corporate continuent leur Electric, Alstom, Solvay, Fonds europĂ©en Ă©cotechnologies. montĂ©e en puissance. Electranova, d’investissement) poursuit ses opĂ©rations dont EDF est le sponsor stratĂ©gique et en France et Ă  l’international et prĂ©pare 2015 a aussi vu quelques belles sorties : qui est gĂ©rĂ© par Idinvest, a signĂ© des un nouveau fonds. DĂ©diĂ© Ă  la mobilitĂ© le dĂ©veloppeur Solairedirect a Ă©tĂ© vendu investissements en France (Techniwood) durable, Ecomobility Ventures (SNCF, au groupe Engie pour un montant d’un et Ă  l’international (FirstFuel aux Etats- Orange, Total, Michelin, Air Liquide) a peu moins 200 M€ ; le spĂ©cialiste de la Unis). Engie New Ventures (ex-GDF Suez Ă©tĂ© plus discret en 2015. location de voitures entre particuliers New Ventures) a multipliĂ© les prises de OuiCar a Ă©tĂ© rachetĂ© par la SNCF, dans participations (lire encadrĂ© ci-aprĂšs). Enfin, Bpifrance joue un rĂŽle extrĂȘmement le cadre d’une opĂ©ration mixte (rachat important via ses diffĂ©rents vĂ©hicules de titres et augmentation de capital) de Également offensifs, Aliad (Air Liquide), (fonds Ecotechnologies, fonds SPI (SociĂ©tĂ©s 28 M€. Et au premier trimestre 2016, le Suez Ventures (ex-Blue Orange), Total de projets industriels) : en 2015, la banque fonds Demeter Partners annonçait la Energy Ventures
 Nouveau venu lancĂ© publique d’investissement a soutenu les cession de la PME allemande Dr Födisch en 2015 par Bouygues immobilier, BIRD dĂ©veloppeurs et exploitants d’énergies (mesure de la pollution de l’air) avec un vise les start-up de l’amĂ©nagement renouvelables Quadran et Eren RE, mais multiple de 2,5. urbain, du logement et de l’immobilier aussi Suncnim, Aledia
 d’entreprise durable. 3 Le FNA n’investit pas directement dans les entreprises mais dans des fonds d’amorçage. Il est aujourd’hui dotĂ© de 600 M€ et cible les entreprises des secteurs technologiques dĂ©finis par la stratĂ©gie nationale pour la recherche et l’innovation, dont les Ă©cotechnologies. Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Financement des entreprises 21 2. MOINS (McPhy Energy, Fermentalg, Innoveox
). DĂ©but 2016, DBT, une PME spĂ©cialisĂ©e D’INTRODUCTIONS EN Quelques sociĂ©tĂ©s ont cependant franchi dans les bornes de recharge pour vĂ©hicules BOURSE le pas comme la sociĂ©tĂ© lyonnaise Ă©lectriques, a suivi et collectĂ© 9,2 M€. spĂ©cialisĂ©e dans le traitement de l’eau D’autres ont annoncĂ© leur intention AmoĂ©ba (33 M€ levĂ©s), Ecolops (18 M€ de se coter en 2016, comme Forsee Dans un contexte de marchĂ©s financiers pour ses carburants marins issus des Power (stockage) et Enertime (efficacitĂ© chahutĂ©s, l’annĂ©e 2015 a Ă©tĂ© moins dĂ©chets pĂ©troliers) ou encore Oceasoft Ă©nergĂ©tique). nettement favorable que 2014 qui avait (8,6 M€ pour ses capteurs connectĂ©s vu plusieurs start-up entrer en Bourse pour l’environnement). Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Les politiques publiques 3. LE CROWDFUNDING Engie New Ventures met les bouchĂ©es CREUSE SON SILLON doubles L’émergence du crowdfunding, qui Pas encore deux ans et dĂ©jĂ  huit investissements ! Le fonds bĂ©nĂ©ficie d’un cadre rĂ©glementaire corporate d’Engie, lancĂ© en mai 2014 avec une dotation de depuis octobre 2014, s’est confirmĂ©e en 100 M€, n’a pas perdu son temps. Il a pris des participations 2015. Il existe diffĂ©rentes formes comme minoritaires dans des start-up françaises (Sigfox, Redbird, Apix les dons, les prĂȘts et l’equity qui permet Analytics), belge (Powerdale), britannique (KiWi Power) et Ă  des particuliers d’entrer au capital de amĂ©ricaines (Tendril, Advanced Microgrid Solutions, StreetLight jeunes sociĂ©tĂ©s, souvent aux cĂŽtĂ©s d’autres Data). « Nous avons engagĂ© un gros quart de notre enveloppe acteurs. Ce mode d’investissement digital initiale », prĂ©cise StĂ©phane QuĂ©rĂ©, directeur innovation du groupe. tend Ă  concurrencer les associations de Ce fonds est l’une des piĂšces maĂźtresses de la stratĂ©gie #Le hub de l’ innovation business angels. d’investissement du groupe pour capter de nouveaux marchĂ©s dans un secteur de l’énergie en pleine transformation. « De maniĂšre Plusieurs jeunes sociĂ©tĂ©s en ont bĂ©nĂ©ficiĂ© transversale, nous regardons beaucoup le renouvelable dĂ©centralisĂ©, en 2015, Ă  l’image de Crosslux (vitrage le stockage, l’internet des objets et le big data appliquĂ© Ă  l’efficacitĂ© solaire), S’Tile (fabrication de cellules Ă©nergĂ©tique, l’effacement ou les villes et la mobilitĂ© », poursuit-il. photovoltaĂŻques) ou NaĂŻo Technologies Le soutien du groupe (robot agricole). Engie New Ventures se positionne toujours en co-investissement, À cĂŽtĂ© des plateformes gĂ©nĂ©ralistes mais n’apporte pas que de l’argent aux jeunes pousses. « Nous les comme Anaxago, SmartAngels ou aidons Ă  se dĂ©velopper commercialement, Ă  accĂ©der Ă  de nouveaux marchĂ©s. Nous pouvons Ă©galement intĂ©grer leurs solutions dans nos 22 Wiseed, des concurrents plus ciblĂ©s se offres. Chaque prise de participation se fait avec une business unit positionnent tels 1001pact ou Sora Equity sponsor qui Ă©paule la sociĂ©tĂ© ». Engie Cofely a par exemple signĂ© sur l’investissement responsable, Inidev un accord avec Sigfox pour intĂ©grer son rĂ©seau bas dĂ©bit pour les sur la ville intelligente
 objets connectĂ©s dans son offre de services pour les entreprises et les collectivitĂ©s. Les locaux gĂ©rĂ©s par le groupe seront ainsi Ă©quipĂ©s de capteurs compatibles avec le rĂ©seau de la start-up. « Au-delĂ  d’une innovation prometteuse, nous sommes trĂšs axĂ©s sur le chiffre d’affaires. Nous aidons la sociĂ©tĂ© dans son dĂ©veloppement commercial, l’objectif Ă©tant du mĂȘme coup d’enrichir la palette d’offres du groupe », prĂ©cise StĂ©phane QuĂ©rĂ©. Alors qu’Engie New Ventures affiche un pipe de quelque 400 start-up dans le monde, le groupe pourrait encore accĂ©lĂ©rer ses investissements. « Nous allons monter un fonds dotĂ© de 1 Ă  2 Mds€, destinĂ© Ă  investir dans les smart grids et les technologies vertes », a annoncĂ© son PDG GĂ©rard Mestrallet, le 9 fĂ©vrier 2016. Panorama des Cleantech 2016 ENGIE Innovation @InnovbyENGIE openinnovation-engie.com

#Le hub de l’ innovation ENGIE Innovation @InnovbyENGIE openinnovation-engie.com

Entretien avec Olivier Duverdier « Les Ă©cosystĂšmes des cleantech et du digital se croisent » Trois questions au cofondateur du Cleantech Open France (*) et d’Ecosys Group. GreenUnivers : Depuis la crĂ©ation du Cleantech Open En moyenne, les start-up passĂ©es par le Cleantech Open France, il y a 6 ans, quelles grandes Ă©volutions voyez-vous France crĂ©ent 8 emplois l’annĂ©e suivante, dĂ©posent dans l’écosystĂšme des start-up cleantech en France ? 3 brevets et dĂ©passent largement le million de chiffre Depuis six ans, nous avons sĂ©lectionnĂ© prĂšs de 500 start- d’affaires gĂ©nĂ©rĂ©. Depuis le dĂ©but du programme en juillet up. Les filiĂšres historiquement les plus reprĂ©sentĂ©es 2010, les start-up sĂ©lectionnĂ©es et accompagnĂ©es ont levĂ© Ă©taient les Ă©nergies renouvelables ; aujourd’hui, nous prĂšs de 500 M€ et une dizaine sont cotĂ©es. avons beaucoup de start-up dans la mobilitĂ©, l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, la chimie verte, encore assez peu dans GreenUnivers : Comment transformer les start-up en 24 l’immobilier durable ou avec des applications BtoC. Ce qui champions capables de conquĂ©rir des marchĂ©s en France est trĂšs frappant, c’est que les start-up se prĂ©sentaient, il et Ă  l’international ? y a quelques annĂ©es, comme des entreprises cherchant La France au sens large, Bpifrance en tĂȘte, les territoires Ă  ĂȘtre complĂ©mentaires des grands groupes. Elles leur et les acteurs privĂ©s ont parfaitement compris l’enjeu et apportaient alors une brique technologique y compris accompagnent les premiers pas de nos start-up. Il reste de rupture. Aujourd’hui, elles se prĂ©sentent comme plusieurs points Ă  rĂ©gler mais qui ne sont pas propres aux des entreprises digitales ou « servicielles » qui vont soit cleantech : stabilitĂ© des rĂšglementations, fiscalitĂ© pour ĂȘtre, pour eux, une plateforme socle de nouvelles offres, encourager les investisseurs privĂ©s des premiers tours, soit carrĂ©ment les « dĂ©sintermĂ©dier ». Les Ă©cosystĂšmes commande publique, dĂ©lais de paiement entre entreprises, des cleantech et du digital se croisent de maniĂšre trĂšs appui Ă  l’internationalisation. AprĂšs c’est la loi du marchĂ© ! puissante ! Si l’équipe est robuste et agile, si son offre rĂ©pond Ă  de vrais enjeux, si le marchĂ© ciblĂ© est large et mondial, si elle GreenUnivers : Est-ce que certains laurĂ©ats des premiĂšres interagit bien avec son Ă©cosystĂšme, le succĂšs viendra. Ă©ditions commencent Ă  atteindre la maturitĂ© ? Nous avons, parmi les premiers laurĂ©ats, des stars comme BlaBlaCar ou Actility qui sont ou vont devenir des * : le Cleantech Open est Ă  la fois un concours et un programme mondial licornes. Également d’autres trĂšs belles success stories : d’identification, d’accompagnement et de promotion des start-up et PME Fermentalg, Innoveox, Ynsect, SP3H, Boostheat, Optimum Ă©co-innovantes. Tracker. Elles ont levĂ© plusieurs dizaines de millions d’euros, créé plusieurs dizaines d’emplois et/ou remportĂ© des contrats industriels significatifs. Panorama des Cleantech 2016

ACCÉLÉRER LA PERFORMANCE DE VOTRE CLEANTECH OPEN FRANCE, fondĂ© et pilotĂ© ENTREPRISE grĂące Ă  un accompagnement par ECOSYS personnalisĂ© et des outils digitaux innovants Participez au plus grand programme d’identiïŹcation, SpĂ©cialiste en innovation avec une double compĂ©- d’accompagnement et de promotion de startups tence dans les Ă©co-technologies et le numĂ©rique, Ă©co-innovantes au monde : 35 pays participants, 7000 ECOSYS a pour objectif d’amĂ©liorer la performance de alumnis et plus de 2 milliards de dollars levĂ©s. votre entreprise quels que soient sa taille, son secteur et En France, plus de 100 startups Ă©co-innovantes ses enjeux. laurĂ©ates de nos partenaires tentent leur chance BĂ©nĂ©ïŹciez de conseils en innovation, en marketing chaque annĂ©e pour bĂ©nĂ©ïŹcier d’un label mondiale- stratĂ©gique et en ïŹnancement ainsi que du dĂ©veloppe- ment reconnu, accĂ©der Ă  un programme d’accompa- ment d’outils numĂ©riques sur mesure, mis en oeuvre gnement sur mesure pour accĂ©lĂ©rer leur croissance et par une Ă©quipe expĂ©rimentĂ©e et entrepreneuriale Ă  accĂ©der Ă  des concours internationaux (Europe et l’écoute du marchĂ©. Silicon Valley). Un Ă©cosystĂšme puissant 1 En partenariat avec Fondateur DEVELOPPEZ VOS ECOSYSTEMES 3 Avec son approche collaborative, innovante et en rĂ©ponse Ă  un besoin permanent d’optimisation MinistĂšres français «faire mieux avec moins», ECOSYS dĂ©veloppe vos parrains Ă©cosystĂšmes et vous connecte aux acteurs de votre rĂ©seau en France et Ă  l’international. 7 Partenaires Financiers français et europĂ©ens + 50 partenaires nationaux et rĂ©gionaux : concours et prix, pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, incubateurs ECOSYS 68 rue du Faubourg Saint-HonorĂ© - 75008 PARIS www.ecosysgroup.com - contact@ecosysgroup.com - 01 53 43 27 66 Cleantech Open France www.ctofrance.com - contact@cleantechopenfrance.com - 01 53 43 62 09

Politiques publiques et financement- Financement des projets PANORAMA 2016 DU FINANCEMENT DES TECHNOLOGIES PROPRES 26 L’annĂ©e 2015 est une annĂ©e record pour les projets d’énergies renouvelables Tableau 1: Investissements dans les Ă©nergies renouve-lables dans le monde depuis 2007 $329 mds Avec prĂšs de 330 Mds$1, les investissements mondiaux dans les Ă©nergies renouvelables n’ont jamais Ă©tĂ© aussi importants, alors mĂȘme que le s s s s s d d d d d cours des Ă©nergies fossiles a fortement s m m m m m baissĂ© courant 2015. Ce paradoxe s d s d m $274 $318 $297 $272 $316 semble dĂ©montrer que les technologies d m m $207 solaires et Ă©oliennes offrent des atouts $206 de fonds : compĂ©titivitĂ© prix, stabilitĂ© $175 des coĂ»ts, rapiditĂ© d’installation, etc. e BNEF, 2016) 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 c our (S 1 Article de Bloomberg New Energy Finance (Clean energy defies fossil fuel price crash to attract record $329bn global investment in 2015, janvier 2016) Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Financement des projets Avec 4% d’augmentation par rapport Ă  2014, les investissements ont largement Tableau 2 : RĂ©partition des investissements par secteur en 2015 (total de $329 Mds) Ă©tĂ© tirĂ©s par l’énergie solaire (+12%) et l’énergie Ă©olienne (+4%). A elles deux, ces technologies couvrent plus de 80% Technologies Autre des investissements. Mais conjuguĂ©e d’efficacitĂ© Ă  la baisse des coĂ»ts des technologies Ă©nergĂ©tique $17 renouvelables, cette augmentation des $41 mds investissements a permis une hausse Eolien mds d’environ 30% des capacitĂ©s installĂ©es $161 pour l’éolien et le solaire PV. Les nouvelles $110 mds capacitĂ©s financĂ©es reprĂ©sentent ainsi mds prĂšs de la moitiĂ© des nouvelles capacitĂ©s totales installĂ©es en 2015, toutes Ă©nergies Solaire confondues. Cette augmentation repose largement sur les marchĂ©s chinois (BNEF, 2016) (111 Mds$, +17%), nord-amĂ©ricain (56 Mds$, +8%) et japonais (44 Mds$, +3 %). d’atouts. En particulier, les modifications ralentissent encore le dĂ©veloppement En France, si l’éolien demeure un du contexte lĂ©gislatif qui accompagnent des projets. La France reste un marchĂ© secteur en expansion, les autres la loi de transition Ă©nergĂ©tique pour la attractif pour les investisseurs, Ă©tant Ăšme technologies marquent le pas croissance verte (orientations stratĂ©giques par exemple en 3 position en Europe de la Programmation pluriannuelle de d’aprĂšs le baromĂštre EY de l’attractivitĂ© 27 l’énergie, refonte du dispositif de soutien des marchĂ©s des Ă©nergies renouvelables3 A l’exception du Royaume-Uni, les . pays europĂ©ens ont diminuĂ© leurs aux Ă©nergies renouvelables et simplification investissements en 2015 (-18 % au global). du rĂ©gime ICPE notamment) devraient La France a observĂ© un ralentissement faire sauter les principaux verrous qui particuliĂšrement significatif puisque les investissements y ont baissĂ© de 53 % pour atteindre 3 Mds$. L’Allemagne a Les plus gros projets financĂ©s en 2015 Ă©galement rĂ©duit ses investissements mais cet inflĂ©chissement est moindre En France, c’est la mise en 2,5 Mds$) Ă  100 km des cĂŽtes al- (-42 %) et surtout les investissements y service du parc PV de Cestas lemandes et, en Chine, Longyuan demeurent bien supĂ©rieurs Ă  la France en Gironde (300 MW, 360 M€) Haian Jiangjiasha et Datang & (11 Mds$). La France devra pourtant qui marque l’annĂ©e 2015. CĂŽtĂ© Jiangsu Binhai (300 MW, 850 M$ poursuivre ses investissements si elle Ă©olien, si le secteur s’est fortement chacun). entend atteindre ses objectifs en matiĂšre dĂ©veloppĂ© pendant l’annĂ©e, les CĂŽtĂ© Ă©olien onshore, le de dĂ©ploiement des EnR. En l’état, le pays projets n’ont pas Ă©tĂ© d’une taille financement le plus important particuliĂšrement remarquable. concerne le portefeuille de projets se positionne parmi les pays europĂ©ens les Dans le reste du monde, au Mexique portĂ© par NAFIN plus Ă©loignĂ©s de leurs objectifs. Le secteur les projets Ă©oliens offshore (1,6 GW, 2,2 Mds$). Ă©olien a dĂ©montrĂ© un bon dynamisme en reprĂ©sentent les plus gros projets 2015 avec environ 1,2 GW de nouvelles financĂ©s en 2015. Les projets En ce qui concerne le solaire, capacitĂ©s installĂ©es. Cette croissance de les plus emblĂ©matiques incluent la centrale PV de Silver State 7 % est la plus forte depuis 2010. Mais Race Bank (580 MW, 2,9 Mds$), South (294 MW, 744 M$) aux la situation des autres secteurs Ă©volue Galloper (336 MW, 2,3 Mds$) et Etats-Unis et le complexe CSP peu. Les acteurs de la filiĂšre du solaire plus rĂ©cemment Hornsea (1,2 GW, NOOR (350 MW, 1,8 Md$) au PV ont mĂȘme connu une annĂ©e difficile 3,5 Mds$) sur la cĂŽte est du Maroc auront marquĂ© l’annĂ©e Royaume-Uni, Veja Mate (402 MW, 2015. malgrĂ© un niveau de compĂ©titivitĂ© accru2 . Pour autant, la France ne manque pas 2 Etude Observ’ER (BaromĂštre 2015 des EnR en France, 2016) 3 BaromĂštre annuel publiĂ© par EY (Renewable Energy Country Attractiveness Index, fĂ©vrier 2016) Panorama des Cleantech 2016

SpĂ©cialiSte du capital inveStiSSement danS leS cleantech, l’environnement et la tranSition Ă©nergĂ©tique Demeter Partners est un acteur majeur du capital investissement spĂ©cialisĂ© dans le financement des Ă©co-industries et des Ă©co-Ă©nergies en Europe. Les fonds gĂ©rĂ©s par Demeter Partners peuvent accompagner les entreprises Ă  tous les stades de dĂ©veloppement : crĂ©ation, croissance, transmission, infrastructures, avec des montants unitaires de 0.5 Ă  15 M€. Demeter Partners gĂšre des fonds de capital Demeter Partners intervient depuis 2005 au- investissement dĂ©diĂ©s aux entreprises et aux prĂšs des entreprises situĂ©es principalement en infrastructures des secteurs : France, en Allemagne et en Espagne. - des Ă©co-industries (eau, dĂ©chets, air, sols) Demeter Partners investit dans tous types de - des Ă©co-energies (Ă©nergies renouvelables, sociĂ©tĂ©s : start-up innovantes, PME, ETI, sociĂ©tĂ©s efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, transport propre, de projets. bĂątiment vert...). Demeter Partners gĂšre 4 FPCI : Dans ces secteurs, elle accompagne les en- - Demeter 1 (105 M€) treprises prĂ©sentant des perspectives de crois- - Demeter 2 (203 M€) sance, un bon positionnement dans la chaĂźne - Demeter 3 Amorçage (45 M€) - Demeter 4 Infra (100 M€) de valeur et une Ă©quipe de management solide. Le portefeuille compte prĂšs de 50 sociĂ©tĂ©s. Financing a sustainable future PARIS MADRID 7/9 rue La BoĂ©tie JosĂ© Abascal, 52, 2° Izda 75008 Paris 28002 Madrid T +33 (0)1 43 12 53 33 T +34 915 369 704 F +33 (0)1 43 12 53 30 F +34 915 619 506 contact@demeter-partners.com contacto@demeter-partners.com www.demeter-partners.com Les Fonds Demeter 2 et Demeter 3 Amorçage sont soutenus par L’Union EuropĂ©enne Ă  travers « le programme-cadre pour la compĂ©titivitĂ© et l’innovation » (CIP). Demeter 201 Maquette Guide Panorama A4.indd 1 18/03/2016 13:17:44

Politiques publiques et financement- Financement des projets La COP21 comme un catalyseur du financement de la transition Tableau 3 : OpportunitĂ©s d’investissement dans les Ă©nergies renouvelables dans l’hypothĂšse que le rĂ©chauffement climatique est limitĂ© Ă  2°C SpĂ©cialiSte du capital inveStiSSement danS leS cleantech, Ă©nergĂ©tique l’environnement et la tranSition Ă©nergĂ©tique 2 810 Mds$ 2 911 Mds$ Dans la perspective de la 21Ăšme ConfĂ©rence des Parties (COP21) Ă  la 2 259 Mds$ s$ 2 425 Mds$ s$ Md Convention-cadre des Nations unies 1 s$ 1 728 Mds$ Md 3 4 9 1 8 8 8 Md sur les changements climatiques, les 1 1 6 Demeter Partners est un acteur majeur du capital investissement spĂ©cialisĂ© dans le financement des 1 210 Mds$3s$ 1 0 annonces de financement en faveur s$ 1 1 Md s$ 0 s$ s$ Ă©co-industries et des Ă©co-Ă©nergies en Europe.d’une Ă©conomie bas-carbone se sont 1 s$ 8 Md Md 6 Md 4 Md 4 4 Md 2 6 0 multipliĂ©es . 1 6 9 s$ 4 s$ s$ 1 4 1 8 4 9 1 6 3 9 Md 1 6 Md 7 Md Les fonds gĂ©rĂ©s par Demeter Partners peuvent accompagner les entreprises Ă  tous les stades de L’accord pour contenir la hausse des 2000-142015-202021-252026-302031-352036-40 tempĂ©ratures en-deçà de 2°C pourrait dĂ©veloppement : crĂ©ation, croissance, transmission, infrastructures, avec des montants unitaires de confirmer cette tendance. Selon une Ă©tude SolaireEolienAutre (hors grand hydraulique) 0.5 Ă  15 M€. prospective publiĂ©e par BNEF en 2016, (BNEF, 2016) maintenir le rĂ©chauffement climatique Ă  2°C reprĂ©senterait une opportunitĂ© ensemble pour favoriser la prise en d’investissements de $12,1 trillions dans La prise en compte croissante compte du changement climatique dans les 25 prochaines annĂ©es Ă  l’échelle des enjeux climatiques par les les stratĂ©gies d’investissement. Plusieurs Demeter Partners intervient depuis 2005 au-mondiale. investisseurs institutionnels se sont mĂȘme engagĂ©s Ă  mesurer leur Demeter Partners gĂšre des fonds de capital exposition carbone (Ă  travers le Montreal investissement dĂ©diĂ©s aux entreprises et aux prĂšs des entreprises situĂ©es principalement en infrastructures des secteurs :France, en Allemagne et en Espagne.Dans le cadre de la COP21, une trentaine Si le rĂŽle du secteur public est majeur Pledge), voir Ă  rĂ©duire cette exposition 29 de pays, dont la France, se sont engagĂ©s dans le financement des technologies (Portfolio Decarbonization Coalition). - des Ă©co-industries (eau, dĂ©chets, air, sols)Demeter Partners investit dans tous types de Ă  rehausser leurs efforts financiers pour propres, on observe une mobilisation - des Ă©co-energies (Ă©nergies renouvelables, sociĂ©tĂ©s : start-up innovantes, PME, ETI, sociĂ©tĂ©s lutter contre le changement climatique, accrue des grands investisseurs privĂ©s, au Le financement croissant des efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, transport propre, de projets.principalement au bĂ©nĂ©fice des pays en premier rang desquels les investisseurs projets de technologies propres bĂątiment vert...).Demeter Partners gĂšre 4 FPCI :dĂ©veloppement qui sont les plus exposĂ©s institutionnels (ex : fonds de pension, - Demeter 1 (105 M€)aux consĂ©quences du rĂ©chauffement 5 Dans ces secteurs, elle accompagne les en- - Demeter 2 (203 M€) assurances, etc.). Selon une Ă©tude rĂ©cente , Les banques ont longtemps laissĂ© de treprises prĂ©sentant des perspectives de crois- - Demeter 3 Amorçage (45 M€)climatique.61% des investisseurs institutionnels cĂŽtĂ© les Ă©nergies propres. Dans un europĂ©ens entendent accroĂźtre leur rapport publiĂ© juste avant la COP216 sance, un bon positionnement dans la chaĂźne - Demeter 4 Infra (100 M€) , de valeur et une Ă©quipe de management solide.Le portefeuille compte prĂšs de 50 sociĂ©tĂ©s.Mais les annonces les plus significatifs exposition aux Ă©nergies renouvelables et trois ONG ont calculĂ© qu’entre 2009 et vien-nent des banques de dĂ©veloppement 30 % prĂ©voient de maintenir cette tendance 2014, pour 1€ investi dans les Ă©nergies et des fonds multilatĂ©raux : plusieurs dans les trois prochaines annĂ©es. Cette renouvelables, les 25 plus grandes dizaines de milliards d’euros devraient stratĂ©gie rĂ©pond Ă  la fois Ă  des besoins banques internationales ont accordĂ© ĂȘtre dĂ©bloquĂ©s tous les ans d’ici 2020. de diversification, de stabilitĂ© des flux 9,5€ aux Ă©nergies fossiles. Pour les En Europe, la Banque EuropĂ©enne de trĂ©sorerie et de rendement. 5 principales banques françaises, ce d’Investissement (BEI) s’est par exemple ratio est de 1 pour 7. engagĂ©e Ă  investir 100 milliards d’euros Au sein du Institutional Investors Group Financing a sustainable futuresur les cinq prochaines annĂ©es, dans le on Climate Change (IIGCC) environ Pour autant, les banques semblent prĂȘtes cadre de sa stratĂ©gie climat. 120 investisseurs institutionnels, parmi Ă  s’amĂ©liorer. En France par exemple, les lesquels une dizaine de français, travaillent 4 plus grandes banques (BNP Paribas, PARISMADRID 7/9 rue La BoĂ©tieJosĂ© Abascal, 52, 2° Izda4 Voir pour plus de dĂ©tails la compilation rĂ©alisĂ©e par le secrĂ©tariat de la convention cadre : climatefundingsnapshot.com 75008 Paris28002 Madrid5 Etude commandĂ©e par Aquila Capital et menĂ©e auprĂšs de 100 investisseurs institutionnels europĂ©ens en octobre 2015 T +33 (0)1 43 12 53 33T +34 915 369 7046 Etude menĂ©e par Fair Finance France, Oxfam France et les Amis de la Terre (Banques françaises : quand le vert vire au noir, novembre 2015) F +33 (0)1 43 12 53 30F +34 915 619 506 contact@demeter-partners.comcontacto@demeter-partners.com www.demeter-partners.com Les Fonds Demeter 2 et Demeter 3 Amorçage sont soutenus par L’Union EuropĂ©enne Ă  travers « le programme-cadre pour la compĂ©titivitĂ© et l’innovation » (CIP). Panorama des Cleantech 2016 Demeter 201 Maquette Guide Panorama A4.indd 118/03/2016 13:17:44

Politiques publiques et financement- Financement des projets 30 SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, CrĂ©dit Agricole et BPCE) a vu s’établir un nouveau record : $41 SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale (500 M€), Unibail se sont engagĂ©es Ă  rĂ©duire leur exposition milliards selon Bloom-berg. Les banques Rodamco (500 M€), Paprec (480 M€), la au charbon. BNP Paribas envisage de publiques sont de loin les premiers ville de Paris (€300 M€) et CrĂ©dit Agricole doubler ses investis-sements dans les moteurs de ce dĂ©veloppement mais le CIB (61 M€ rĂ©partis en 5 Ă©missions Ă©nergies renouvelables d’ici 2020 et de secteur privĂ© n’est pas en reste, banques internationales). leur consacrer ainsi €15 milliards d’euros. comme industriels : NWB Bank (1 Mds€), SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale entend Ă©galement ING (500 M€ et 800 M$), Bank of America HSBC prĂ©dit entre $55 et $80 milliards doubler ses investissements et vient (600 M€), Morgan Stanley (500 M€), Toyota de nouvelles Ă©missions pour 2016, ce qui d’émettre une obligation verte de €500 (1,25 Mds€), Vestas (500 M€), Goldwind pourrait porter le marchĂ© total Ă  $158 millions pour financer une trentaine de (300 M€), SolarCity (200 M$). milliards. Apple vient ainsi d’émettre projets d’énergie renouvelable. une obligation verte de $1,5 milliards. En France, l’annĂ©e 2015 a Ă©tĂ© marquĂ©e AprĂšs une premiĂšre Ă©mission chinoise Les obligations vertes confirment par plusieurs Ă©missions. Celle d’EDF (1,25 en 2015, le gouvernement a tout juste leur ten-dance et se dĂ©veloppent Ă  Md$) est de loin la plus importante. Il s’agit autorisĂ© deux nouvelles Ă©missions pour grande vitesse de la seconde Ă©mission de l’énergĂ©ticien un montant total de $15,2 milliards. en 2 ans et la plus importante libellĂ©e Les obligations vertes qui servent Ă  en dollars Ă©mise par une entreprise financer des projets d’infrastructure et industrielle. Elle vise Ă  poursuivre les d’équipement en faveur de l’environnement investissements de dĂ©veloppement du (Green bonds, en anglais) sont en pleine groupe dans les Ă©nergies renouvelables. expansion depuis plusieurs annĂ©es et 2015 Les autres Ă©missions françaises in-cluent Panorama des Cleantech 2016

Politiques publiques et financement- Financement des projets Des 31 En Ă©cho Ă  la loi de transition Ă©nergĂ©tique Les belles perspectives de qui invite les producteurs d’énergie perspectives prometteuses pour l’investissement participatif renouvelable Ă  impliquer les citoyens, le financement des Ă©nergies (crowdfunding en anglais) le financement participatif pourrait bien vertes changer d’échelle : aprĂšs Lumo ou Enerfip, Selon l’association Financement participatif les grandes entreprises elles aussi lancent Les technologies propres semblent trouver France, les projets liĂ©s Ă  l’environnement leurs plateformes (Lendosphere pour une place pertinente dans la stratĂ©gie et Ă  l’énergie reprĂ©sentent Ă  peine 4% des EDF Energies Nouvelles et GreenChannel des investisseurs, qu’ils soient financiers, sommes rĂ©coltĂ©es par l’ensemble des pour Engie). Au niveau europĂ©en, la industriels ou simples Ă©pargnants. Il ne plates-formes du secteur. Pour autant, plate-forme CITIZENERGY a Ă©tĂ© lancĂ©e fait plus de doute aujourd’hui qu’investir les Ă©pargnants s’y intĂ©ressent de plus en en mai 2015 et ambitionne de collecter dans les Ă©nergies renouvelables rĂ©ponde plus : la plateforme Lendosphere par €14,6 millions d’investissement participatif Ă  la fois d’une logique financiĂšre et exemple a financĂ© une vingtaine de d’ici 2017, en mobilisant 6 000 citoyens d’une logique citoyenne. La maturitĂ© des projets Ă©oliens et solaires en 2015 issus de dix pays de l’Union EuropĂ©enne. grandes technologies renouvelables et pour €2,5 millions et planifie une l’innovation financiĂšre qui l’accompagne cinquantaine de projets pour €10 millions promettent de nouveaux records dans en 2016 . les annĂ©es Ă  venir. Panorama des Cleantech 2016

32 Panorama des Cleantech 2016

DEUXIÈME PARTIE Focus sur 33 8 grands secteurs Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Eolien terrestre LE REDÉMARRAGE DE L’ÉOLIEN TERRESTRE SE CONFIRME L’annĂ©e 2015 a entĂ©rinĂ© le rebond observĂ© en 2014. PrĂšs de 1 000 MW Ă©oliens ont Ă©tĂ© raccordĂ©s, et de nombreux projets, libĂ©rĂ©s de recours juridiques, devraient bientĂŽt voir le jour. La filiĂšre gagne en maturitĂ© et crĂ©e des emplois (+15ïżœ en un an). 34 Chiffres clĂ©s de Le parc Ă©olien raccordĂ© en France s’élĂšve, de la localisation des projets en cours l’éolien en France au 1er de dĂ©veloppement. La file d’attente de en 20152 janvier 2016, Ă  10 312 MW. L’annĂ©e 2015 confirme le rebond engagĂ© en 2014 raccordement des installations Ă©oliennes Ă  CapacitĂ© installĂ©e : avec prĂšs d’1 GW installĂ© sur l’annĂ©e1 en France continentale est de 10 748 MW . 10 312 MW, L’éolien hexagonal est portĂ© par trois au 31 dĂ©cembre 2015, contre 9 877 MW grandes rĂ©gions : Alsace Champagne- un an auparavant. MalgrĂ© tout, le rythme Ă  Production : 21,1 TWh, Ardenne Lorraine, Hauts-de-France annuel de raccordement ne permettra soit + 23,3 % par rapport Ă  (ex-Nord-Pas-de-Calais Picardie) et pas d’atteindre l’objectif de 19 GW l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, Languedoc-Roussillon Midi-PyrĂ©nĂ©es. installĂ©s que s’était fixĂ© le pays pour Ă  Facteur de charge moyen Une dynamique qui s’affirme au regard 2020. En termes de technologie, 80 % mensuel : 24,3 %, Ă  Taux moyen de couverture de la consommation : 4,5%, 1 Panorama des Ă©nergies renouvelables en 2015, SER. Ă  Emplois : 12 520 emplois 2 Panorama des Ă©nergies renouvelables en 2015, SER. recensĂ©s (+15 %) dans 3 Performances de l’éolien en 2015 et perspectives d’avenir, FEE. 3 750 sociĂ©tĂ©s actives . Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Eolien terrestre des Ă©oliennes intĂšgrent des gĂ©nĂ©rateurs les exploitants auront la possibilitĂ© La loi sur la transition Ă©nergĂ©tique (LTE), asynchrones avec multiplicateur, pour d’opter pour l’un ou l’autre systĂšme de votĂ©e en 2015, prĂ©voit d’élever Ă  40 % la une puissance moyenne comprise entre rĂ©munĂ©ration. part des Ă©nergies renouvelables dans la 2 et 3 MW. production d’électricitĂ© d’ici Ă  2030, mais Par ailleurs, l’autorisation unique, elle ne fixe pas d’objectifs sectoriels. Ce expĂ©rimentĂ©e sur l’ensemble du territoire sera fait dans le cadre de la Programmation er national depuis le 1 novembre 2015, pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2016- Une Ă©volution en cours devrait ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Il ne s’agit 2023, dont la publication est attendue pas d’une autorisation unique dans pour avril 2016. Un prĂ©-projet de PPE, Concernant la chaĂźne de valeur, on les faits, car le porteur de projet est soumis Ă  la consultation Ă  l’automne constate un glissement des emplois des soumis au Code de l’énergie, mais 2015, prĂ©voyait diffĂ©rents scĂ©narios, et acteurs de « l’étude et dĂ©veloppement », aussi au Code de l’urbanisme et au des options allant de 21 800 Ă  27 000 gagnant en maturitĂ©, vers les activitĂ©s Code de l’environnement. À ce titre, il MW d’éolien terrestre en 2023. plus industrielles : « Fabrication doit obtenir plusieurs autorisations : de Composants » et « IngĂ©nierie et celles de construction, de raccordement, La LTE favorise le financement participatif Construction ». Les grandes Ă©volutions d’exploitation au titre du rĂ©gime des des projets renouvelables dont les parcs d’effectifs sur ces maillons industriels installations classĂ©es pour la protection de Ă©oliens terrestres via, notamment, les s’expliquent par une nette augmentation l’environnement (ICPE) et Ă©ventuellement collectivitĂ©s locales, dans l’espoir de de la construction et du raccordement de de dĂ©forestation. Pour autant, ce guichet rĂ©duire les contraintes financiĂšres et nouveaux parcs Ă©oliens terrestres, ainsi unique recueille l’approbation de la d’acceptabilitĂ© qui bloquent certains que par les premiers investissements et filiĂšre. L’association professionnelle projets. recrutements dans la filiĂšre offshore. France Énergie Éolienne souhaite aller plus loin et Ă©laborer conjointement Nouvelles contraintes ? 35 À noter Ă©galement la montĂ©e en puissance, avec les pouvoirs publics une vĂ©ritable ces prochaines annĂ©es, des activitĂ©s certification dans le domaine Ă©olien. La limitation des projets, en raison des de « repowering », de « retrofit » et de Cela pourrait passer par l’instauration contraintes des zones d’entraĂźnement recyclage d’installations vieillissantes. de normes visant Ă  certifier la sĂ©curitĂ© de l’armĂ©e et des radars militaires, Un marchĂ© porteur et relativement et la fiabilitĂ© des diffĂ©rents composants est un grand sujet d’inquiĂ©tude pour le accessible Ă  de potentiels nouveaux des aĂ©rogĂ©nĂ©rateurs installĂ©s en France. secteur. Un dĂ©cret, en cours de rĂ©daction, entrants. pourrait accorder de facto un droit de 1. UNE RÉGLEMENTATION PLUS FAVORABLE AprĂšs plusieurs annĂ©es d’incertitudes liĂ©es Ă  la contestation du tarif d’achat de l’énergie Ă©olienne par des associations d’opposants, le secteur peut dĂ©sormais s’appuyer sur un mĂ©canisme de soutien juridiquement solide pendant dix ans, soit jusqu’en 2024. Le tarif d’achat s’élĂšve Ă  82 €/MWh. Il devrait ĂȘtre remplacĂ© Ă  partir de 2019 par un complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration calculĂ© par rapport aux cours du marchĂ© de gros Ă©lectrique. D’ici lĂ , une pĂ©riode de transition devrait ĂȘtre mise en place, durant laquelle Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Eolien terrestre 36 veto au ministĂšre de la DĂ©fense. Selon dĂ©veloppeurs, financeurs), fabrication 2.1 Fabrication de turbines : France Energie Eolienne, prĂšs de 6 des composants (piĂšces de fonderie, surtout des sous-traitants 000 MW de projets Ă©oliens, et 40 % du mĂ©caniques, pales, nacelles, mĂąts, territoire national, sont bloquĂ©s par de Ă©quipements Ă©lectriques), ingĂ©nierie et Le marchĂ© français est dominĂ© par les telles contraintes, obligeant les centres construction (assemblage, logistique, turbiniers Ă©trangers. Le danois Vestas de R&D et les industriels Ă  travailler gĂ©nie civil, gĂ©nie Ă©lectrique), exploitation (8,4 Mds€ de CA en 2015 dans le monde) sur le sujet. Certaines technologies de et maintenance. arrive en tĂȘte des constructeurs, suivi pales dites : « furtives » Ă©mergent au par les allemands Enercon (6,1 Mds€ sein d’Astrium, de l’Onera ou encore d’Enercon, en coopĂ©ration avec Cassidian (filiale d’EADS). Vestas a pris un coup Puissance Ă©olienne raccordĂ©e en France en 2015 d’avance en mettant en service une de ces technologies sur un parc d’EDF EN dans Gamesa les PyrĂ©nĂ©es-Orientales. Si l’écho n’est Siemens pas totalement annulĂ©, il est notablement GE Wind 2% rĂ©duit. 5% Vestas 7% 30% 2. LES PRINCIPAUX Senvion ACTEURS 15% Ils se rĂ©partissent sur quatre grands maillons de la chaĂźne de valeur : Ă©tudes 19% 22% et dĂ©veloppement (bureaux d’études, Nordex Enercon e : FEE c our S Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Eolien terrestre FrancEole est le seul fabricant français de mĂąts d’acier. Filiale Ă  100 % de Pelican Venture, holding financiĂšre du groupe GorgĂ©, l’entreprise dĂ©tient deux sites de production en Bourgogne et fournit les plus grands : Vestas, Siemens, Senvion, Nordex et Enercon. Poma (283 M€ de CA en 2013) est un nouveau venu. SpĂ©cialisĂ© dans les remontĂ©es mĂ©caniques, il va construire sa premiĂšre usine d’assemblage de nacelles d’éoliennes et espĂšre devenir le fabricant français multi-MW de rĂ©fĂ©rence. Le chantier, qui doit dĂ©buter en avril 2016, devrait ĂȘtre finalisĂ© en 2017 pour un investissement de 15 M€. Le site produira entre 10 et 20 nacelles par an, conçues par sa sociĂ©tĂ© soeur, Leitwind (300 Ă©oliennes, 400 MW installĂ©s). Poma souhaite agrĂ©ger autour de lui, Ă  travers des partenariats, diffĂ©rents acteurs français comme, par exemple, FrancEole 37 pour les mĂąts ou Ferry-Capitain pour les piĂšces de fonderie. L’entreprise a, par de CA en 2014 et une usine de mĂąts en la fourniture de 43 Ă©oliennes destinĂ©es ailleurs, rachetĂ© en 2015 le parc Ă©olien bĂ©ton en France d’une capacitĂ© annuelle Ă  deux parcs Ă©oliens en Franche-ComtĂ© de Pellafol (2,7 MW) afin d’y rĂ©aliser des de 100 unitĂ©s), et Senvion (2,14 Mds€ de cumulant 120 MW. Il s’agit du plus formations de techniciens. CA en 2015). Nordex a fait une percĂ©e important contrat Ă©olien signĂ© par GE en 2015 en atteignant 19 % de part de en France. 2.2 De nombreux marchĂ©, contre 4 % en 2014. Son modĂšle dĂ©veloppeurs-exploitants N100 s’est imposĂ© comme le plus installĂ© Le pionnier de la fabrication d’éoliennes en France l’annĂ©e derniĂšre. en France, Vergnet, au bord de la faillite Engie est le premier exploitant Ă©olien en 2012, va mieux. Son changement de de France, avec 1 533 MW rĂ©partis Le tissu industriel français est surtout stratĂ©gie et sa restructuration ont permis sur 143 parcs gĂ©rĂ©s par ses filiales et composĂ© de PME sous-traitantes plus de redresser la barre (lire encadrĂ©) participations (GDF Suez Futures Énergies, ou moins spĂ©cialisĂ©es, issues d’univers La Compagnie du Vent, la Compagnie trĂšs divers. PlacĂ© en redressement judiciaire fin 2012, nationale du RhĂŽne et MaĂŻa Eolis qu’il Alizeo, fabricant d’éoliennes rabattables dĂ©tient Ă  100 % depuis mars 2016). Le Les industriels français font pĂąle figure, pour les zones cycloniques, ressuscite groupe prĂ©voit la mise en service de et sa tĂȘte de file Alstom a Ă©tĂ© absorbĂ©e partiellement. Net-Wind, spĂ©cialisĂ©e 640 MW d’ici Ă  2018. par General Electric (GE) en 2015. Le dans la maintenance (1,6 M€ de CA nouvel ensemble pĂšse 6,3 Mds€ de CA en 2014), a rachetĂ© 6 brevets et une EDF EN (1,14 Md€ de CA en 2015) opĂ©rait dans l’éolien et annonce plus de 30 000 partie de ses actifs. FondĂ©e en 2011, 75 parcs Ă©oliens en France au 1er janvier machines installĂ©es dans le monde. GE a la PME emploie environ 50 personnes, 2016, cumulant 1 040 MW de capacitĂ© dĂ©cidĂ© de crĂ©er un nouveau pĂŽle industriel rĂ©parties au sein de quatre agences installĂ©e. Le groupe prĂ©voit la mise en dĂ©diĂ© aux Ă©nergies renouvelables, basĂ© rĂ©gionales. Une dizaine sont affectĂ©es service de l’Ensemble Eolien Catalan en France et pilotĂ© par JĂ©rĂŽme PĂ©cresse, au dĂ©partement « ingĂ©nierie », issu de la (96 MW), dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales, prĂ©sident d’Alstom Renewable Power. Fin reprise, en 2014, de l’activitĂ© « Ă©oliennes Ă  l’étĂ© 2016. 2015, GE Renewable Energy a annoncĂ© terrestres » d’Areva. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Eolien terrestre Le canadien Boralex (324 M$ de CA en Ostwind a raccordĂ© 120 machines en Futuren (59,2 M€ en 2015, dont 23,3 M€ 2015) est devenu le troisiĂšme exploitant France, pour une puissance totale de en France), anciennement connu sous en France, avec plus de 500 MW installĂ©s 255 MW au 1er janvier 2016. Plusieurs le nom de Theolia, a fait peau neuve au 1er chantiers devraient dĂ©buter en ArdĂšche, aprĂšs des temps difficiles (lire encadrĂ©). janvier 2016 (lire encadrĂ©). en Picardie et dans le Pas-de-Calais. Plus RES (180 M€ de CA en 2015) exploite de 400 MW seraient en dĂ©veloppement, FondĂ© en 2001, le nordiste Innovent 23 parcs Ă©oliens pour une capacitĂ© dont une centaine devrait ĂȘtre dĂ©posĂ©e affiche 287 MW installĂ©s en France (dont installĂ©e de 449 MW. Quelque 54 MW courant 2016. 119 MW dĂ©tenus en propre) et 110 MW en cours de construction entreront en en construction. Mais il veut aujourd’hui service en 2016, dont 42 MW au 1er Voltalia (58,5 M€ de CA en 2015) exploite surtout se dĂ©velopper en Afrique. semestre. Ces projets reprĂ©sentent un 4 parcs Ă©oliens en France, cumulant investissement d’environ 200 M€. Le 42,2 MW. Signalons aussi deux sociĂ©tĂ©s d’origine groupe annonce pas moins de 2 000 Ă©trangĂšre : Velocita Energy, dĂ©tenue par MW en cours de dĂ©veloppement, au La sociĂ©tĂ© est surtout trĂšs active au le fonds amĂ©ricain Riverstone, a mis en rythme de 5 Ă  10 nouveaux projets par BrĂ©sil oĂč se trouve l’ensemble des 231 service un premier parc de 14 MW en an. Il mise Ă©galement beaucoup sur MW Ă©oliens qu’elle a installĂ©s en 2015. 2015 et compte investir plus de 250 M€ les services Ă©nergĂ©tiques aux grands Elle a annoncĂ© un rééquilibrage de ses d’ici Ă  mi-2018 dans l’Hexagone et W.E.B consommateurs. activitĂ©s en faveur de l’Hexagone, Ă  l’image Windenergie, filiale d’un groupe autrichien, du rachat, en juillet 2015, d’un portefeuille ambitionne de raccorder 100 MW d’ici Ă  EDPR France, la filiale française du gĂ©ant de projets Ă©oliens – en dĂ©veloppement 2020 en France. portugais des Ă©nergies renouvelables, ou en phase d’étude – Ă  MaĂŻa Eolis, EDP Renovais (1,2 Md€ en 2014), annonce reprĂ©sentant une capacitĂ© potentielle de 2.3 Des start-up innovantes 38 364 MW installĂ©s dans l’Hexagone et 379 MW. La France pĂšse dĂ©sormais 22 24 MW en construction. En 2014, elle % des projets en dĂ©veloppement (deux Bien que la filiĂšre Ă©olienne terrestre a cĂ©dĂ© 49 % de son capital Ă  la banque fois plus que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente). Elle entre dans une phase de maturitĂ©, des d’investissement Ă©gyptienne EFG Hermes. a pour objectif d’atteindre une capacitĂ© start-up proposent des solutions pour installĂ©e de 1 000 MW dans le monde des marchĂ©s de niches. en 2022. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Eolien terrestre FondĂ©e en 2011, Cornis propose un service NewWind propose une micro-Ă©olienne Filiale de BouyAusare, PME familiale d’inspection des pales par acquisition en forme d’arbre. Elle a reçu le soutien vendĂ©enne dĂ©diĂ©e Ă  la mĂ©canique de et traitement de donnĂ©es, issues de mĂ©diatique d’Arnaud Montebourg, qui prĂ©cision, l’entreprise recherche un scans photographiques, par ordinateur. a investi 56 K€ et est devenu prĂ©sident nouvel actionnaire majoritaire afin de La sociĂ©tĂ© parisienne annonce plus du conseil de surveillance. NewWind s’industrialiser Ă  grande Ă©chelle. de 1 000 Ă©oliennes inspectĂ©es dans le s’est associĂ©e Ă  Eiffage pour produire monde et rĂ©alise plus de 75% de son le tronc et les branches en acier, et Ă  Eolie dĂ©veloppe un concept d’éolienne chiffre d’affaires Ă  l’export. Derichebourg pour l’électrification, la pose domestique 100 % française Ă  installer et la maintenance. La sociĂ©tĂ© annonce soi-mĂȘme. La start-up indique avoir vendu LeosphĂšre est spĂ©cialisĂ©e dans la mesure dĂ©jĂ  1 000 commandes (Ă  30 K€ l’unitĂ©) entre 50 et 100 turbines (d’une capacitĂ© des profils de vent grĂące Ă  une technologie et une prochaine quatriĂšme augmentation de 500 W) en 2015. Le changement de de Lidar (« light detection and ranging », de capital de 3 M€. cadre rĂ©glementaire - les turbines ne ou dĂ©tection par la lumiĂšre). Fin 2014, sont plus Ă©ligibles au crĂ©dit d’impĂŽt pour l’entreprise, fondĂ©e en 2004, a bĂ©nĂ©ficiĂ© Eolys (520 K€ de CA en 2014) conçoit des la transition Ă©nergĂ©tique (Cite) – la pousse d’un investissement de 10 M€ de la part Ă©oliennes de proximitĂ©. Elle a vendu une Ă  se concentrer sur les pays frontaliers. du fonds Electranova. soixantaine de modĂšles entre 6 Ă  55 kW. Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre Futuren, le phĂ©nix en France lui apporte un Ebitda supplĂ©mentaire de 25 CANM$ (17 M€). En 2014, Boralex absorbait la filiale 39 PrĂ©curseur du dĂ©veloppement Ă©olien en France en 1999, l’ex-Theolia s’est recentrĂ©e sur son corps de française d’Enel Green Power et ses 200 MW Ă©oliens mĂ©tier et a dĂ©sinvesti massivement dans ses activitĂ©s pour 280 M€, puis le 28 dĂ©cembre 2015, elle acquĂ©rait annexes non Ă©oliennes La sociĂ©tĂ©, qui a enregistrĂ© un un portefeuille de projets Ă©oliens de prĂšs de 350 MW chiffre d’affaires de 59,2 M€ pour 2015, a dĂ©gagĂ© pour dans le nord de la France pour 31 M€. Elle vise un la premiĂšre fois de son histoire un rĂ©sultat net positif, double objectif : opĂ©rer un parc installĂ© de 1 100 MW Ă  3,4 M€ avec un endettement fortement rĂ©duit. Un en 2017, essentiellement en France et en Ontario, et assainissement des comptes qui s’est aussi traduit par de 1 650 MW en 2020. Au total, Boralex compte entre une baisse des effectifs de 167 Ă  120 salariĂ©s. Futuren 750 MW et 800 MW en projet. exploite pour compte propre (321 MW) et pour compte Vergnet s’engage avec le chinois Sinovel de tiers (560 MW) des parcs en Allemagne, en Italie, au Maroc et en France. Ce sont sur ces deux derniers Le pionnier tricolore de la fabrication d’éoliennes 4 marchĂ©s que la sociĂ©tĂ© compte dĂ©sormais concentrer a annoncĂ© des rĂ©sultats positifs en 2014 , avec un ses efforts avec 187 MW de projets autorisĂ©s, dont 100 bĂ©nĂ©fice net part du groupe de 7,6 M€ (contre une MW au Maroc. Dans l’Hexagone, elle exploite 11 parcs perte de 4,2 M€ en 2013) pour un chiffre d’affaires pour son propre compte (127,8 MW) et 2 parcs pour de 41,5 M€. Une renaissance permise par l’entrĂ©e au le compte de tiers (16,1 MW). Elle dispose de plusieurs capital de Bpifrance et Nass&Wind, Ă  hauteur de 68 %, projets ayant obtenu les autorisations nĂ©cessaires, et le dĂ©veloppement de solutions hybrides et solaires. cumulant 87 MW. En 2015, Vergnet a créé une filiale au Royaume-Uni, un marchĂ© jugĂ© prometteur, et a signĂ© un accord exclusif Boralex se dĂ©ploie dans l’Hexagone avec le chinois Sinovel pour distribuer les turbines de e ce dernier en France, dans les CaraĂŻbes, le Pacifique et La sociĂ©tĂ© est devenue en 2015 le 3 exploitant de France. Sa rapide montĂ©e en puissance s’explique, l’OcĂ©an Indien. notamment, par des rachats massifs de portefeuilles. Elle estime que chaque centaine de MW exploitĂ©e 4 Les rĂ©sultats 2015 n’étaient pas encore connus lors du bouclage de ce Panorama. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Éolien offshore VENTS CONTRAIRES DANS L’ÉOLIEN EN MER Alors que la France est trĂšs en retard par rapport Ă  ses voisins, 2015 a Ă©tĂ© marquĂ©e par des Ă©volutions contrastĂ©es dans l’éolien en mer. Dans le posĂ©, le troisiĂšme appel d’offres a Ă©tĂ© reportĂ© au grand dam de la filiĂšre. Reste le flottant, oĂč le foisonnement d’acteurs et de technologies est quasi unique dans le monde. L’Hexagone tient-il lĂ  sa revanche ? À l’échelle mondiale, l’éolien en mer 1. LES AVANCÉES DES La cour administrative d’appel de Nantes 1 est dĂ©sormais compĂ©tente en premier reprĂ©sente 12 GW installĂ©s dans 14 pays . APPELS D’OFFRES L’Europe continue de reprĂ©senter 90 % de et dernier ressort pour statuer sur les la puissance installĂ©e, avec plus de 3 000 Les effets des deux appels d’offres de Ă©ventuels recours dirigĂ©s contre les projets, turbines en service. En retrait, l’Hexagone 2011/2012 et 2013/2014 commencent ce qui devrait simplifier et accĂ©lĂ©rer leur ne compte encore aucune Ă©olienne en nĂ©anmoins Ă  se faire sentir et la filiĂšre parcours juridique. mer. Avec le report du troisiĂšme appel se structure doucement autour des d’offres, l’horizon s’arrĂȘte pour l’instant trois consortiums en charge de rĂ©aliser 40 aux 2,9 GW Ă  installer d’ici Ă  2021, quand les six premiers projets sĂ©lectionnĂ©s l’objectif du Grenelle de l’environnement (voir tableau). Ă©tait de 6 GW en 2020. Office franco-allemand des Ă©nergies renouvelables /GreenUnivers Courseulles-sur-Mer Saint-Brieuc FĂ©camp Saint-Nazaire Îles d’Yeu et de Dieppe - Le TrĂ©port Noirmoutier Porteur de projet Eolien Maritime Ailes marines Eolien Maritime Eolien Maritime SociĂ©tĂ© Les SociĂ©tĂ© Les France (EDF (Iberdrola et Eoles France (EDF France (EDF Energies Eoliennes en Mer Eoliennes en Mer Energies Nouvelles/ RES) + la Caisse des Energies Nouvelles/ Nouvelles/DONG de VendĂ©e (Engie, de VendĂ©e (Engie, DONG Energy), puis dĂ©pĂŽts DONG Energy), puis Energy et Nass&Wind EDP Renewables EDP Renewables transfert Ă  la sociĂ©tĂ© transfert Ă  la sociĂ©tĂ© Offshore) et Neoen Marine) et Neoen Marine) Eoliennes Offshore Eoliennes Offshore en partenariat avec en partenariat avec du Calvados (Eolien des Hautes Falaises Adwen Adwen Maritime France/wpd (Eolien Maritime Offshore) France/wpd Offshore) CapacitĂ© du parc 450 MW 496 MW 498 MW 480 MW 496 MW 496 MW Nombre d’éoliennes 75 62 83 80 62 62 Puissance des 6 MW 8 MW 6 MW 6 MW 8 MW 8 MW Ă©oliennes Fabricant des Alstom Adwen Alstom Alstom Adwen Adwen Ă©oliennes Fondations Monopieu jacket gravitaires Monopieu jacket jacket Supercie 50 km2 80 km2 65 km2 78 km2 83 km2 91,5 km2 Eloignement de 10-16 km 17-30 km 13-22 km 12 km 12 km (Yeu) / 17 km 15 km (Le TrĂ©port) / la cĂŽte (Noirmoutier) 16 km (Dieppe) CoĂ»ts prĂ©visionnels 1,8 milliard d’euros 2,5 milliards d’euros env. 2 milliards env. 2 milliards env. 2 milliards env. 2 milliards d’euros d’euros d’euros d’euros Construction ou Installation du parc Mise en service : 2020 Installation du parc Installation du parc Mise en service : 2021 Installation / mise en mise en service entier : 2020 entier : 2020 entier : 2020 service : 2021 prĂ©vue du parc Ă©olien en mer 1 Offshore Wind Market Update, Navigant Research, janvier 2016. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Éolien offshore Feu vert pour les parcs d’EDF EN Technip, un temps pressenti pour zones avant l’élection prĂ©sidentielle. l’installation du parc, a cessĂ© ses Les trois projets dĂ©veloppĂ©s par EDF activitĂ©s dans l’éolien en mer. EN et ses partenaires, Ă  Saint-Nazaire, DeuxiĂšme round : les engagements 2. LES DEUX Courseulles-sur-Mer et FĂ©camp, ont reçu du consortium menĂ© par Engie TURBINIERS dĂ©but 2016 le feu vert des commissions ÉCHAFAUDENT LEUR en charge des enquĂȘtes publiques. EDF Le consortium emmenĂ© par Engie a EN cherche dĂ©sormais un ou plusieurs remportĂ©, en mai 2014, les deux zones OUTIL INDUSTRIEL partenaires pour boucler le financement en compĂ©tition lors du deuxiĂšme appel des parcs, estimĂ© Ă  6 Mds€. d’offres. La phase de levĂ©e des risques se poursuit jusqu’en juin 2016, et la 2.1 Alstom/GE prĂ©pare ses ParallĂšlement, le groupe a clĂŽturĂ© tous les dĂ©cision finale d’investissement devrait prochaines usines appels d’offres lancĂ©s pour sĂ©lectionner intervenir fin 2018. ses fournisseurs dans quatre catĂ©gories : Pour la fabrication de son Haliade 150 fondations (gravitaires et monopieux), Durant la campagne de l’appel d’offres, de 6 MW, Alstom, dont l’activitĂ© Ă©olienne sous-stations Ă©lectriques, cĂąbles inter- Areva s’est engagĂ©e Ă  installer un centre a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans General Electric Ă©oliennes et installation des Ă©oliennes de R&D dĂ©diĂ© Ă  l’éolien offshore Ă  Rouen. (GE), prĂ©voit la construction de deux en mer. Ils seront attribuĂ©s en 2016, Engie, pour sa part, a promis d’implanter ensembles industriels, Ă  Saint-Nazaire indique EDF EN. un hub logistique sur le port de Saint- (Loire-Atlantique) et Cherbourg (Manche). Ailes Marines obtient un dĂ©lai Ă  Nazaire et deux bases de maintenance Le groupe a inaugurĂ©, en dĂ©cembre Saint-Brieuc sur les Ăźles d’Yeu et de Noirmoutier. 2014, deux usines jumelles Ă  Montoir- Un troisiĂšme round trop tardif de-Bretagne, prĂšs de Saint-Nazaire, Le consortium Ailes Marines, dont la dĂ©diĂ©es Ă  la production d’alternateurs et 41 Caisse des dĂ©pĂŽts dĂ©tient dĂ©sormais À la surprise gĂ©nĂ©rale, le troisiĂšme Ă  l’assemblage des nacelles. Le second 7,5% aux cĂŽtĂ©s de Iberdrola et RES, appel d’offres attendu pour 2015 a Ă©tĂ© pĂŽle, pour la fabrication des pales et des a remis en octobre 2015 son dossier repoussĂ© au troisiĂšme trimestre 2017. mĂąts, a Ă©tĂ© retardĂ© d’un an. La pose de AODPM (autorisation d’occupation Plus prĂ©cisĂ©ment, une nouvelle procĂ©dure la premiĂšre pierre devrait avoir lieu fin du domaine public maritime) Ă  la dite de « dialogue compĂ©titif » prĂ©voit 2016/dĂ©but 2017. Alstom a annoncĂ© prĂ©fecture des CĂŽtes d’Armor. Il avait une phase de consultation publique sur 5 000 emplois directs et indirects. Il a obtenu un dĂ©lai d’un an aprĂšs avoir les zones potentielles dĂ©but 2016, suivie dĂ©jĂ  fait connaĂźtre quelques-uns de arrĂȘtĂ© tardivement ses choix sur le d’études techniques prĂ©liminaires dĂšs ses partenaires dont le danois LM Wind type de fondation et la puissance des l’étĂ© 2016. Entre 500 et 3 000 MW devraient Power pour les pales, le français Rollix turbines. Le projet prĂ©voit dĂ©sormais ĂȘtre ouverts Ă  la compĂ©tition. Dunkerque pour les roulements et GE Converteam 62 Ă©oliennes Adwen de 8 MW, au lieu (Hauts-de-France) est la premiĂšre zone pour les gĂ©nĂ©ratrices. des 100 modĂšles initiaux de 5 MW. La Ă  avoir Ă©tĂ© retenue, dĂ©but avril. D’autres contractualisation des fournisseurs sont Ă©voquĂ©es : au large de Boulogne- Le groupe prĂ©voit, par ailleurs, d’installer est prĂ©vue pour 2017. STX et Eiffage sur-Mer (Hauts-de-France) et OlĂ©ron le siĂšge de son activitĂ© Ă©nergies marines sont prĂ©sĂ©lectionnĂ©s pour les (Aquitaine Limousin Poitou-Charentes). renouvelables Ă  Bouguenais, prĂšs de fondations. La profession plaide pour l’avancement Nantes, dans le Technocampus OcĂ©ans, du calendrier de maniĂšre Ă  allouer les que la rĂ©gion envisage de construire en Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Éolien offshore 2018/2019. en 2017 ou 2018. Un carnet de commandes qui Parmi les sous-traitants retenus par s’internationalise Adwen : Moventas, fabricant finlandais Alstom/GE dispose d’un portefeuille de d’équipements de transmission d’énergie ; commandes de 1,8 GW, dont 1,4 GW en ABB, fournisseur de gĂ©nĂ©ratrices Ă  aimant France. Le groupe fournira 240 machines permanent mais aussi d’onduleurs, pour les champs de Saint-Nazaire, convertisseurs de frĂ©quence et appareillage Courseulles-sur-Mer et FĂ©camp. Il mise Ă©lectrique ; NTN-SNR, spĂ©cialiste du Ă©galement sur les marchĂ©s Ă©trangers. roulement ; FourĂ© Lagadec, pour la Cinq Ă©oliennes seront expĂ©diĂ©es aux section basse des mĂąts ; Entrepose États-Unis au premier semestre 2016 pour les sections hautes ; Plastinov pour pour Ă©quiper le parc pilote de Block l’enveloppe des nacelles
 Par ailleurs, Island, dĂ©veloppĂ© par Deepwater Wind. Areva a nouĂ© un accord stratĂ©gique avec Un second client amĂ©ricain, l’énergĂ©ticien STX pour l’optimisation des fondations Dominion Virginia Power, a en revanche jacket. En tout, le groupe annonce 6 000 suspendu un projet de 12 MW pour emplois directs et indirects. lequel Alstom/GE devait fournir les deux turbines. En Allemagne, Alstom/GE a Adwen revendiquait dĂ©but 2015 un remportĂ© la fourniture de 66 turbines portefeuille de projets de 2,8 GW, dont pour le parc Merkur Offshore (ex-Meg 1,5 GW en France, plus le parc allemand 1), initialement dĂ©veloppĂ© par Windreich de Wikinger (350 MW). S’ajoutent 540 MW 42 (en faillite) et repris par le belge DEME. de projets en nĂ©gociation. En revanche, GE/Alstom, lui a Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ© pour le parc 2.2 Incertitudes du cĂŽtĂ© d’Adwen Merkur Offshore (ex-Meg 1) de 400 MW. (Areva/Gamesa) Areva est le pionnier français de l’éolien en mer avec 630 MW installĂ©s et deux 3. L’ÉOLIEN FLOTTANT turbines, de 5 MW et 8 MW. Depuis mars EN ÉBULLITION 2015, cette activitĂ© est gĂ©rĂ©e au sein de la coentreprise Adwen dĂ©tenue Ă  50/50 Alors que l’expectative prĂ©vaut dans avec l’espagnol Gamesa. Le projet de l’offshore posĂ©, la France s’active dans fusion de ce dernier avec Siemens (en le flottant avec l’implication de grands discussion Ă  l’heure du bouclage de ce noms de l’industrie navale, pĂ©trogaziĂšre Panorama) pourrait rebattre les cartes et de l’énergie, cĂŽtoyant des start-up sur l’avenir d’Adwen... innovantes. Les nombreuses forces en prĂ©sence ont serrĂ© les rangs dans la Pour l’heure, l’outil industriel d’Adwen perspective de l’appel Ă  projets pour la se concentre Ă  Bremerhaven et Ă  Stade, sĂ©lection de fermes pilotes, clĂŽturĂ© le en Allemagne. Mais Areva a annoncĂ© 4 avril 2016. Le Syndicat des Ă©nergies dĂšs 2011 la construction de deux usines renouvelables estime que 6 GW de projets dans la zone portuaire du Havre (Seine- pourraient voir le jour d’ici Ă  2030, tandis Maritime), consacrĂ©es Ă  l’assemblage que France Énergie Éolienne Ă©value le des nacelles et Ă  la fabrication de pales potentiel total Ă  140 GW. pour ses Ă©oliennes. Un groupement de L’État exigeant maĂźtrise d’Ɠuvre a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© en octobre 2015 pour prĂ©parer l’implantation Quatre zones Ă©taient ouvertes Ă  la des usines. D’abord prĂ©vue pour 2016, compĂ©tition au large de Groix (Atlantique), la construction est dĂ©sormais envisagĂ©e Gruissan, Leucate et Faraman Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Éolien offshore (MĂ©diterranĂ©e). L’État s’est montrĂ© Dans le cadre de l’appel Ă  projets, il se exigeant en fixant des seuils de puissance positionne sur les zones de Gruissan Ă©levĂ©s : les parcs devront en effet compter et Leucate. À Port-La-Nouvelle, base entre 3 et 6 Ă©oliennes de 5 MW unitaires arriĂšre de son projet, il a ouvert une minimum. Une enveloppe de 150 M€ agence pour sensibiliser les riverains. sera rĂ©partie entre les laurĂ©ats au titre EDF EN passe les partenaires de l’aide au dĂ©veloppement. S’ajoutera possibles en revue une aide au fonctionnement comprise entre 150 et 275 €/MWh. A l’heure du Candidat en MĂ©diterranĂ©e, EDF EN bouclage de ce Panorama, certfains consulte ses partenaires potentiels, aprĂšs candidats n’avaient pas souhaitĂ© rĂ©pondre avoir lancĂ© en 2015 deux appels d’offres Ă  nos demandes sur leur candidature. europĂ©ens pour la fabrication d’une turbine et d’un flotteur. La sĂ©lection est 3.1 Les porteurs de projets prĂ©vue d’ici Ă  la fin du premier trimestre. L’énergĂ©ticien travaille dĂ©jĂ  depuis 2012 Eolfi mise gros sur un projet pilote au large de Port- Le dĂ©veloppeur et producteur d’électricitĂ© Saint-Louis-du-RhĂŽne, dans le golfe verte Eolfi est engagĂ© dans l’éolien flottant de Fos-sur-Mer, Provence Grand Large depuis 2011 avec son projet d’éolienne (ex-Vertimed), mais sans ses partenaires Ă  axe vertical Spinfloat. Il se prĂ©sente initiaux, Technip et NĂ©nuphar. sur les zones mĂ©diterranĂ©ennes et Engie, du Portugal aux cĂŽtes atlantique en panachant trois technologies françaises de flotteurs – dĂ©veloppĂ©es par Gusto 43 MSC/Saipem, DCNS et l’IFPEN –, ainsi Depuis novembre 2015, Engie fait ses que les turbines d’Alstom/GE, Adwen et premiers pas dans l’éolien flottant... au NĂ©nuphar/Spinfloat. L’entreprise envisage Portugal. Le groupe a pris une participation d’installer la base arriĂšre de ses parcs dans le projet WindFloat Atlantic, aux Ă  Fos-sur-Mer (Bouches-du-RhĂŽne) et cĂŽtĂ©s de Mitsubishi, EDP Renewables, Brest (FinistĂšre). Repsol et Principle Power. Il assure que sa candidature Ă  l’appel Ă  projets Arkolia Énergies vise Gruissan français se fera dans la continuitĂ© de InstallĂ© prĂšs de Montpellier, ce dĂ©veloppeur son expĂ©rience portugaise. multi-Ă©nergies a choisi de se concentrer exclusivement sur la zone de Gruissan 3.2 Les technologies en prĂ©sence avec ses partenaires Saipem et MatiĂšre. Le consortium s’appuie sur le tri- Alstom/GE et DCNS, partenaires flotteur semi-submersible dĂ©veloppĂ© sur un systĂšme intĂ©grĂ© par le nĂ©erlandais Gusto MSC, dont semi-submersible Saipem dĂ©tient l’exclusivitĂ© en France, Les deux groupes ont signĂ© en octobre et les Ă©oliennes Senvion de 6,15 MW. 2014 un accord pour le dĂ©veloppement L’assemblage est prĂ©vu sur la zone d’un systĂšme intĂ©grĂ© d’éolienne flottante portuaire de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. semi-submersible de 6 MW. Le tandem est Quadran s’installe Ă  Port-la-Nouvelle trĂšs mobilisĂ© au Groix oĂč il compte installer un premier exemplaire en 2017-2018, Depuis deux ans, le dĂ©veloppeur et soutenu Ă  hauteur de 6 M€ par l’Ademe2 exploitant multi-Ă©nergies languedocien . DĂ©but mars 2016, DCNS et Alstom/GE travaille sur un projet de parc Ă©olien n’avaient pas dĂ©clarĂ© d’exploitant pour se flottant en MĂ©diterranĂ©e, baptisĂ© EolMed. positionner en Atlantique. En revanche, À long terme, Quadran vise la construction Eolfi les a sĂ©lectionnĂ©s pour candidater d’une ferme commerciale de 500 MW. en MĂ©diterranĂ©e (lire ci-dessus). 2 Dans le cadre de l’appel Ă  manifestations d’intĂ©rĂȘt « Énergies marines renouvelables – Briques et dĂ©monstrateurs ». Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Éolien offshore Les Ă©oliennes Ă  axe vertical NĂ©nuphar En l’associant Ă  son offre Wise de contrĂŽle et Spinfloat se rapprochent des vents dĂ©veloppĂ©e avec Leosphere, La barge d’Ideol compatible avec toutes les Ă©oliennes NĂ©nuphar et Eolfi, chacune Ă  l’origine d’une l’IFPEN ambitionne de rĂ©duire le coĂ»t technologie d’éolienne flottante Ă  axe vertical, de l’électricitĂ© produite par une ferme FondĂ©e en 2010, Ideol espĂšre ĂȘtre la premiĂšre proposent un projet commun sur la zone commerciale Ă  moins de 130 €/MWh, contre sociĂ©tĂ© Ă  faire flotter une Ă©olienne en de Faraman, en MĂ©diterranĂ©e. NĂ©nuphar 184 €/MWh actuellement en moyenne. Eolfi France. L’entreprise de La Ciotat et son a prĂ©sentĂ© dĂ©but 2016 un nouveau concept a choisi d’intĂ©grer la plateforme de l’IFPEN flotteur Damping Pool ont pris la tĂȘte du d’éolienne se rapprochant du design de dans sa candidature multi-technologies Ă  consortium europĂ©en Floatgen, aprĂšs le Spinfloat, dĂ©veloppĂ© par Eolfi : deux pales l’appel Ă  projets. retrait du turbinier espagnol Gamesa. droites pitchĂ©es remplaçant les trois pales Saipem propose des services globaux L’installation d’un prototype au Sem-Rev twistĂ©es antĂ©rieures. Autre innovation : est prĂ©vue d’ici Ă  la fin de l’annĂ©e. Depuis l’installation de deux turbines par flotteur. La branche française du pĂ©trolier Saipem 2013, Ideol est partenaire de Quadran pour le L’ I FPEN et son offre complĂšte propose des services d’ingĂ©nierie et de dĂ©veloppement de 500 MW d’éolien flottant maĂźtrise d’ouvrage sur des parcs Ă©oliens Ă  horizon 2020, mais aucune des deux L’Institut français du pĂ©trole et des Ă©nergies offshore posĂ©s ou flottants. Elle travaille, entreprises n’a confirmĂ© une participation nouvelles (Ifpen) travaille depuis 2011 sur par ailleurs, en Ă©troite relation avec le commune Ă  l’appel d’offres. Au moment une offre complĂšte destinĂ©e Ă  rĂ©duire le nĂ©erlandais Gusto SMC sur un tri-flotteur du bouclage de ce Panorama, Ideol n’avait coĂ»t de l’éolien flottant. Il a dĂ©voilĂ©, en juin semi-submersible. Ce dernier a retenu pas dĂ©voilĂ© le nom de ses partenaires. 2015, un flotteur baptisĂ© WindBuoy Ă©quipĂ© l’attention d’Arkolia et d’Eolfi dans le cadre d’ancrages Tension Leg Platform. de l’appel Ă  projets Ă©olien flottant. 44 Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Éolien offshore Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre Eolfi regarde de plus en plus vers le large Zosen (Hitz) auprĂšs de qui elle a dĂ©crochĂ© son AprĂšs six ans dans le groupe Veolia Environnement, premier contrat d’ingĂ©nierie pour la conception de ce spĂ©cialiste de l’éolien est repassĂ© en 2013 sous le deux dĂ©monstrateurs (l’un en bĂ©ton, l’autre en acier). contrĂŽle de son fondateur Alain Delsupexhe. Depuis, À TaĂŻwan, Ideol a signĂ© un accord prĂ©liminaire avec le la PME parisienne regarde de plus en plus vers le groupe local China Steel Corporation (CSC) portant sur large. Elle mise fort sur l’appel Ă  projets Ă©olien flottant l’ingĂ©nierie et la construction d’éoliennes marines. avec une triple candidature multi-technologies et Grandes ambitions pour STX indique, par ailleurs, travailler sur cinq projets de fermes reprĂ©sentant plus de 2 GW. Avec discrĂ©tion, Depuis cinq ans, STX France dĂ©veloppe activement elle dĂ©veloppe Ă©galement une technologie de sa prĂ©sence dans les EMR, elle veut y rĂ©aliser 20 % stockage d’énergie sous-marine destinĂ©e Ă  absorber de son chiffre d’affaires Ă  l’horizon 2020. Le chantier l’intermittence de production des parcs Ă©oliens en naval a inaugurĂ© Ă  l’étĂ© 2015 une usine dĂ©diĂ©e Ă  la mer
 fabrication de fondations, de piĂšces de transition et de sous-stations Ă©lectriques, reprĂ©sentant un Ideol avance ses pions Ă  l’étranger investissement de 20 M€. Il s’agit de la premiĂšre piĂšce Pour la premiĂšre fois, Ideol a gĂ©nĂ©rĂ© du chiffre d’un vĂ©ritable pĂŽle « EMR » dont l’investissement d’affaires en 2015, Ă  hauteur de 3 M€, exclusivement global est estimĂ© Ă  100 M€. STX France a engrangĂ© au Japon. La start-up y est partenaire d’Hitachi Ă  ce jour trois commandes de sous-stations, pour des parcs Ă©oliens offshore europĂ©ens. 45 Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Solaire Par rĂ©gion, Aquitaine Limousin Poitou- projets seront rĂ©alisĂ©s en 2016-2017 et 2015, indiquait des objectifs allant de 12 Charentes arrive largement en tĂȘte avec reprĂ©sentent 130 M€ d’investissements, Ă  20 GW en 2023 pour le solaire. De son 1 594 MW raccordĂ©s Ă  fin dĂ©cembre selon le ministĂšre de l’Environnement. cĂŽtĂ©, SER Soler, la branche solaire du 2015, devant Languedoc Roussillon SER, a Ă©laborĂ© un scĂ©nario prĂ©sentant Midi PyrĂ©nĂ©es (1 276 MW raccordĂ©s) et Pour les installations de plus de 250 kW un objectif pour la France de 18 GW en PACA (870 MW raccordĂ©s). Les quatre (dit CRE3), la puissance cible de l’appel 2023 et 40 GW Ă  l’horizon 2030. rĂ©gions du sud de l’Hexagone totalisent d’offres est passĂ©e de 400 Ă  1 100 MW : 70 % du parc total. c’est plus que le doublement annoncĂ© suite au repĂȘchage de dossiers reprĂ©sentant 3. NOUVELLE DONNE CĂŽtĂ© technologies, le solaire photovoltaĂŻque 300 MW, effectuĂ© aprĂšs une erreur de RÉGLEMENTAIRE domine trĂšs largement. Une premiĂšre procĂ©dure. La liste dĂ©finitive des projets centrale solaire thermodynamique de sĂ©lectionnĂ©s n’a pas Ă©tĂ© publiĂ©e. Le tarif Pour se conformer aux lignes directrices 9 MW doit ĂȘtre installĂ©e Ă  Llo (PyrĂ©nĂ©es- d’achat est descendu Ă  82 €/MWh pour de la Commission europĂ©enne, la France Orientales) par Suncnim. Sa construction les installations au sol, beaucoup moins a introduit dans la loi de transition commence cette annĂ©e, pour une mise que lors du prĂ©cĂ©dent appel d’offres, lancĂ© Ă©nergĂ©tique un nouveau dispositif pour en service prĂ©vue en 2018. vingt mois plus tĂŽt. Le solaire devient les Ă©nergies renouvelables : au-delĂ  de compĂ©titif dans l’Hexagone. 100 kW, le tarif d’achat de l’électricitĂ© va progressivement disparaĂźtre pour cĂ©der la 2. PAS DE VRAIE Par ailleurs, les rĂ©sultats de l’appel place Ă  un complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration REPRISE AVANT 2017 ? d’offres solaire dans les zones non et Ă  une vente directe de l’électricitĂ©. interconnectĂ©es sont attendus en avril. ConcrĂštement, une prime s’ajoutera La file d’attente s’élevait Ă  1 934 MW fin 50 MW doivent ĂȘtre attribuĂ©s. au prix obtenu sur le marchĂ© de gros 2015, contre 2 137 MW un an plus tĂŽt. par le producteur. Celle-ci concerne 47 80 % des projets correspondent Ă  des Des objectifs relevĂ©s, mais la PPE en premier lieu le photovoltaĂŻque et les installations de plus de 250 kW. se fait attendre appels d’offres lancĂ©s Ă  partir du er 1 janvier 2016. La formule de calcul SĂ©rie de bonnes nouvelles Le gouvernement a apportĂ© une visibilitĂ© de ce complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration a trĂšs attendue par la filiĂšre en novembre suscitĂ© beaucoup de lobbying. Le projet L’embellie ne devrait donc pas se faire 2015, en prĂ©sentant un calendrier d’appel de dĂ©cret pour sa mise en Ɠuvre a Ă©tĂ© sentir avant la fin de 2016. Cependant, d’offres sur trois ans portant sur les notifiĂ© Ă  la Commission europĂ©enne, la filiĂšre a d’ores et dĂ©jĂ  repris espoir centrales au sol (3 000 MW d’ici au mais le texte n’était pas publiĂ© Ă  l’heure grĂące Ă  une sĂ©rie d’annonces faites en dĂ©but 2019) et sur bĂątiment (1 350 MW du bouclage de ce Panorama. 2015, comme l’augmentation du tarif d’ici au dĂ©but 2019). Il a aussi relevĂ© d’achat pour les installations infĂ©rieures l’objectif pour le dĂ©veloppement du Ă  100 kW et surtout le doublement du solaire photovoltaĂŻque au 31 dĂ©cembre volume des appels d’offres en cours. 2020. Il est de 8 000 MW, en lieu et place de l’objectif initial de 5 400 MW, devenu La puissance cible de l’appel d’offres pour obsolĂšte3 . les installations solaires photovoltaĂŻques sur bĂątiment de 100 Ă  250 kW a ainsi Ă©tĂ© Mais la grande affaire de 2016 reste la réévaluĂ©e Ă  240 MW, au lieu des 120 MW Programmation pluriannuelle de l’énergie prĂ©vus. En mars 2016, une premiĂšre (PPE), qui dĂ©finira les perspectives de tranche de 80 MW a Ă©tĂ© rĂ©partie entre dĂ©veloppement Ă  moyen et long termes 349 projets. Les deux grands laurĂ©ats dans la lignĂ©e de la loi de transition sont Cap Vert Energie et Arkolia. Le prix Ă©nergĂ©tique. Sa prĂ©sentation, prĂ©vue garanti a Ă©tĂ© fixĂ© Ă  139 €/MWh, soit une dĂ©but mars, a Ă©tĂ© reportĂ©e sine die, ce qui baisse de 9 % par rapport Ă  l’édition 2013 a beaucoup inquiĂ©tĂ© la filiĂšre. Un projet sur le mĂȘme type d’installations. Les 4 rendu public par la DGEC , en novembre 3 Par arrĂȘtĂ© du 28 aoĂ»t 2015. 4 Direction gĂ©nĂ©rale de l’énergie et du climat. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Solaire Les tarifs d’achat classiques avec guichet 4. LES PRINCIPAUX ouvert vont continuer Ă  prĂ©valoir pour les ACTEURS installations jusqu’à 100 kW. Au-delĂ , l’obligation d’achat sera maintenue pour les projets d’une capacitĂ© infĂ©rieure Ă  4.1 Une poignĂ©e de fabricants 500 kW, ce qui signifie que les producteurs survivants choisis par appel d’offres continueront Ă  vendre leur Ă©lectricitĂ© Ă  EDF OA et Depuis 2011 et le retournement du non sur le marchĂ©. Au-delĂ  de 500 kW, marchĂ© solaire, l’amont de la filiĂšre s’est c’est le complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration rĂ©duit comme peau de chagrin avec de qui sera en vigueur. nombreuses faillites de fabricants de cellules ou modules (Auversun, Solarezo, MPO Energy
). Et le mouvement a continuĂ© en 2015, avec la liquidation d’Elifrance. L’arrivĂ©e des agrĂ©gateurs Autre disparition, celle de Nexcis, filiale d’EDF, qui travaillait sur les films Les exploitants se prĂ©parent photovoltaĂŻques Ă  couches minces. Une Ă  un vĂ©ritable changement de technologie trĂšs concurrencĂ©e par le paradigme : au lieu du tarif photovoltaĂŻque classique, ces derniĂšres d’achat garanti sur vingt ans, annĂ©es. ils vont devoir se confronter Ă  des prix variables et des 48 Deux entreprises ont par ailleurs Ă©tĂ© contrats de vente sur deux placĂ©es en redressement judiciaire en sur le territoire, pour une capacitĂ© ans contre quinze ou vingt. septembre 2015 : la coopĂ©rative SCNAsolar maximale cumulĂ©e de production annuelle Faire du trading d’électricitĂ© 5 ne s’improvisant pas, la (ex-SNAsolar) et Solar Euromed, PME de 784 MW, selon le SER . Avec 260 MW plupart des producteurs bourguignonne spĂ©cialiste du solaire de capacitĂ©, le plus important est Sillia prĂ©fĂ©reront passer par des thermodynamique. VL, issu de la reprise du site de Bosch de intermĂ©diaires autorisĂ©s, les VĂ©nissieux (RhĂŽne) par la PME bretonne agrĂ©gateurs, appelĂ©s Ă  jouer Fin 2015, la France ne comptait plus que Sillia en 2014. Il est suivi par SunPower, un rĂŽle considĂ©rable. Signe 10 fabricants de modules et/ou cellules filiale du groupe Total. de l’importance stratĂ©gique disposant d’une unitĂ© de fabrication de ce nouveau mĂ©tier, les acteurs se bousculent dĂ©jĂ  ! À cĂŽtĂ© des Français comme la CapacitĂ©s de production des fabricants CNR, Hydronext ou Sun’R, les groupes Ă©trangers prennent CapacitĂ© maximale de production annuelle (MWc/an) position dans l’Hexagone, Producteurs intĂ©grĂ©s de modules tels l’allemand E.ON et le EDF ENR PWT (Photowatt) 100 norvĂ©gien Statkraft, forts de Producteurs de cellules leurs expĂ©riences dans d’autres ts) Irysolar 10 an pays et notamment outre- Producteurs de modules Rhin. 15 Ă  20 sociĂ©tĂ©s seraient es fabric dans les starting-blocks – Fonroche 90 Francewatts 25 Ă©es par l l’Allemagne compte pour sa part 70 opĂ©rateurs. Sillia VI 260 Ă©s dĂ©clar SNAsolar 25 Systovi 40 SunPower (groupe Total) 154 e 2015/ Capacit VMH Energies 20 embr 5 Panorama de l’électricitĂ© renouvelable, publiĂ© par le Voltec Solar 60 er - dĂ©c SER en partenariat avec ERDF, RTE et l’Association des ol distributeurs d’électricitĂ© en France. Total France (MWc/an) 784 e : SER S c our (S Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Solaire Une escouade de start-up proposent des solutions d’accĂšs Ă  l’énergie pour les pays Ă©mergents, Ă  l’instar de Sunna Design et ses lampadaires combinant technologie LED, systĂšme photovoltaĂŻque et dispositif de stockage ; Ausar Energy avec une offre conjuguant installation solaire, stockage et parfois mĂȘme dĂ©ploiement d’un rĂ©seau Ă©lectrique local ; ou encore upOwa. 4.3 L’aval : vers la consolidation ? En 2015, le marchĂ© a Ă©tĂ© marquĂ© par la montĂ©e en puissance de plusieurs dĂ©veloppeurs/exploitants, d’acteurs rĂ©gionaux et un dĂ©but de consolidation. Quelques pure players Le leader Solairedirect a Ă©tĂ© rachetĂ© par Engie pour un montant proche de 200 M€, aprĂšs une tentative infructueuse d’IPO. L’entreprise a rĂ©alisĂ© 173 M€ de 49 4.2 De nouveaux industriels Le segment des trackers, ces systĂšmes chiffre d’affaires pour son dernier exercice qui orientent les panneaux pour suivre (clos fin mars 2015), avec 486 MW en Quelques rĂ©ussites sont cependant Ă  la courbe du soleil, est en pleine forme. exploitation ou en cours de construction, signaler sur des segments innovants. La star tricolore est la sociĂ©tĂ© girondine dont 95 MW Ă  son bilan. Elle se dĂ©veloppe S’Tile, fabricant poitevin de cellules Exosun, fondĂ©e en 2007. Elle a rĂ©alisĂ© beaucoup Ă  l’international, notamment photovoltaĂŻques Ă  bas coĂ»t et haut un chiffre d’affaires de 21 M€ sur son en Inde (lire ci-dessous, Engie). rendement, a levĂ© 2,2 M€ en fonds dernier exercice (avril 2014/mai 2015) propres en 2015 pour finaliser une ligne et vise un carnet de commandes de 350 Urbasolar annonce un chiffre d’affaires de production de 15 MW. Il vise un objectif MW sur son prochain, dont la trĂšs grande prĂ©visionnel de 65 M€ en 2015 (exercice de production de 40 MW par an, en 2017. majoritĂ© Ă  l’international. L’entreprise, qui clos fin avril 2016), contre 55 M€ sur s’appuie sur une organisation « fabless » son exercice prĂ©cĂ©dent. La sociĂ©tĂ© Le groupe Cnim, spĂ©cialiste des et dĂ©centralisĂ©e, a lancĂ© un processus montpelliĂ©raine fait partie des grands installations industrielles, est Ă  l’offensive de levĂ©e de fonds pour continuer Ă  se gagnants de l’appel d’offres CRE3, avec sur le solaire thermodynamique dĂ©velopper. 80 MW remportĂ©s. À l’international, elle Ă  concentration : avec le soutien de a signĂ© 100 MW aux Philippines en 2015. Bpifrance, il a créé une filiale dĂ©diĂ©e, Son challenger, Optimum Tracker, créé Suncnim, dotĂ©e de 55 M€ de fonds en 2010, a dĂ©passĂ© les 5 M€ de chiffre GĂ©nĂ©rale du Solaire (60 MW de capacitĂ© propres. Elle va construire la centrale de d’affaires en 2015 et cible trois fois plus installĂ©e fin 2015) a remportĂ© une centrale Llo (9 MW), mais vise surtout les zones cette annĂ©e. de 20 MW au Cameroun ; Photosol a, de dĂ©sertiques dans le nord et le sud de son cĂŽtĂ©, rĂ©coltĂ© 87,5 MW lors de l’appel l’Afrique, Ă©galement du Moyen-Orient, D’autres jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes d’offres CRE3. Asie, États-Unis, AmĂ©rique du sud et progressent, comme Ciel & Terre et Australie. Sunpartner Technologies (lire encadrĂ©). Sur le segment des ombriĂšres, Coruscant De son cĂŽtĂ©, DualSun, concepteur d’un a mis en service en Gironde une centrale Citons aussi les Ă©quipementiers d’usines panneau hybride produisant Ă  la fois de de 13,5 MW – la plus grande ce type en solaires, comme Semco Engineering l’eau chaude et de l’électricitĂ©, mise sur France –, en 2015. ou ECM Technologies qui continuent un doublement de ses ventes en 2016, Ă©galement Ă  se dĂ©velopper Ă  l’international. grĂące notamment Ă  l’international. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Solaire Les deux grands Ă©nergĂ©ticiens a aussi remportĂ© des projets dans le accĂ©lĂšrent cadre de l’appel d’offres CRE3. Fin 2016, Engie affiche l’ambition de devenir un elle dĂ©tiendra 1 GW de capacitĂ© installĂ©e leader mondial de la transition Ă©nergĂ©tique. ou en construction, dont 40 % hors de En 2015, sur les 4 GW de nouvelles France. Active dans le solaire, l’éolien capacitĂ©s ajoutĂ©es, 60 % sont dans terrestre et offshore comme dans la les renouvelables. Dans le solaire, le biomasse, elle compte ĂȘtre prĂ©sente groupe Ă©tait un acteur modeste avec dans 10 pays fin 2016. Neoen a rĂ©alisĂ© 158,5 MW en exploitation en France et en 2015 un chiffre d’affaires de 50 M€, 201 MW dans le monde mi-2015. Avec le en hausse de 66 %. rachat de Solairedirect, il a rĂ©cupĂ©rĂ© un portefeuille de plus de 4,5 GW de projets Quadran a levĂ© 45 M€ en 2015, auprĂšs en phase de prĂ©-construction, dont notamment de Bpifrance. Le dĂ©veloppeur une bonne partie en Inde oĂč la sociĂ©tĂ© s’est fixĂ© un objectif de 1 GW de puissance a annoncĂ© un objectif de construction installĂ©e en 2020, contre 382 MW fin de 2 GW sur la pĂ©riode 2015-2019. Il a mars 2016. Il travaille quatre EnR (Ă©olien, ensuite remportĂ© un contrat de 40 MW solaire, biogaz et hydroĂ©lectricitĂ©), au PĂ©rou et a gagnĂ©, avec Solairedirect, s’étend Ă  l’international – en Pologne des enchĂšres au BrĂ©sil (230 MW) et rĂ©cemment –, se positionne dans l’éolien en Inde (140 MW). Engie s’intĂ©resse offshore flottant, souhaite devenir un pĂŽle Ă©galement au solaire thermodynamique d’agrĂ©gation pour les petits producteurs Ă  concentration en Afrique du Sud et au et s’intĂ©resse au stockage. Dans le 50 Chili et va consacrer 1,5 Md€ sur trois solaire, il annonce environ 120 MW en ans Ă  l’innovation et au dĂ©veloppement exploitation fin 2016. Il a rĂ©alisĂ© en 2015 6 un chiffre d’affaires de 90 M€. des nouvelles technologies solaires . De son cĂŽtĂ©, EDF compte passer, d’ici Ă  Akuo Energy a renforcĂ© ses positions dans la biomasse ; Fonroche a remportĂ© 2030, de 28 GW d’énergies renouvelables en 2015 avec un chiffre d’affaires Ă  55 MW lors de l’appel d’offres CRE3
 en portefeuille Ă  50 GW au niveau mondial. 156 M€. Et 428 MW dĂ©tenus en propre Plus du tiers des investissements fin dĂ©cembre, dont plus de 110 MW de Enfin, citons Eren RE qui prĂ©voit 2 GW opĂ©rationnels de dĂ©veloppement est solaire. L’entreprise a investi 1,5 Md€ pour installĂ©s dans quatre ans, partout dans consacrĂ© aux EnR, soit plus de 2 Mds€ par une capacitĂ© totale de 560 MW d’actifs le monde (lire encadrĂ©). an. Surtout prĂ©sente dans l’éolien, sa filiale en exploitation et en construction, et EDF EN affichait un parc de 917,6 MW vise une capacitĂ© de production globale Dans les rĂ©gions, des sociĂ©tĂ©s d’économie dans le solaire fin 2015, dont prĂšs de 300 de 3 GW d’ici Ă  cinq ans. TrĂšs prĂ©sente Ă  mixte se mettent aussi sur les rangs MW en France. l’international, elle a, par exemple, signĂ© Ă  l’instar de Sergies, filiale du groupe en 2015 un contrat pour construire une Énergies Vienne. Elle a remportĂ© une Les PME/ETI multi-Ă©nergies en centrale solaire de 50 MW au Mali. centrale de 11,2 MW et une autre de forme 5 MW en Poitou-Charentes dans le cadre Trois sociĂ©tĂ©s indĂ©pendantes aux profils et À cĂŽtĂ© de ce trio, d’autres progressent : de l’appel d’offres CRE3... ambitions proches montent en puissance. Tenergie est passĂ© en quelques annĂ©es d’un modĂšle de dĂ©veloppeur/producteur Ă  Neoen a mis en service en 2015 la celui de producteur/dĂ©veloppeur ; Voltalia, plus puissante centrale PV d’Europe Ă  trĂšs actif dans l’éolien, se diversifie Cestas, en Gironde (300 MW), avec un tarif dans d’autres Ă©nergies dont le solaire ; d’achat (T5) de 105 €/MWh. Ceci pour Albioma mise sur le photovoltaĂŻque en un investissement de 360 M€. La sociĂ©tĂ© complĂ©ment de son activitĂ© principale 6 Interview d’Isabelle Kocher, directrice gĂ©nĂ©rale dĂ©lĂ©guĂ©e d’Engie au Parisien, 10 mars 2016. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Solaire 51 Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre Ciel & Terre, star du solaire flottant en Ă©nergie un tĂ©lĂ©phone, une montre ou un autre accessoire La PME lilloise n’est peut-ĂȘtre pas prophĂšte en son pays, Ă©lectronique. Mais aussi, demain, les vitrages de bĂątiments mais elle enchaĂźne les succĂšs Ă  l’international. GrĂące Ă  sa ou de vĂ©hicules. Depuis sa crĂ©ation en 2008, Sunpartner technologie Hydrelio, elle est devenue incontournable sur a dĂ©posĂ© pas moins de 120 brevets et levĂ© 45 M€ auprĂšs le marchĂ© des centrales solaires flottantes, sur les lacs, d’investisseurs financiers et industriels, dont 5,2 M€ dĂ©but barrages ou autres rĂ©serves d’eau. Au Japon, ses flotteurs 2016. Sa technologie baptisĂ©e Wysips (pour what you see is Ă©quiperont la plus importante installation de ce type du a photovoltaic surface) devrait entrer cette annĂ©e en phase monde (13,7 MW de puissance installĂ©e), dont la construction de production industrielle, avec de premiĂšres grandes sĂ©ries doit dĂ©marrer ce printemps. Son partenaire, le fabricant de rĂ©alisĂ©es Ă  Shenzhen, en Chine, destinĂ©es aux montres panneaux photovoltaĂŻques Kyocera est entrĂ© Ă  son capital connectĂ©es. en 2015. La sociĂ©tĂ© a Ă©galement dĂ©crochĂ© des marchĂ©s en Eren RE veut conquĂ©rir le monde Angleterre et aux États-Unis et vise d’autres pays asiatiques, dont la Chine, ou encore le BrĂ©sil. Elle annonce quelque La filiale dĂ©diĂ©e aux Ă©nergies renouvelables du groupe Eren, 100 MW de projets dans le monde. Et l’Hexagone ? Elle n’a fondĂ© en 2012 par les anciens dirigeants d’EDF EN PĂąris rien obtenu lors de l’appel d’offres CRE3, mais espĂšre se Mouratoglou et David Corchia, voit grand : elle ambitionne rattraper pour CRE4. 2 GW installĂ©s dans le monde en 2020, essentiellement Sunpartner prĂ©pare le photovoltaĂŻque de dans le solaire et l’éolien. Pour financer ses projets, elle a demain signĂ© en 2015 une levĂ©e de fonds record de 200 M€ (en deux tranches de 100 M€, dont seule la premiĂšre a Ă©tĂ© versĂ©e) La sociĂ©tĂ© d’Aix-en-Provence a inventĂ© un film photovoltaĂŻque auprĂšs, notamment, de Bpifrance. totalement transparent Ă  poser sur un Ă©cran pour alimenter Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Solaire LE SOLAIRE ATTEND LE REBOND 2015 a Ă©tĂ© une annĂ©e ambivalente : dĂ©cevante pour les raccordements mais pleine de promesses avec le relĂšvement des objectifs et le doublement des volumes d’appels d’offres. De quoi espĂ©rer une reprise fin 2016. La filiĂšre se prĂ©pare aussi Ă  l’arrivĂ©e du complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration Ă  la place des tarifs d’achat garantis. Et cĂŽtĂ© acteurs, de jeunes sociĂ©tĂ©s innovent et des ETI montent en puissance dans l’exploitation, Ă  l’ombre des deux grands Ă©nergĂ©ticiens. 46 1. FAIBLESSE DES Surtout des grandes installations À l’opposĂ©, les installations domestiques RACCORDEMENTS (infĂ©rieures Ă  9 kW) sont descendues Le segment des grandes installations Ă  leur plus bas niveau depuis 2009, 2015 restera une annĂ©e dĂ©cevante pour (toitures et centrales au sol > 1 MW) est avec 83 MW raccordĂ©s en 2015. la filiĂšre photovoltaĂŻque française. Le le plus dynamique : 590 MW raccordĂ©s volume raccordĂ© s’élĂšve Ă  895 MW, sous en 20152 . les 930 MW de 2014, selon le Syndicat des Ă©nergies renouvelables (SER)1 . Et encore, ce volume intĂšgre la centrale Evolution du parc photovoltaĂŻque raccordĂ© au rĂ©seau de Cestas (Gironde) de Neoen qui pĂšse, 6191 Ă  elle seule, 300 MW. Le petit nombre 5292 d’appels d’offres lancĂ©s ces derniĂšres annĂ©es est la principale cause de ce Puissance PV raccordĂ©e cumulĂ©e 4366 es Puissance PV raccordĂ©e par an 3727 elabl bilan morose. enouv 2584 gies r MalgrĂ© tout, le parc solaire mĂ©tropolitain 1706 des Ă©ner t a progressĂ© de 16,9 % en 2015 pour 1143 a 878 927 895 atteindre 6,1 GW installĂ©s. La production a 688 639 190 160 TE, Syndic augmentĂ© de 25 %, Ă  7,4 TWh sur l’annĂ©e. R es : Mais le taux de couverture moyen de la 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 c our consommation par la production solaire S reste anecdotique, Ă  1,6 % en moyenne. 1 Panorama de l’électricitĂ© renouvelable en 2015, publiĂ© par le SER en partenariat avec ERDF, RTE et l’Association des distributeurs d’électricitĂ© en France. 2 Selon l’Observatoire de l’énergie photovoltaĂŻque en France, rĂ©alisĂ© par le think tank France Territoire Solaire. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Énergies marines Un programme de recherche pilotĂ© par navale de Brest, doit ĂȘtre immergĂ©e 2. LES GRANDS l’Agence nationale de la recherche (ANR) au printemps pour constituer un parc GROUPES TRUSTENT avec France Énergie Marine doit, en outre, dĂ©monstrateur d’une puissance totale L’HYDROLIEN MARIN permettre d’allouer 10 M€ sur trois ans de 1 MW. L’entreprise grenobloise Ă  des projets EMR. La premiĂšre session HydroQuest, associĂ©e Ă  Constructions d’appel Ă  projets, lancĂ©e en juillet 2015, MĂ©caniques de Normandie, projette Le potentiel hydrolien marin exploitable a permis de distinguer dix laurĂ©ats pour Ă©galement d’y implanter son prototype 3 en France est estimĂ© Ă  2-3 GW , soit 20 % 4 M€ octroyĂ©s. hydrolien marin de 1 MW d’ici Ă  2017, du potentiel europĂ©en (le Royaume-Uni dans le cadre de l’appel Ă  projets EMR concentre Ă  lui seul 60 % des ressources Les rĂ©gions bougent de l’Ademe. estimĂ©es). Le gisement est concentrĂ© essentiellement autour du Cotentin, dans Le soutien aux EMR passe de plus en Ă  À Bordeaux, le Seeneoh (site d’essais le raz Blanchard et le raz de Barfleur, plus par les collectivitĂ©s, qui dĂ©veloppent hydrolien en milieu estuarien) est et Ă  la pointe de la Bretagne. de nombreux programmes et clusters dĂ©sormais pilotĂ© par le cabinet pour faire Ă©merger des compĂ©tences d’ingĂ©nierie Énergie de la Lune, avec L’appel Ă  manifestations d’intĂ©rĂȘt (AMI) et structurer les filiĂšres localement. le renfort de Ceneris, Valorem et de la pour des fermes pilotes hydroliennes a Les rĂ©gions amĂ©nagent Ă©galement sociĂ©tĂ© d’économie mixte locale Route permis d’identifier, en dĂ©cembre 2014, des Lasers. L’installation, au premier 4 leur territoire pour accueillir les bases deux projets dans le raz Blanchard dont arriĂšre de cette nouvelle industrie. En trimestre 2016, d’un raccordement de la mise en service est prĂ©vue pour 2018. Bretagne, par exemple, le port de Brest 250 kW doit permettre de connecter Ces fermes pilotes seront subventionnĂ©es a prĂ©vu une enveloppe de 220 M€ sur trois machines en mĂȘme temps. par l’État, Ă  hauteur de 173 €/MWh avec cinq ans (2015-2020) pour reconfigurer L’hydrolienne flottante H3 (60-80 kW) une prime d’environ 103 M€ rĂ©partie 40 hectares d’espaces dĂ©diĂ©s aux EMR. d’Hydrotube Énergie suit depuis l’étĂ© entre les deux consortiums. 53 Les Pays de la Loire sont Ă©galement trĂšs des tests mĂ©caniques. UrabaĂŻla (18 kW), mobilisĂ©s : la RĂ©gion a inaugurĂ©, prĂšs dĂ©veloppĂ©e par Bertin Technologies, Deux projets validĂ©s dans le raz de Nantes, la plateforme de recherche est attendue pour l’étĂ© 2016 suivie, Blanchard collaborative Technocampus OcĂ©an et en 2017, des machines du canadien Ă  Normandie Hydro (EDF EN- annoncĂ© un campus « jumeau » qui Instream Energy Systems (25kW) et du OpenHydro/DCNS) prĂ©voit l’installation accueillera, notamment, le siĂšge mondial grenoblois HydroQuest (40 kW-1 MW). de sept hydroliennes pour une EMR de GE/Alstom. puissance totale de 14 MW. Le coĂ»t Ă  Au large du Croisic, le Sem-Rev, du projet, estimĂ© Ă  112 M€ sur vingt Les territoires sont Ă©galement impliquĂ©s dĂ©veloppĂ© par l’École Centrale de ans, est amorti par une aide d’État de dans la mise en route des trois sites Nantes (ECN), a vocation Ă  caractĂ©riser 52 M€. DCNS envisage de construire d’essais dĂ©diĂ©s aux EMR. D’abord des systĂšmes houlomoteurs, Ă©oliens une usine d’hydroliennes Ă  Cherbourg coordonnĂ© par France Énergie Marine, flottants et bientĂŽt posĂ©s (autorisations pour assurer l’assemblage et la leur pilotage a Ă©tĂ© « rĂ©gionalisĂ© » Ă  la en cours). Le site de 1 km2 a Ă©tĂ© maintenance des turbines. demande de l’État. inaugurĂ© en aoĂ»t 2015 grĂące Ă  17 M€ d’investissements publics. Le hub de „ OpenHydro/DCNS est Ă©galement Ă  À Paimpol-BrĂ©hat, le site d’essais raccordement de 8 MW comprend prĂ©sent au Canada oĂč il a remportĂ©, pour l’hydrolien pilotĂ© par EDF, avec trois prises. L’une accueillera, cette avec Emera, un appel d’offres pour la le soutien de la RĂ©gion Bretagne et annĂ©e, le projet Ă©olien flottant Floatgen, construction d’une ferme pilote de 4 MW de l’Ademe, a accueilli en janvier pilotĂ© par Ideol (lire chapitre Ă©olien dans la baie de Fundy, prĂ©vue cette annĂ©e. 2016 la 7e offshore). Le prototype houlomoteur À plus long terme, les deux partenaires gĂ©nĂ©ration d’hydrolienne, dĂ©veloppĂ©e par OpenHydro (filiale Ă  MLiner dĂ©veloppĂ© par GEPS Techno ambitionnent le dĂ©ploiement d’une ferme 60 % de DCNS). Une machine similaire, est attendu pour 2017. commerciale de 300 MW. OpenHydro vise en cours d’assemblage dans la base Ă©galement l’installation de 300 MW au 3 Source : EDF EN. 4 Sur la zone du raz Blanchard, divisĂ©e en 6 zones, 7 consortiums se sont positionnĂ©s : EDF-DCNS, Alstom-GDF Suez, Alstom-Akuo Marine, Hydrowatt-Siemens, Tidalys-JP Energie Environnement-Strukton, HydroQuest-CMN-Valorem et Blue Shark Atlantique. Sabella et Engie concouraient seuls dans le passage du Fromveur. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Énergies marines large de l’üle anglo-normande d’Aurigny, en France et les premiers projets pilotes Ă  horizon 2020. sont annoncĂ©s pour 2018, Ă  la faveur de l’appel Ă  projets EMR de l’Ademe. Ă  Nephtyd (Engie- Alstom/GE) prĂ©voit un parc de 5,6 MW composĂ© de quatre „ La sociĂ©tĂ© grenobloise HydroQuest, hydroliennes de 1,4 MW. Le coĂ»t du créée en 2010, a atteint la phase projet est estimĂ© Ă  101 M€ sur vingt commerciale pour ses modĂšles fluviaux ans, selon l’Ademe. Il recevra une de 40 et 80 kW, qu’elle espĂšre exporter aide d’État de 51 M€. rapidement, en Afrique, AmĂ©rique Latine et Asie. Une machine de 40 kW a Ă©tĂ© „ Alstom a dĂ©voilĂ© sa turbine Oceade 18 immergĂ©e fin 2014 dans la Loire, Ă  de 1,4 MW en octobre 2014. La technologie OrlĂ©ans. Auparavant, l’entreprise avait a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e pendant dix ans par le installĂ© deux prototypes, Ă  Grenoble (30 britannique Tidal Generation, rachetĂ© kW) et en Guyane (12 kW). par Alstom en 2013. Un projet reconfigurĂ© Ă  Ouessant Candidate malheureuse Ă  l’AMI sur les fermes pilotes en mer, HydroQuest Le consortium Sabella-Engie, candidat continue de vouloir « mariniser » sa Ă  l’AMI dans le passage du Fromveur machine, soutenue par Constructions 4. L’ÉNERGIE (Bretagne), fait l’objet d’un traitement mĂ©caniques de Normandie. Elle projette HOULOMOTRICE dĂ©rogatoire. La zone prĂ©sente, en effet, d’implanter un prototype Ă  Paimpol-BrĂ©hat DÉLAISSÉE PAR LES des singularitĂ©s liĂ©es aux problĂ©matiques d’ici Ă  2017. Une machine intermĂ©diaire 54 d’alimentation Ă©lectrique de l’üle devrait Ă©galement poursuivre des tests GRANDS ACTEURS d’Ouessant, auquel le duo compte en milieu estuarien au Seeneoh. rĂ©pondre en intĂ©grant une solution de À l’échelle mondiale, l’énergie des stockage Ă  terre. Le cadre financier de Moins mature, la technologie d’hydrolienne vagues et de la houle reprĂ©sente un l’AMI n’étant pas adaptĂ©, « un nouveau flottante dĂ©veloppĂ©e par Hydrotube potentiel de production important, estimĂ© mode de financement » a Ă©tĂ© promis Energie, sociĂ©tĂ© bordelaise créée en 6 Ă  29 500 TWh/an . En France, l’Ademe par le Premier ministre, Manuel Valls. 2008, est en cours de tests depuis cet Ă©value Ă  40 TWh/an la capacitĂ© exploitable, Ă©tĂ© au Seeneoh. Son projet Hyfloelfu mais le nombre des acteurs français „ Sans attendre, Sabella a immergĂ© et pour le dĂ©veloppement d’un nouveau prĂȘts Ă  dompter cette Ă©nergie s’est rĂ©duit raccordĂ© une hydrolienne D10 (500 kW) concept d’hydrolienne fluviale flottante a avec au moins trois grandes dĂ©fections. dans le passage du Fromveur, Ă  l’étĂ© 2015. Ă©tĂ© laurĂ©at de l’appel Ă  projets « Instituts pour la Transition ÉnergĂ©tique » qui a DCNS a mis le houlomoteur de cĂŽtĂ© pour allouĂ© 4 M€ Ă  10 projets en dĂ©cembre se concentrer sur l’hydrolien, l’énergie 3. DES PME 2015. À plus long terme, Hydrotude thermique des mers (ETM) et l’éolien DYNAMIQUES DANS Energie vise principalement l’Afrique. flottant. Le groupe continue nĂ©anmoins L’HYDROLIEN FLUVIAL d’assister le finlandais Fortum dans la La filiale du groupe Cnim, Bertin phase exploratoire du projet Wattmor, Technologies a dĂ©veloppĂ© en seulement visant l’installation d’un dĂ©monstrateur D’aprĂšs le cabinet amĂ©ricain Pike deux ans un prototype d’hydrolienne de 1,5 MW en baie d’Audierne. Research5, le potentiel mondial de flottante, UrabaĂŻla, dans le cadre d’un l’hydrolien fluvial est de 3 GW d’ici Ă  projet collaboratif menĂ© avec Énergie de Le projet Houles Australes menĂ© par 2025. Le gisement, bien plus faible que la Lune, ICnergie, UFO Boat, K-Epsilon, EDF EN au large de La RĂ©union n’a pas celui de l’hydrolien marin, ne semble pas EPOC et M2P2. Une premiĂšre hydrolienne repris aprĂšs le coup d’arrĂȘt brutal de fin intĂ©resser les grands groupes, ce qui de 18 kW (2 x 9 kW) a Ă©tĂ© installĂ©e en 2013 lorsque le prototype houlomoteur n’empĂȘche pas la structuration d’une novembre 2015 sur l’Adour pour des tests CETO7 (2 MW), a Ă©tĂ© emportĂ© par le filiĂšre dynamique autour de PME. En de qualification. Ils se poursuivront au cyclone tropical Bejisa. Ă  peine plus d’un an, trois prototypes Seeneoh Ă  partir de l’étĂ© 2016. d’hydroliennes fluviales ont Ă©tĂ© immergĂ©s 5 Hydrokinetic and Ocean Energy, Pike Research, fĂ©vrier 2012. 6 An International Vision for Ocean Energy, OES, octobre 2011. 7 DĂ©veloppĂ©e depuis plus de dix ans par l’australien Carnegie, la bouĂ©e houlomotrice CETO a retenu l’attention d’EDF EN, qui dĂ©tient aujourd’hui le droit d’utilisation exclusif de la technologie dans l’hĂ©misphĂšre nord et Ă  La RĂ©union. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Énergies marines 5. PEU D’ÉLUS DANS DCNS, associĂ©e Ă  Akuo Energy, vise la L’ÉNERGIE THERMIQUE mise en service d’une centrale pilote DES MERS de 16 MW au large de la Martinique Ă  l’horizon 2018. Le projet, baptisĂ© Nemo, est soutenu par le programme europĂ©en NER3009 L’exploitation de l’énergie thermique des Ă  hauteur de 72 M€, sur un mers (ETM) nĂ©cessite des compĂ©tences budget global de 300 M€. À terre, Nautilus d’ingĂ©nierie systĂšme et des capacitĂ©s (5,7 MW) a Ă©tĂ© suspendu. industrielles pointues qui limitent le nombre d’acteurs. Aujourd’hui, DCNS et „ Akuo Energy a signĂ©, en 2015, un l’amĂ©ricain Lockheed Martin sont quasi protocole d’accord avec l’opĂ©rateur seuls sur le secteur. ConcentrĂ© dans les public indonĂ©sien Pertamina pour le zones intertropicales, le potentiel de dĂ©veloppement de 560 MW d’énergies production n’en est pas moins Ă©levĂ© : renouvelables, dont 200 MW Ă  partir 8 44 000 TWh/an . de 2018. Enfin, Alstom a stoppĂ© ses investissements Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre et revendu en 2014 les 40 % qu’il dĂ©tenait depuis 2011 dans le britannique AWS Valorem avance dans l’hydrolien... girondin Ocean Energy Renewables. Candidat malheureux Ă  l’AMI dĂ©diĂ© Ă  l’hydrolien marin oĂč il accompagnait HydroQuest, le dĂ©veloppeur multi-Ă©nergies poursuit dans l’hydrolien 55 L’une des rares entreprises Ă  persĂ©vĂ©rer fluvial. Il est dĂ©sormais co-actionnaire du Seeneoh et accompagne Bertin est la PME nazairienne GEPS Techno, Technologies (groupe Cnim) et Instream sur le dĂ©veloppement d’une fondĂ©e en 2011 par trois ingĂ©nieurs de ferme hydrolienne pilote Ă  Bourg en Gironde, d’ici Ă  2018. Le projet a Ă©tĂ© STX France. L’entreprise commercialise soumis au dernier appel d’offres de l’Ademe consacrĂ© aux EMR. deux applications : Octopusea alimente GEPS Techno atteint la phase commerciale en Ă©nergie houlomotrice des structures flottantes et GSire permet Ă  la fois de La sociĂ©tĂ© nazairienne a engrangĂ© les premiĂšres commandes pour ses stabiliser les navires et de rĂ©cupĂ©rer applications houlomotrices en 2015. Le chantier naval de Socarenam l’énergie du roulis pour diminuer leur Ă  Boulogne-sur-Mer lui a commandĂ© deux stabilisateurs GSire pour consommation de carburant. GEPS des patrouilleurs lĂ©gers et l’Ifremer a optĂ© pour une bouĂ©e de mesure Techno dĂ©veloppe, par ailleurs, une autonome (livrĂ©e en mai 2015). L’entreprise a gĂ©nĂ©rĂ© 200 K€ de chiffre plateforme flottante de 50-60 MW d’affaires en 2015 et prĂ©voit de passer Ă  1,5 M€ en 2016. ParallĂšlement, elle indique ĂȘtre sur le point de boucler une levĂ©e de fonds de 1 M€. combinant les Ă©nergies houlomotrice, Ă©olienne, hydrolienne et solaire, baptisĂ©e Sabella marque des points Ă  l’international MLiner. Des essais en mer sont prĂ©vus En attendant que la situation se dĂ©gage dans le passage du Fromveur en 2017 au Sem-Rev. Un programme (lire plus haut), la sociĂ©tĂ© quimpĂ©roise, fondĂ©e en 2008, est partie intermĂ©diaire, laurĂ©at de l’appel Ă  chercher des contrats Ă  l’international. Elle a signĂ©, en fĂ©vrier 2015, un projets Piave de Bpifrance, porte sur partenariat avec deux entreprises indonĂ©siennes pour la fabrication et une plateforme autonome intĂ©grant l’installation d’hydroliennes dans l’archipel. Elle a Ă©galement conclu un GSire et un systĂšme de stockage. accord exclusif avec le dĂ©veloppeur philippin H&WB pour installer jusqu’à 500 MW d’hydroliennes dans le dĂ©troit de San Bernardino, au nord des Philippines. 8 An International Vision for Ocean Energy, OES, octobre 2011. 9 Le fonds dĂ©monstrateur europĂ©en NER300 finance des projets « bas carbone » grĂące Ă  l’argent issu de la vente des permis d’émission de CO2. En juillet 2014, le second appel Ă  projets, d’une enveloppe d’un milliard d’euros, a permis la sĂ©lection de 19 projets dans 12 pays, dont celui de DCNS et Akuo. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Énergies marines MARÉE MONTANTE POUR LES ÉNERGIES MARINES DotĂ©e d’un potentiel important, la France veut devenir leader mondial de ce jeune secteur. Plusieurs appels Ă  projets ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© lancĂ©s, les sites d’essais s’étoffent et les dĂ©monstrateurs sont peu Ă  peu immergĂ©s. L’énergie hydrolienne est la plus avancĂ©e, tirĂ©e par les grands groupes dans le domaine marin et par les PME dans le fluvial. 52 748 GW, ce n’est qu’une toute petite ParticuliĂšrement bien dotĂ©e en ressources portes du marchĂ©. partie de l’énergie – renouvelable – dont aquatiques, scientifiques et industrielles, regorgent nos ocĂ©ans, mais que nous la France fait partie des pays qui pourrions exploiter dĂšs 2050, selon parient le plus sur ce secteur. En 2015, 1. UNE SÉRIE 1 l’Hexagone s’est illustrĂ© notamment l’Agence internationale de l’énergie . Sans D’AVANCÉES compter le potentiel Ă  tirer des riviĂšres et dans l’hydrolien, avec pas moins de cinq des fleuves... Mais l’aventure ne fait que turbines immergĂ©es. L’écosystĂšme s’est commencer : en dehors des technologies resserrĂ© dans le houlomoteur aprĂšs le La France se fixe des objectifs marĂ©motrices et hydroĂ©lectriques dĂ©jĂ  retrait de plusieurs acteurs de poids. La matures, les autres ne sont encore famille des EMR continue cependant de Le projet de Programmation pluriannuelle que foisonnement – pas moins de 150 s’agrandir. Les grands noms de l’énergie de l’énergie pour 2023 fixe, pour la technologies rĂ©pertoriĂ©es rien que dans – EDF, Engie... – sont rejoints par des premiĂšre fois, des objectifs EMR : 100 MW le houlomoteur ! Ce dernier et l’hydrolien poids moyens – Akuo Energy, Valorem... –, installĂ©s (y compris Ă©olien flottant) et 100 sont les Ă©nergies marines renouvelables tirant derriĂšre eux une ribambelle de Ă  200 MW « engagĂ©s » d’ici Ă  cinq ans. (EMR) qui se rapprochent le plus de la partenaires. Surtout, Ă  cĂŽtĂ© des industriels phase commerciale. L’énergie thermique Ă  la recherche de relais de croissance – En 2015, le soutien de l’État s’est traduit des mers reste, elle, exploratoire. Alstom, DCNS, Bertin Technologies... –, par le lancement d’un troisiĂšme appel de plus en plus de pure players, tels 2 Ă  projets dĂ©diĂ© aux EMR , pilotĂ© par Sabella, HydroQuest, GEPS Techno, se l’Ademe. Pour la premiĂšre fois, un volet distinguent avec des technologies aux hydrolien fluvial y Ă©tait intĂ©grĂ©. 1 An International Vision for Ocean Energy, OES/IEA, 2011. e 2 L’Ademe a lancĂ© en aoĂ»t 2015 la 3 Ă©dition de l’appel Ă  projets dĂ©diĂ© aux Ă©nergies marines renouvelables, dans le cadre du programme « DĂ©monstrateurs pour la Transition Ă©cologique et Ă©nergĂ©tique » des Investissements d’avenir. La clĂŽture Ă©tait fixĂ©e au 20 mars 2017. Les premiĂšres Ă©ditions ont respectivement permis d’identifier 5 projets en 2010, puis 6 en 2013. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Biogaz ou Ă  la ferme doivent utiliser au moins indispensables pour Ă©quilibrer le mix 60 % d’intrants agricoles pour bĂ©nĂ©ficier d’intrants. Ces freins Ă  l’approvisionnement des tarifs d’achat. Si la multiplication ont affectĂ© la durĂ©e de fonctionnement des projets vertueux et durables est Ă  d’environ 30 % des sites interrogĂ©s. mettre au profit de ce modĂšle, celui-ci Enfin, des pannes et des arrĂȘts de la implique une exploitation diffĂ©rente des cogĂ©nĂ©ration liĂ©s Ă  des coupures de sites, en cours d’apprentissage. rĂ©seau et Ă  un manque de fiabilitĂ© de matĂ©riels sont la troisiĂšme cause de Retour d’expĂ©rience dĂ©cevant sous-performance. Alors que le secteur a commencĂ© Ă  se Inflation des coĂ»ts dĂ©velopper en 2011 grĂące Ă  un cadre rĂ©glementaire incitatif, le premier retour Les investissements (Capex) et charges d’expĂ©rience est dĂ©cevant. En cinq ans, la d’exploitation prĂ©visionnelles (Opex) ont filiĂšre a essuyĂ© les plĂątres. La production logiquement grimpĂ©. Les sites sont plus de biogaz se distingue du solaire ou de Ă©quipĂ©s pour rĂ©pondre Ă  des natures l’éolien - des secteurs trĂšs capitalistiques d’intrants hĂ©tĂ©rogĂšnes, avec un fort mais aux coĂ»ts variables faibles – car c’est taux d’indĂ©sirables potentiellement une activitĂ© de flux. La mĂ©thanisation, variables dans le temps. Les nouveaux procĂ©dĂ© complexe, nĂ©cessite de sĂ©curiser projets indiquent des Capex de l’ordre de le volume et la qualitĂ© des intrants. Une 10 000 €/kWe pour des petites puissances « prĂ©paration » d’importance car, si le (< 200 kWe) et 8 000 €/kWe Ă  partir les installations infĂ©rieures Ă  500 kWh. mix d’intrants est instable et/ou peu d’1 MWe. Les Opex actualisĂ©s varient Au-delĂ , les promoteurs devront passer 57 homogĂšne, le risque d’alĂ©as grandit. entre 1 000 et 1 500 €/kWe sans grande par des appels d’offres avec le nouveau De plus, la variabilitĂ© de la « ration » variation selon la taille des projets. systĂšme du complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration, du mĂ©thaniseur rĂ©duit sa productivitĂ©. en vigueur en 2016. Un premier round Cette inflation a freinĂ© le dĂ©veloppement qui porte sur un volume de 10 MW a Ă©tĂ© Un comitĂ© de pilotage, rĂ©unissant les du secteur. Lors de l’étude, environ lancĂ©, et est ouvert jusqu’au 22 aoĂ»t 2016. principaux acteurs, a mandatĂ© le cabinet 1 projet sur 3 a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© bloquĂ©, faute E-CUBE pour dresser un Ă©tat des lieux. de rentabilitĂ© et/ou de financement. Pour Pour les unitĂ©s qui injectent du Conclusion : le particularisme français les financeurs, les niveaux de rentabilitĂ© biomĂ©thane, les tarifs d’achat sont a dirigĂ© la filiĂšre vers un modĂšle multi- ne sont pas Ă  la hauteur des risques compris entre 65 et 145 €/MWh. En intrants qui gĂ©nĂšre de nombreux alĂ©as perçus. La filiĂšre a donc demandĂ© que 2016, toutes les installations de biogaz d’exploitation liĂ©s Ă  des Ă©quipements ces risques soient pris en compte par en France bĂ©nĂ©ficient du soutien de l’État non adaptĂ©s aux approvisionnements l’État dans le cadre des mĂ©canismes via un ou plusieurs mĂ©canismes (tarifs et/ou des problĂšmes de conception de soutien. d’achat, fonds chaleur, fonds dĂ©chets). entraĂźnant des dysfonctionnements du procĂ©dĂ© de mĂ©thanisation. 94 % des sites PrioritĂ© Ă  l’injection de dĂ©clarent avoir rencontrĂ© des alĂ©as, et 65 % 2. UN CADRE biomĂ©thane prĂ©sentent une rentabilitĂ© infĂ©rieure au AMÉLIORÉ prĂ©visionnel. Les intrants, fibreux, variĂ©s JugĂ©e plus pertinente du point de vue et avec un taux potentiellement Ă©levĂ© de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, l’injection de d’indĂ©sirables, nĂ©cessitent l’adaptation RĂ©glementation rĂ©visĂ©e biomĂ©thane dans le rĂ©seau national de des Ă©quipements conçus pour d’autres gaz est encouragĂ©e par l’État. marchĂ©s europĂ©ens. Les exploitants ont 2015 a constituĂ© une annĂ©e charniĂšre. donc dĂ», et continuent, Ă  dĂ©velopper Des arrĂȘtĂ©s ont simplifiĂ© les dĂ©marches Depuis 2014, le dispositif dit «Double des procĂ©dĂ©s et des Ă©quipements plus administratives en gĂ©nĂ©ralisant le permis valorisation» permet aux producteurs de robustes pour y faire face. unique et en facilitant l’injection dans le biogaz de valoriser simultanĂ©ment leur rĂ©seau de gaz. La filiĂšre a Ă©galement production sous forme d’électricitĂ© et de Une autre problĂ©matique s’ensuit : la obtenu une revalorisation des tarifs d’achat biomĂ©thane injectĂ© dans les rĂ©seaux de difficultĂ© croissante pour les exploitants (entre 10 et 15 %, selon les cas), dĂ©sormais gaz naturel. Et ce, avec le double bĂ©nĂ©fice de se fournir en matiĂšres mĂ©thanogĂšnes, compris entre 175 et 225 €/MWh pour des dispositifs de soutien existants pour Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Biogaz ces productions. Le projet Methavalor 3.2 Les entreprises des marchĂ©s Ă©levĂ©s. Plusieurs types d’acteurs tentent (Moselle) a Ă©tĂ© le premier Ă  en bĂ©nĂ©ficier. historiques de s’imposer. Ce gaz supplĂ©mentaire injectĂ© doit Les marchĂ©s historiques que sont les Les spĂ©cialistes permettre d’élever l’indĂ©pendance stations d’épuration et les sites industriels Bionerval (groupe Saria Industries) Ă©nergĂ©tique du pays et d’inventer de sont dominĂ©s par trois grands groupes exploite 5 sites de cogĂ©nĂ©ration en France nouveaux dĂ©bouchĂ©s, comme le bioGNV. industriels, prĂ©sents Ă©galement sur le cumulant 8 MWe pour un investissement Carrefour, Monoprix, La Poste ou des marchĂ© des ordures mĂ©nagĂšres. de 50 M€. Avec un chiffre d’affaires de collectivitĂ©s (Lille) commencent Ă  s’équiper 30 M€ en 2015 pour 100 salariĂ©s, la de flottes de vĂ©hicules fonctionnant au GNV. Suez Environnement est un acteur sociĂ©tĂ© est « tout juste Ă  l’équilibre ». majeur qui valorise le biogaz sur plus De 200 000 tonnes de dĂ©chets traitĂ©s de 90 installations dans le monde et a (majoritairement agro-industriels et 3. LES GRANDS produit plus d’1 TWh d’électricitĂ© en 2014. distribution), elle souhaite passer Ă  350 000 ACTEURS En France, outre les stations d’épuration, tonnes, Ă  partir des sites existants, en il opĂšre trois unitĂ©s de mĂ©thanisation et visant notamment le marchĂ© Ă©mergent La filiĂšre compte une multitude de mĂ©tiers. dispose d’un laboratoire dĂ©diĂ©, Metha’Lab, de la restauration. En amont, la fabrication des Ă©quipements en Ile-de-France. Son objectif est d’élever est dominĂ©e par les entreprises de 30 % Ă  50 % sa capacitĂ© de production Fonroche (97 M€ CA en 2015) a nouĂ© des allemandes et nordiques. En aval, des dans les cinq prochaines annĂ©es. Pour y partenariats avec Air Liquide et le danois mĂ©tiers peu dĂ©localisables comme les parvenir, Suez s’est emparĂ© dĂ©but 2016 Bigadan, qui lui ont permis d’accĂ©der Ă  bureaux d’études, dĂ©veloppeurs de projets, de 52 % de MĂ©ta Bio Énergies (groupe une technologie multi-intrants, adaptĂ©e assistants de maĂźtre d’ouvrage, etc. Le ChazĂ© Environnement), spĂ©cialisĂ© dans Ă  l’Hexagone. L’entreprise se prĂ©sente 58 club Biogaz de l’Association technique la mĂ©thanisation des biodĂ©chets et la comme le premier fabricant français Ă©nergie environnement (ATEE) comptait, production d’amendements organiques de mĂ©thaniseurs (40 en exploitation, au 1er janvier 2016, 240 adhĂ©rents. Le pour les sols. À ses cĂŽtĂ©s, le groupe appartenant Ă  Bigadan) et compte une chiffre d’affaires de la filiĂšre est estimĂ© agro-industriel Avril (ex-SofiprotĂ©ol) et unitĂ© en exploitation dans le Lot-et- Ă  390 M€ en 2015 par le cabinet Xerfi, le dĂ©veloppeur-investisseur Evergaz Garonne, 20 en dĂ©veloppement et 200 M€ qui estime qu’il devrait plus que doubler ex-Holding Verte), ont pris chacun 12,5 % d’investissements sur le marchĂ© entre pour atteindre 920 M€ d’ici 2020. du capital. La Caisse des dĂ©pĂŽts, qui en 2010 et 2020. dĂ©tenait 23 %, conserve sa participation. 3.1 Le cas Engie En 2015, Verdesis (20 M€ CA, 53 salariĂ©s) En France, Veolia Ă  travers sa filiale SEDE a Ă©tĂ© rachetĂ©e par Dalkia (dĂ©sormais Engie est le seul acteur intĂ©grĂ© sur Environnement produit 3,5 millions de filiale d’EDF). Elle annonce 40 unitĂ©s l’ensemble de la chaĂźne de valeur, de m3 de biogaz et 8 000 MWh d’électricitĂ© de traitement biogaz sur 23 sites d’une la collecte de dĂ©chets (via Sita, filiale par an. capacitĂ© cumulĂ©e de 27 MWe. de Suez Environnement dont Engie est le premier actionnaire) Ă  la distribution Enfin, Saur, acteur important du secteur de Gaseo exploite 4 installations de de biomĂ©thane (avec GNVert et Cofely la gestion des dĂ©chets et des eaux usĂ©es, cogĂ©nĂ©ration en France cumulant 4,4 MWe, Ineo), en passant par la production dĂ©tient 6 sites Ă©quipĂ©s de cogĂ©nĂ©ration, et 3 sites d’injection en Allemagne. La (Suez Environnement) et le transport pour 45 200 MWh produits en 2015. sociĂ©tĂ© a investi 6,7 M€ pour 51 M€ de sur le rĂ©seau (GrDF, GRTgaz). Engie a recettes en 2015. mis en place une branche biogaz dont 3.3 Les entreprises des marchĂ©s l’objectif est de dĂ©velopper en partenariat, agricoles Cap Vert Energie exploite une installation 20 Ă  25 unitĂ©s de mĂ©thanisation d’une de 250 kWe, en construit une autre capacitĂ© individuelle moyenne de 20 La mĂ©thanisation agricole reprĂ©sente de 1,2 MWe et projette le lancement GWh, d’ici Ă  2020. Le groupe s’intĂ©resse dĂ©sormais la moitiĂ© des projets. La d’une troisiĂšme en 2016. La sociĂ©tĂ© aussi au marchĂ© agricole et travaille France a un objectif ambitieux de 1 500 annonce Ă©galement 5 projets sĂ©curisĂ©s sur une offre commerciale dĂ©diĂ©e. Il a mĂ©thaniseurs en fonctionnement en 2020 et 6 en dĂ©veloppement. Au total, cela annoncĂ© en fĂ©vrier la constitution d’une grĂące aux appels d’offres . La concurrence reprĂ©senterait une capacitĂ© d’injection joint-venture avec Suez Environnement est plus forte sur ce segment car les de 2 000 Nm3/h et de 1 500 kWe en dĂ©diĂ©e au biogaz. investissements d’entrĂ©e sont moins cogĂ©nĂ©ration. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Biogaz Fertigaz (2,6 M€ de CA en 2014) exploite Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre deux unitĂ©s : Fertiker (400 kWe) dans le FinistĂšre, et Ferti-Nrj (700 kWe) dans l’Oise, dont Saria Industries a pris 30 % Cryo Pur joue la carte du bioGNL en 2015. FondĂ©e en 2015, Cryo Pur a misĂ© sur la cryogĂ©nisation. Sa technologie permet le traitement du biogaz issu de la mĂ©thanisation des Armorgreen, sociĂ©tĂ© bretonne spĂ©cialisĂ©e dĂ©chets agricoles, dĂ©chets industriels, boues d’épuration et ordures dans les Ă©nergies renouvelables, est mĂ©nagĂšres pour produire du biomĂ©thane liquide (ou bioGNL) et du Ă©galement prĂ©sente sur le marchĂ© bioCO2. Cette solution offre l’avantage de s’affranchir des limites de depuis 2011, via notamment sa filiale l’autoconsommation ou de besoins locaux trop rĂ©duits. AEB MĂ©thafrance. Un dĂ©monstrateur, d’une capacitĂ© de 120 m3/h, a Ă©tĂ© installĂ© en Les rescapĂ©s du solaire 2015 Ă  la station d’épuration de Valenton, la deuxiĂšme plus grande de France, appartenant au SIAAP, en partenariat avec Suez Environnement La filiĂšre biogaz a vu l’arrivĂ©e massive dans le cadre du projet BioGNVal, en partie financĂ© par le Programme d’acteurs issus d’autres Ă©nergies Investissements d’Avenir de l’Ademe. Trois autres commandes devraient renouvelables (solaire et Ă©olien), en suivre en 2016. La start-up, qui a obtenu 3 M€ du fonds Xerys en 2015, quĂȘte de diversification. Mais beaucoup prĂ©voit deux nouvelles levĂ©es en 2016, en juillet et en novembre. ont jetĂ© l’éponge en raison de la complexitĂ© Et aussi
 inhĂ©rente Ă  ces projets. NĂ©anmoins, Ă  Venue de l’éolien et du solaire, Vol-V (17,4 M€ CA, 35 salariĂ©s) notons quelques belles reconversions, bifurque vers le biogaz. La sociĂ©tĂ© a cĂ©dĂ© dĂ©but 2016 la moitiĂ© de sa comme celle de Vol-V (lire encadrĂ©) filiale solaire Homer Sol Ă  Cap Vert Energie, pour investir davantage dans le biogaz. Elle a bouclĂ© un financement de 15 M€ pour deux Albioma (ex-SĂ©chilienne Sidec), qui a projets qui devraient ĂȘtre opĂ©rationnels Ă  l’automne. Fin 2015, sa 59 rachetĂ© Methaneo en 2012, a inaugurĂ© filiale Biomasse a annoncĂ© la construction de sa premiĂšre usine 3 installations, dont la plus importante d’injection de biomĂ©thane en Bretagne (32 GWh/an). Vol-V se fixe Tiper MĂ©thanisation (Deux-SĂšvres) d’une comme objectif d’atteindre 40 MW en exploitation en 2018. puissance de 2 MWe, en avril 2013. Le Ă  Créée en 2008 sous le nom de Holding Verte, Evergaz (groupe groupe a depuis gelĂ© tous ses projets. Aqua) compte 3 centrales biogaz en exploitation et 1 en construction, pour une puissance cumulĂ©e de prĂšs de 3 MW. Quadran est prĂ©sent sur ce marchĂ© via sa filiale MĂ©thanergy qui exploite 9 centrales totalisant 11 MW (sur les 400 MW que compte le groupe avec le Le projet Gaya ou le biogaz 2.0 solaire et l’éolien). Gaya, un projet de R&D lancĂ© en 2010 Ă  Saint-Fons (Grand Lyon), 3.4 Les start-up vise Ă  valider les choix technologiques innovants et les applications e du biomĂ©thane dit de 2 gĂ©nĂ©ration, issu principalement de matiĂšres Outre Cryo Pur (lire encadrĂ©), NĂ©nufar lignocellulosiques (bois, paille, etc.). Un budget de 47 M€ a Ă©tĂ© prĂ©vu au (Essonne) propose un dispositif brevetĂ© lancement du projet, dont 19 M€ de subventions de l’Ademe, le reste avec une membrane flottante pour les Ă©tant financĂ© par Engie et 10 partenaires. Un dĂ©monstrateur doit entrer en opĂ©ration Ă  l’automne 2016 pour une durĂ©e de trois ans. fosses Ă  lisier en unitĂ©s de production e d’énergie. Engie indique Ă©galement travailler sur un biomĂ©thane de 3 gĂ©nĂ©ration Ă  partir de micro-algues. Les Ă©tudes n’en sont qu’à leurs prĂ©mices, mais elles pourraient conduire Ă  un projet-pilote dĂšs 2030. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Biogaz LE BIOGAZ EN PHASE D’APPRENTISSAGE Le biogaz reprĂ©senterait un potentiel mobilisable de 56 TWh par an, soit la consommation Ă©nergĂ©tique de prĂšs de 3 millions de foyers, selon l’Ademe. Il constitue donc une source non nĂ©gligeable d’énergie renouvelable, dont la trĂšs grande majoritĂ© serait issue du monde agricole. Mais le marchĂ© a connu des dĂ©buts difficiles avec des obstacles rĂ©glementaires, technologiques, financiers... Les changements intervenus en 2015 devraient l’aider Ă  prendre un nouvel Ă©lan. 20 sites en 2016 d’une capacitĂ© moyenne de 16 GWh/an. Mais le plus gros reste Ă  venir. Le gestionnaire de distribution a comptabilisĂ© 374 projets, dont les trois quarts agricoles Ă  diffĂ©rents stades de dĂ©veloppement. Mais c’est en 2017 que les plus imposantes installations devraient ĂȘtre branchĂ©es, cette fois-ci sur le gestionnaire de transport (GRTgaz). 56 Particularisme français Alors qu’en 2008, 9 mĂ©thaniseurs sur 10 Ă©taient concentrĂ©s sur des sites industriels ou des stations d’épuration (STEP), ils en reprĂ©sentent aujourd’hui moins de la moitiĂ©. Ces marchĂ©s historiques restent nĂ©anmoins porteurs grĂące aux progrĂšs technologiques qui permettent de rentabiliser des STEP de plus en plus petites. Pour autant, les installations agricoles centralisĂ©es (31, d’une puissance moyenne infĂ©rieure Ă  500 kWe) et surtout Ă  la ferme (d’une puissance moyenne de 1 200 kWe) ont repris le flambeau. L’élaboration de la stratĂ©gie française 1. UN SECTEUR et pharmaceutique, notamment), et pour le biogaz a pris le contre-pied du COMPLEXE les mĂ©thaniseurs centralisĂ©s ou « Ă  la modĂšle allemand, qui s’est rapidement ferme ». S’ajoutent 17 sites d’injection dĂ©veloppĂ© (8 000 installations en 2015) er sur le rĂ©seau national de biomĂ©thane grĂące, notamment, Ă  une culture massive L’Hexagone comptait au 1 janvier 2016 un peu plus de 400 installations (biogaz Ă©purĂ©) totalisant 250 GWh/an. de maĂŻs. Pour empĂȘcher un conflit d’usage valorisant le biogaz, soit 33 % de plus de la terre (production alimentaire vs qu’en 2011, pour une puissance installĂ©e Le dĂ©lai de construction moyen d’une Ă©nergĂ©tique), la France a orientĂ© la filiĂšre de 300 MWe. Cela comprend les stations installation de mĂ©thanisation variant entre vers la valorisation des dĂ©chets (effluents d’épuration, les centres de stockage de trois et cinq ans, de nombreux projets d’élevage, eaux usĂ©es, biodĂ©chets) dĂ©chets, les sites d’ordures mĂ©nagĂšres, lancĂ©s depuis 2011 devraient bientĂŽt s’intĂ©grant dans un modĂšle d’économie les distilleries, l’industrie (agro-alimentaire voir le jour. GrDF prĂ©voit de raccorder circulaire. Les mĂ©thaniseurs centralisĂ©s Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Stockage Les capacitĂ©s « behind the meter » (en devrait se dĂ©velopper rapidement au ce coĂ»t peut rarement ĂȘtre couvert par aval du compteur) ont quadruplĂ© outre- pays de l’Energiewende. Le fournisseur les ventes ». Atlantique l’annĂ©e derniĂšre, passant de Sonnen annonçait en novembre dernier 6,9 MW en 2014 Ă  35 MW, selon la sociĂ©tĂ© avoir ainsi vendu en Allemagne 8 000 En France, les projets se dĂ©veloppent donc d’études GTM Research. Ce succĂšs batteries rĂ©sidentielles intelligentes et dans les Drom-Com et en Corse. Des n’est d’ailleurs pas circonscrit aux seuls ouvert 60 agences. Le pays en est mĂȘme territoires dits Zones non interconnectĂ©es États-Unis. « Le stockage distribuĂ©, en Ă  tester la mise en rĂ©seau de batteries (ZNI) : l’énergie y est plus chĂšre qu’en rĂ©sidentiel, mais aussi dans les bĂątiments domestiques pour contribuer Ă  Ă©quilibrer mĂ©tropole, oĂč l’électricitĂ© d’origine tertiaires a pris son essor en 2015, que le rĂ©seau. Le « project swarm h» de nuclĂ©aire reste bon marchĂ© pour l’instant. ce soit en Californie, en Allemagne, en Caterva met ainsi Ă  disposition du rĂ©seau Australie ou dans les micro-rĂ©seaux ruraux d’électricitĂ© 65 batteries Li-Ion Saft de Les ZNI en voie d’équipement africains. Dans les pays dĂ©veloppĂ©s, le 20 kW/21 kWh, reliĂ©es entre elles, soit accĂ©lĂ©rĂ© vecteur principal est la fiertĂ©, pour le 1,3 MW de rĂ©serve primaire potentielle consommateur, d’ĂȘtre autonome en d’énergie. C’est la raison d’ĂȘtre de l’appel d’offres Ă©nergie. La valeur Ă©conomique, sur ce photovoltaĂŻque et stockage dans les ZNI, segment, vient d’apparaĂźtre3 lancĂ© en mai 2015 par la Commission », analyse Jean-Marc Bally, associĂ© du fonds 2. LE MARCHÉ de rĂ©gulation de l’énergie (CRE), et dont d’investissement Aster Capital engagĂ© FRANÇAIS LIMITÉ les rĂ©sultats devraient ĂȘtre connus d’ici dans la start-up californienne Off Grid AUX ZNI au 22 avril 2016. Le dispositif a remportĂ© Electric (lire encadrĂ©). un succĂšs historique : 217 dossiers reçus, pour une puissance totale de L’annĂ©e 2016 au double de 2015 Le dispositif reste onĂ©reux 356 MW dont la CRE ne gardera que 50 MW. Sur ces 217 candidatures, 76 61 La percĂ©e du stockage rĂ©sidentiel se fait Et la France dans tout cela ? « Pour se trouvent en Corse, 50 Ă  La RĂ©union, sur fond d’un marchĂ© global, lui-mĂȘme l’instant et Ă  l’exception de l’outre-mer, 38 en Guadeloupe, 29 en Guyane, 18 en en effervescence : + 243 % de puissance le stockage est un sujet d’export pour Martinique et 6 Ă  Mayotte. installĂ©e en 2015 aux États-Unis en les entreprises françaises, tranche amont et en aval du compteur, le volume Michael Salomon, fondateur de Clean Avant mĂȘme cet appel d’offres, plusieurs partant de 65 MW en 2014 pour bondir Horizon. Pour obtenir un « LCOE » correct projets s’étaient matĂ©rialisĂ©s. En Corse, Ă  221 MW l’annĂ©e derniĂšre4 (levelized cost of energy, somme actualisĂ©e le consortium Schneider Electric et Saft . des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques globaux) sur le a ainsi Ă©tĂ© choisi par le dĂ©veloppeur et 2016 devrait produire un millĂ©sime Ă  marchĂ© français, le prix des panneaux exploitant Langa pour la rĂ©alisation de nouveau remarquable. Les observations photovoltaĂŻques et celui des batteries deux installations photovoltaĂŻques d’1 de IHS annoncent 900 MW de puissance doit encore diminuer. Mais un prix plus MW chacune, associĂ©es Ă  1 MWh de installĂ©e dans le monde, soit deux fois Ă©levĂ© du carbone pourrait accĂ©lĂ©rer le stockage sur batteries. À La RĂ©union, Jean- plus qu’en 2015 ; 45 % seraient situĂ©s mouvement ». Bernard LĂ©vy, PDG d’EDF, concepteur aux États-Unis et 20 % au Japon. d’une solution de stockage de 1 MW 6 Ă  Saint-AndrĂ©, a annoncĂ© en fĂ©vrier Selon une Ă©tude de IHS , les prix des En Europe, trois pays sortent du lot, batteries et tout particuliĂšrement ceux des 2016 que l’üle allait franchir pour la le Royaume-Uni, l’Italie et surtout accumulateurs lithium-ion ont chutĂ© de premiĂšre fois le seuil de 30 % d’injection l’Allemagne ; 20 000 systĂšmes en aval 53 % entre 2012 et 2015. Et IHS anticipe instantanĂ©e d’électricitĂ© intermittente. du compteur y ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© installĂ©s, une baisse de 50 % d’ici Ă  2019. Mais pour La RĂ©union bĂ©nĂ©ficie aussi de la production surtout chez les particuliers, grĂące Ă  un l’instant, et comme le calcule Michael de la centrale solaire Bardzour, dĂ©veloppĂ©e tarif motivant et fortement subventionnĂ©. Salomon, « une batterie vendue 500 000 € par Akuo Energy et couplĂ©e Ă  un systĂšme Selon une Ă©tude du cabinet spĂ©cialisĂ© pour 5 000 cycles, cela fait 100 € euros de batteries lithium-ion Saft de 9 MWh. Clean Horizon5 pour chaque cycle. À l’heure actuelle, , ce segment de marchĂ© 3 ConfĂ©rence internationale sur le stockage de l’énergie 2015 organisĂ©e par l’Observatoire international de l’énergie (OIE), la Fondation Tuck et Sun’R, 24 novembre 2015, Rueil- Malmaison. 4 U.S. Energy Storage Monitor: 2015 Year in Review Executive Summary, GTM Research, mars 2016. 5 Energy storage for German municipal utilities (Stadtwerke), A market in the starting blocks, Clean Horizon Consulting, Q4 2015. 6 Grid-Connected Energy Storage Report – 2015, IHS, 13 novembre 2015. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Stockage 62 Ces rĂ©alisations – et d’autres, comme la constitution d’une filiĂšre exportatrice « En dehors de contextes locaux particuliers 8 qui peuvent gĂ©nĂ©rer des opportunitĂ©s l’installation Toucan en Guyane – et les française de stockage stationnaire » . futurs projets issus de l’appel d’offres CRE ponctuelles (impossibilitĂ© de renforcer le ZNI concrĂ©tisent les analyses d’une Ă©tude Face Ă  la mĂ©tropole, en revanche, cette rĂ©seau, difficultĂ©s d’acceptation sociĂ©tale publiĂ©e par l’Ademe en 2013, estimant Ă©tude prospective jusqu’en 2030 est des ou sites isolĂ©s), le stockage d’électricitĂ© que les ZNI « reprĂ©sentent un terrain plus circonspectes. Inutile d’installer des dĂ©centralisĂ© ou diffus s’avĂšre la plupart du d’expĂ©rimentation extrĂȘmement propice au systĂšmes de stockage supplĂ©mentaires, temps moins intĂ©ressant Ă©conomiquement dĂ©veloppement du stockage stationnaire les besoins de flexibilitĂ© Ă©lectriques ne que des solutions de renforcement d’électricitĂ©. MĂȘme si le gisement reste l’exigeront pas. L’étude se fonde sur le rĂ©seau ou d’écrĂȘtement de la production limitĂ© (200 Ă  400 MW), les projets Ă©tudiĂ©s fait que la part du stockage d’électricitĂ© intermittente excĂ©dentaire. » Du coup, (CAES7 dans le mix Ă©lectrique est dĂ©jĂ  significative l’Ademe recommande non pas la mise de surface, batteries Li-Ion
) sont rentables pour la collectivitĂ© et les (4,3 GW de STEP et 13 GW d’hydraulique en place massive de stockage Ă©lectrique, perspectives de dĂ©ploiement au niveau avec rĂ©servoir), ce qui dĂ©valoriserait mais seulement de « favoriser des projets mondial sont prometteuses, constituant d’entrĂ©e la valeur des capacitĂ©s de de R&D amont ou de dĂ©monstration ». ainsi un point de dĂ©part intĂ©ressant pour stockage d’électricitĂ© supplĂ©mentaires. 7 Compressed Air Energy Storage, stockage d’énergie par air comprimĂ©. Une dizaine de CAES sont en production ou en construction dans le monde. 8 Étude sur le potentiel du stockage d’énergie, rĂ©alisĂ©e pour le compte de l’Ademe, la DGE (ex-DGCIS) et l’ATEE par le groupement Artelys, Enea Consulting et le G2ELAB, octobre 2013. h Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Stockage 3.3 RĂ©gulation de frĂ©quence aux États-Unis EDF EN a mis en service 20 MW de stockage pour la rĂ©gulation de frĂ©quence sur le rĂ©seau PJM (Pennsylvania-New Jersey-Maryland). SituĂ©e dans le comtĂ© de McHenry (Illinois), l’installation de 20MW/8,5 MWh est composĂ©e de 11 containers de batteries lithium-ion fournis par l’industriel chinois BYD. Le programme de l’opĂ©rateur amĂ©ricain prĂ©voit 80 MW Ă  installer. 3.4 Hors rĂ©seau en Afrique et ailleurs La start-up Ausar Energy se lance sur le marchĂ© africain avec une offre « clĂ© en main » rĂ©unissant solaire, stockage et, si possible, dĂ©ploiement d’un rĂ©seau Ă©lectrique local. « La demande est monstrueuse », assure Franck Tannery, 63 l’un des cofondateurs. D’autres jeunes sociĂ©tĂ©s françaises sont actives sur ce marchĂ© : Sunna Design, Station Energy ou encore upOwa. 3.5 RĂ©sidentiel Schneider Electric ne s’en laisse pas conter par Tesla, qui a lancĂ© son 3. LES ENTREPRISES Plus de 50 000 batteries vont alimenter Powerwall en fanfare l’annĂ©e derniĂšre. MISENT SUR L’EXPORT les moteurs des miroirs de la centrale Fin 2015, l’industriel a prĂ©sentĂ© EcoBlade, solaire Ă  concentration d’Ashalim en un systĂšme de stockage modulaire Les pionniers français du stockage n’ont pas IsraĂ«l, dĂ©veloppĂ©e par BrightSource et qui s’adapterait aux environnements d’autres choix que de se lancer trĂšs vite construite par Alstom. Les appareils sont domestiques, commerciaux, industriels Ă  l’international. Cette nĂ©cessitĂ© absolue fournis par Tadiran, d’origine israĂ©lienne et aux rĂ©seaux Ă©lectriques. pour grandir est le dĂ©nominateur commun et propriĂ©tĂ© de Saft. des initiatives des acteurs prĂ©sents sur 3.6 Stockage + Ă©olien en mĂ©tropole les diffĂ©rents segments. 3.2 Power to gas en Chine C’est l’un des seuls projets d’envergure 3.1 Solaire + stockage en Australie McPhy Energy, spĂ©cialiste du stockage Ă  sur le territoire mĂ©tropolitain. LaurĂ©at et en IsraĂ«l l’hydrogĂšne solide, participe Ă  un appel en 2012 de l’AMI « rĂ©seaux Ă©lectriques d’offres pour un systĂšme « power to intelligents» de l’Ademe, Venteea Neoen construit sa premiĂšre unitĂ© gas » de 4 MW en Chine. Il est destinĂ© coordonnĂ© par ERDF poursuit ses tests solaire hydride en Australie. La centrale Ă  valoriser les surplus d’un parc Ă©olien sur l’intĂ©gration de la production Ă©olienne photovoltaĂŻque de 10,6 MW, couplĂ©e avec de 200 MW construit dans la province au rĂ©seau. À Vendeuvre-sur-Barse (Aube), 6 MW de batteries lithium-ion, alimentera du Hebei. le dĂ©monstrateur distribue l’électricitĂ© la mine de cuivre et d’or de DeGrussa, Ă  3 200 clients raccordĂ©s Ă  deux parcs non connectĂ©e au rĂ©seau. Ă©oliens de 12 et 6 MW. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Stockage En 2015, le projet a Ă©tĂ© Ă©quipĂ© d’une batterie Saft de 2 MW/1,3 MWh pilotĂ©e par Schneider Electric. Les fonds corporate français paient pour voir Les États-Unis sont la nouvelle terre de chasse des du tertiaire de rĂ©duire leur facture Ă©nergĂ©tique via un fonds corporate français Ă  l’affĂ»t de pĂ©pites du systĂšme combinant une application logicielle de gestion stockage, de l’accĂšs Ă  l’énergie et des micro-rĂ©seaux. de leur consommation et une batterie d’appoint. En En 2015, Aster Capital (Schneider Electric, Solvay, novembre 2014, Total Energy Ventures entrait au Alstom, FEI) et Total Energy Ventures ont investi de capital de Aquion Energy, start-up de Pennsylvanie Ă  concert dans Off Grid Electric et Total, tout seul, dans l’origine d’une batterie innovante sodium-ion. Powerhive. Ces deux start-up californiennes sont Engie New Ventures a, pour sa part, misĂ© en 2015 tournĂ©es vers l’électrification hors rĂ©seau. sur Advanced Microgrid Solutions, une jeune pousse Le fonds de Total a aussi contribuĂ© Ă  la troisiĂšme californienne qui installe des rĂ©seaux de batteries dans levĂ©e de fonds de 27 M$ (22,9 M€) de Stem, lui aussi les bĂątiments et propose des services d’effacement californien, qui propose Ă  ses clients de l’industrie et aux utilities. Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre Forsee Power veut percer en Chine tech. DĂ©jĂ , la sociĂ©tĂ© fabrique un dĂ©monstrateur de 64 L’intĂ©grateur de batteries Forsee Power, qui prĂ©pare dix volants inertiels (100 kW au total), Ă  Toulouse, en une levĂ©e de fonds en 2016 via sans doute une partenariat avec Cofely (Engie), dans le cadre d’un introduction en Bourse, a reçu la visite le 10 mars projet multi-Ă©nergies financĂ© par l’Ademe, et destinĂ© dernier de François Hollande, venu y vanter les mĂ©rites Ă  alimenter des immeubles de bureaux. Levisys de la rĂ©forme du Code du travail. Des emplois, la estime ĂȘtre imbattable sur le coĂ»t du kW par cycle. Le sociĂ©tĂ© relancĂ©e par son prĂ©sident Christophe Gurtner volant accepte 500 000 cycles quand une batterie ne va notamment en crĂ©er en Chine : elle a investi 1,5 M€ dĂ©passe pas quelques milliers. Son volant coĂ»te trĂšs sur son site de Zhongshan, dans la rĂ©gion de Canton, cher au dĂ©but, en l’occurrence 3 € par kW (contre 0,3 avec une capacitĂ© d’assemblage de plus de 100 000 €/kW pour les batteries, selon Levisys) mais plus grand batteries pour scooters et de 1 000 batteries pour bus chose Ă  l’usage : 0,03 €/kW. Ă©lectriques. En 2015, la sociĂ©tĂ© soutenue notamment La station autonome de Powidian vise par le fonds Electranova Capital (EDF et Indinvest) avait toutes les latitudes consacrĂ© 1 M€ Ă  la montĂ©e en puissance de son site de Moissy-Cramayel (77) avec, Ă  la clĂ©, la crĂ©ation sous RepĂ©rĂ©e par les investisseurs, la station autonome deux ans d’une centaine d’emplois, en France cette de Powidian, start-up essaimĂ©e d’Airbus Defence & fois. Space, a levĂ© 2,3 M€ en dĂ©cembre 2014, auprĂšs de la Forsee Power dĂ©clare crouler sous les commandes, sociĂ©tĂ© de gestion Xerys et 1,4 M€ sous forme de prĂȘts en provenance de trois marchĂ©s : par ordre trĂšs et subventions de Bpifrance et d’un fonds rĂ©gional. La dĂ©croissant, les batteries portables et mobiles, les station est alimentĂ©e par la source d’énergie la plus vĂ©hicules Ă©lectriques (petits utilitaires de livraison, accessible localement (soleil, vent, gĂ©othermie, bois
) deux-roues mais aussi bus et tramways) et le et est Ă©quipĂ©e d’un stockage batterie ou hydrogĂšne, stockage stationnaire. L’entreprise compte sur l’essor assorti d’intelligence logicielle. Pierre Langer, son du stockage en rĂ©sidentiel ou dans l’industrie, cofondateur, vise un marchĂ© mondial : « Les rĂ©seaux visant notamment l’autoconsommation en Europe et le de tĂ©lĂ©coms, l’Oil & Gas, le rĂ©sidentiel isolĂ©, les Ăźles hors rĂ©seau dans les pays Ă©mergents. et les parcs nationaux, les exploitations piscicoles en mer, les pompes rurales dans les pays en voie de Le volant de Levisys tourne plus vite dĂ©veloppement
 Sans oublier le secteur militaire qui entame des programmes de rĂ©duction des dĂ©penses Sur la technopole de l’Aube, Ă  Troyes (10), Levisys, Ă©nergĂ©tiques ». créée il y a 8 ans, construit sa premiĂšre usine. Sa vocation ? Produire en sĂ©rie dĂšs juin son rotor high Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Stockage DES PROJETS DE STOCKAGE PARTOUT, MAIS PEU DANS L’HEXAGONE Les capacitĂ©s mondiales installĂ©es et annoncĂ©es n’ont jamais Ă©tĂ© aussi fortes. Un segment sort du lot : le rĂ©sidentiel, en particulier aux États-Unis. La France reste Ă  l’écart du mouvement, Ă  l’exception de l’outre-mer oĂč les projets devraient se multiplier. 60 s’est accĂ©lĂ©rĂ© ces derniers mois : « le Ces deux partenaires auront le choix entre 1. UN MARCHÉ pipeline de projets a grossi de 400 MW au de multiples solutions technologiques, MONDIAL EN FORTE quatriĂšme trimestre de l’annĂ©e derniĂšre mais en privilĂ©gieront certainement une : la HAUSSE »2, signale le cabinet IHS, soit une batterie et surtout la Li-Ion. Elle Ă©crase la augmentation de 45 % en trois mois. concurrence puisqu’elle reprĂ©sente, selon Navigant Research, 85,6 % de la capacitĂ© « 2015 est une annĂ©e de bascule pour PrioritĂ© Ă  l’aval du compteur installĂ©e en 2015. C’est notamment elle le stockage d’électricitĂ© », estimait qui fait son entrĂ©e chez les particuliers, Pierre-Guy ThĂ©rond, directeur des Signe rĂ©vĂ©lateur, le secteur suscite une un marchĂ© qui commence Ă  se faire une nouvelles technologies d’EDF EN, lors attention de plus en plus soutenue des place au soleil. Il reprĂ©senterait 12 % de la prĂ©sentation d’un programme de grands Ă©nergĂ©ticiens. Engie, par exemple, des nouvelles capacitĂ©s annoncĂ©es stockage aux États-Unis, le 24 fĂ©vrier fait figurer le stockage d’énergie compĂ©titif l’annĂ©e derniĂšre. Le mouvement est dernier. Les chiffres communiquĂ©s par parmi les technologies de rupture sur particuliĂšrement net aux États-Unis, les sociĂ©tĂ©s d’études spĂ©cialisĂ©es lui lesquelles il doit investir. À cette fin, le oĂč Tesla commercialise sa batterie donnent raison : plus de 1 650 MW de groupe a signĂ© un accord Ă  50 M€ avec stationnaire pour les consommateurs, projets de stockage ont Ă©tĂ© recensĂ©s la sociĂ©tĂ© de conseil en investissement le Powerwall. au plan mondial en 2015 par Navigant suisse Susi Partners. Celle-ci apporte le 1 Research . Un an plus tĂŽt, ses experts capital et Engie, l’expertise et le rĂ©seau Ă©valuaient le pipeline Ă  700 MW. Le rythme commercial. 1 Energy Storage Tracker 1Q16, Navigant Research, 5 fĂ©vrier 2016. 2 Energy storage company and project database, IHS 19 janvier 2016. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - Les politiques publiques Le hub de l’innovation Innovations DĂ©veloppements 65 Collaborations Brevets CompĂ©tences Appels Ă  projets Flashez ce code et accĂ©dez Ă  la version mobile openinnovation-engie.com ENE nnovation @innovbyENE Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - RĂ©seaux intelligents la croissance verte » (TEPCV). Avant la compteurs Linky. En dĂ©cembre dernier, 40 %) et gaz, via le biogaz et la mise en promulgation de la loi, en juillet 2015, le le distributeur a installĂ© 5 000 Linky, le Ɠuvre annoncĂ©e de 1 500 mĂ©thaniseurs. Le ministĂšre de l’Environnement a donnĂ© la solde devant ĂȘtre posĂ© en 2016, soit 40 000 parc Ă©olien franchissait le cap des 10 000 liste de 212 TEPCV retenus, qui recevront unitĂ©s par jour, pour arriver Ă  35 millions MW sur 1 390 installations Ă  fin 2015, 250 M€ par an sur trois ans alimentĂ©s par en 2021. Cinq mille salariĂ©s d’ERDF sont tandis que le parc solaire photovoltaĂŻque le Fonds de financement pour la transition mobilisĂ©s (sur 35 000) et six fournisseurs dĂ©passait, lui, les 6 000 MW (6 549 MW Ă©nergĂ©tique (FFTE). Objectif pour ces ont Ă©tĂ© retenus dans le cadre de cet appel sur 364 830 installations). Autant dire, territoires : Ă©quilibrer consommation et d’offres (qui comprend aussi 80 000 une arrivĂ©e massive de points d’injection. production d’énergie Ă  l’échelle locale. concentrateurs de donnĂ©es). Landis+Gyr et Itron, dĂ©jĂ  prĂ©sents en phase test, ont L’effacement se dĂ©veloppe En outre, l’autoconsommation est Ă©tĂ© confirmĂ©s avec Sagemcom, Maec, Ă©galement Ă  l’honneur, mĂȘme si cette Elster et Ziv. Tous disposent d’usines Pour gĂ©rer la pointe de demande Ă©lectrique option demeure pour l’heure non encadrĂ©e en France. hivernale (coĂ»teuse pour la collectivitĂ©), les par un texte ad hoc. gestionnaires ont recours Ă  l’effacement. Linky autorisera la relĂšve Ă  distance et Sources de flexibilitĂ© pour le pilotage du Soutien Ă  l’effacement et aux le changement de puissance souscrite systĂšme et l’équilibrage des acteurs de « mobilitĂ©s propres » (sans dĂ©placer de technicien). Pour les marchĂ©, ces dispositifs se sont dĂ©veloppĂ©s clients, ce sera le gage d’une facturation en 2015. Gestionnaire du rĂ©seau de L’effacement est, en revanche, clairement sur consommation rĂ©elle (et non estimĂ©e) transport de courant, RTE contractualise favorisĂ©. La LTE prĂ©voit, dans son article Ă  des pas de temps rĂ©duits (jusqu’à toutes depuis 2008 des capacitĂ©s d’effacement 168, un mĂ©canisme dit « d’effacement les 10 minutes si nĂ©cessaire, contre dans le cadre du mĂ©canisme d’ajustement. de consommation », pour lisser les pics deux fois par an prĂ©cĂ©demment). Linky Depuis 2011, il contractualise aussi des de demande. À cette fin, des opĂ©rateurs facilitera la connexion d’équipements sur capacitĂ©s d’effacement mobilisables dans 67 dĂ©diĂ©s seront chargĂ©s de solliciter les le compteur (suivi de donnĂ©es, pilotage des dĂ©lais trĂšs courts (rĂ©serves rapides consommateurs afin qu’ils leur accordent d’appareils). Capteur dĂ©portĂ© pour aider et complĂ©mentaires). En 2015, des appels le droit de dĂ©sactiver sur une pĂ©riode le distributeur Ă  localiser les dĂ©faillances d’offres lui ont permis de mobiliser un donnĂ©e leur chauffage ou chauffe-eau. en temps rĂ©el Ă  la maille du client, faciliter maximum de 1 900 MW d’effacement. En Ces opĂ©rateurs seront rĂ©munĂ©rĂ©s au l’auto-cicatrisation du rĂ©seau : Linky sera outre, pour la deuxiĂšme annĂ©e, le dispositif nombre de MWh effacĂ©s. aussi un outil anti-fraude. « NEBEF » (Notification d’échange de blocs d’effacement) a permis Ă  18 acteurs Enfin, la nouvelle loi met en avant les Le rĂ©seau gaz est Ă©galement en poste de contractualiser avec RTE, pour des « mobilitĂ©s propres », notamment le avancĂ©. Le projet Gazpar prĂ©voit ainsi volumes effacĂ©s de 1,5 GWh contre un vĂ©hicule Ă©lectrique. Un vĂ©hicule qui doit l’installation de 11 millions de compteurs peu plus de 300 MWh en 2014. ĂȘtre considĂ©rĂ©, pour les smart grids, Ă  la communicants entre 2017 et la fin 2022. En fois comme une nouvelle demande, mais 2015, GRDF (Gaz RĂ©seau de Distribution RTE a Ă©galement poursuivi son dispositif aussi comme un soutien du rĂ©seau, via France) a sĂ©lectionnĂ© quatre zones ÉcoWatt dans les deux rĂ©gions les les batteries Ă©quipant lesdits vĂ©hicules. pilotes (Pays de Saint-Brieuc, Le Havre, plus « fragiles » (demande dĂ©passant Nanterre/Puteaux/Rueil-Malmaison et largement la production locale). En deux arrondissements de Lyon). Le dĂ©but Bretagne, pour l’hiver 2015-2016, 56 2. COMPTEURS du dĂ©ploiement de 150 000 compteurs 000 ÉcoW’acteurs ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s, COMMUNICANTS : est programmĂ© en 2016. soit 6,5 % de plus par rapport Ă  2014. En LINKY ET GAZPAR, Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, la dĂ©marche ÉcoWatt a mobilisĂ©, pour l’hiver 2015- C’EST PARTI ! 3. LA NÉCESSAIRE 2016, 26 000 ÉcoW’acteurs. AprĂšs la phase de tests dans 300 000 FLEXIBILITÉ DES foyers d’Indre-et-Loire et de Lyon entre RÉSEAUX 2009 et 2011, ERDF (ÉlectricitĂ© RĂ©seau de Distribution France) a pu lancer le Les rĂ©seaux vont devoir intĂ©grer deux fois premier appel d’offres pour 3 millions de plus d’EnR, Ă©lectriques (pour l’objectif Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - RĂ©seaux intelligents En fĂ©vrier 2015, deux entreprises avaient d’information, des modĂšles de marchĂ© dĂ©jĂ  obtenu de RTE l’agrĂ©ment et la et de rĂ©gulation. On y trouve ainsi GE, qualification d’opĂ©rateur d’effacement : ERDF, Capgemini, Siemens, Schneider Direct Énergie et Voltalis. 12 acteurs agréés Electric, Sagemcom, ABB, mais aussi la attendent toujours leur qualification : CRE, Mines ParisTech... Think SmartGrids Actility, Budget Telecom, Danske est la mise en Ɠuvre concrĂšte d’une des Commodities, Eqinov (ex-Ceelium), dix actions de la feuille de route du plan Engie, Hydronext, Metron, Smart Grid « RĂ©seaux Ă©lectriques intelligents » de Energy, Solvay Energy, Soven, Uniper la Nouvelle France Industrielle. France (ex-E.ON) et Valoris Énergie. Fin 2015, RTE a lancĂ© trois actions Incertitudes sur le mĂ©canisme de en faveur des start-up : un fonds capacitĂ© d’investissement avec Truffle Capital ; un concours permettant aux start-up Enfin, derniĂšre option en date : le laurĂ©ates (Hikob, Visual Concept, Intesens mĂ©canisme de capacitĂ©, dont les rĂšgles et SENSeOR) de tester leur solution sur ont Ă©tĂ© approuvĂ©es par le ministĂšre de le rĂ©seau et, enfin, un partenariat avec 1 The CoSMo Company pour industrialiser l’Environnement en janvier 2015 . Ce mĂ©canisme devrait contribuer, Ă  partir une application liĂ©e Ă  la maintenance du de l’hiver 2016-2017, Ă  assurer la sĂ©curitĂ© systĂšme RTE. de l’alimentation Ă©lectrique. Mais la infrastructures NTIC sur l’ensemble des Commission europĂ©enne a diligentĂ©, l’an ERDF, de son cĂŽtĂ©, coordonne le projet domaines d’expertise du groupe (eau, 68 dernier, une enquĂȘte sur les diffĂ©rents europĂ©en Grid4EU, dont Nice Grid est la Ă©lectricitĂ©, gaz, chaleur et froid). Trois mĂ©canismes expĂ©rimentĂ©s en Europe. contribution française. Cinq distributeurs grands programmes y sont associĂ©s : Un frein potentiel au dispositif français. supplĂ©mentaires pilotent les autres projets stockage d’énergie (notamment « power (Enel en Italie, Iberdrola en Espagne, CEZ to gas »), smart metering et smart grids. en TchĂ©quie, Vattenfall en SuĂšde, et RWE Engie est ainsi prĂ©sent dans le projet 4. LES ACTEURS en Allemagne). Objectif : expĂ©rimenter le GreenLys, dans le cadre d’un AMI de MOBILISÉS potentiel des smart grids dans l’intĂ©gration l’Ademe. Parmi ses partenaires, ERDF, des EnR, du vĂ©hicule Ă©lectrique, de GEG, Grenoble INP, Schneider, GE (ex- l’automatisation des rĂ©seaux, du stockage Alstom), Atos et des collectivitĂ©s locales Les grands groupes en premiĂšre de l’énergie, de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, lyonnaises et grenobloise). Le groupe est ligne de l’ülotage et de la gestion active de la Ă©galement partie prenante dans SEARCH. demande. Ce projet, qui s’achĂšve en Ce projet de recherche est soutenu par Chef de file dĂ©signĂ© par le gouvernement 2016, concentre quasiment l’ensemble l’Agence nationale pour la recherche des smart grids en France, RTE a lancĂ© des grands acteurs du secteur europĂ©en, (ANR), pilotĂ© par le Crigen et associĂ© plusieurs initiatives en 2015, en partenariat voire mondial : GE (ex-Alstom), Itron, au Commissariat Ă  l’énergie atomique avec l’interpĂŽle Smart Grids France (les Landis&Gyr, ABB, Cisco, Schneider (CEA), Saint-Gobain et le laboratoire 10 pĂŽles de compĂ©titivitĂ© français du Electric, Siemens, Ziv. Armines de Mines ParisTech. domaine de l’énergie et des nouvelles technologies de l’information et de la EDF n’est pas en reste. Le groupe travaille PME et start-up suivent communication, NTIC), l’association Pacte dans le domaine des « villes intelligentes ». PME et enfin l’association professionnelle Il a créé des outils permettant de soutenir Si les grands sont monopolisĂ©s par Think SmartGrids. DestinĂ©e Ă  former les dĂ©cideurs municipaux dans leurs plusieurs projets pilotes de smart une « Ă©quipe de France » des RĂ©seaux projets. Un outil de simulation 3D est grids (Schneider notamment), nombre Électriques Intelligents (REI), cette ainsi actuellement utilisĂ© Ă  Singapour d’acteurs veulent « en ĂȘtre ». Les rois derniĂšre, créée en avril 2015, a pour pour dĂ©velopper de meilleures politiques de l’automatisme et de l’électricitĂ© mission d’aider la filiĂšre Ă  prendre sa place pour des quartiers plus durables. domestique sont au premier rang : parmi les plus grands acteurs mondiaux. Legrand, Delta Dore, Sagemcom, Somfy, Elle rassemble ceux de l’électrotechnique, Engie a pour sa part lancĂ© un programme Ijenko, Actility... des automatismes, des Ă©quipements « Smart energy & environment ». Il a de tĂ©lĂ©communication, des systĂšmes pour objectif d’analyser l’apport des 1 Lire sur GreenUnivers, www.greenunivers.com/2015/04/le- mecanisme-de-capacite-en-10-questions-125379/, 1er avril 2015. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - RĂ©seaux intelligents Cependant, la « home box » est toujours 5. LA BATAILLE DES balbutiante et en attente du dĂ©ploiement DONNÉES EST LANCÉE des compteurs communicants. Les « solutions » prĂ©sentĂ©es ressemblent Si l’augmentation exponentielle des souvent Ă  de simples capteurs (des donnĂ©es issues du dĂ©ploiement des smart thermostats « intelligents ») ou Ă  des grids (dans le domaine Ă©lectrique et gazier, lecteurs dĂ©portĂ©s (lecture sur Internet mais aussi dans l’eau et le chauffage de sa consommation). Des solutions urbain) fait saliver les gĂ©ants de la Silicon qui laissent sceptique le grand public. Valley, elle interpelle aussi les clients. L’arrivĂ©e des compteurs communicants En fĂ©vrier 2016, le gouvernement a lancĂ© dans les habitations commence Ă  poser l’initiative GreenTech pour soutenir la problĂšme. Une quarantaine de communes crĂ©ation de start-up dont les mĂ©tiers (les collectivitĂ©s concĂ©dantes qui en sont joignent l’innovation numĂ©rique Ă  la propriĂ©taires) ont rejetĂ© le dispositif fin transition Ă©nergĂ©tique. À la clĂ© de son fĂ©vrier 2016. Principal motif invoquĂ© ? Les appel Ă  projets, la sĂ©lection de 50 jeunes nuisances des ondes Ă©lectromagnĂ©tiques pousses innovantes qui bĂ©nĂ©ficieront d’une sur la santĂ©. enveloppe de 15 M€. Le gouvernement a donnĂ© quelques pistes Ă  explorer, comme Mais au-delĂ , c’est surtout la gestion la conception d’applications et services des donnĂ©es personnelles qui pose Certains s’associent Ă  des opĂ©rateurs compatibles avec les compteurs Linky et problĂšme. Si la loi (via la CNIL et la tĂ©lĂ©coms ou avec la grande distribution Gazpar, la numĂ©risation de l’éclairage CRE) a bien prĂ©vu que seuls les clients – les leaders de l’informatique (Google, public ou encore la crĂ©ation d’applications pourront disposer des donnĂ©es collectĂ©es 69 Apple, etc.) Ă©tant, eux, Ă  l’affĂ»t du bon favorisant l’autoconsommation et par les gestionnaires du rĂ©seau, grande timing. l’effacement chez les particuliers. est la crainte que celles-ci puissent ĂȘtre cĂ©dĂ©es Ă  des tiers. À l’aune des dĂ©ploiements de compteurs intelligents, cette prĂ©occupation constituera sans nul doute l’un des enjeux de 2016. Trois territoires Ă  suivre Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, Bretagne et Nord-Pas-de- Ă©nergies renouvelables et le stockage. Il implique Calais vont tester le dĂ©ploiement Ă  grande Ă©chelle de des industriels comme EDF, Orange, GE (ex-Alstom), rĂ©seaux Ă©lectriques intelligents. Ils ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s, en STMicroelectronics, ou encore des PME innovantes et mars 2016, laurĂ©ats d’un appel Ă  projets lancĂ© un an des centres de recherche et d’enseignement. Au total, plus tĂŽt dans le cadre de la solution Ville durable de la 200 M€ d’investissements devraient ĂȘtre rĂ©alisĂ©s par les Nouvelle France Industrielle. Une enveloppe de 50 M€ divers partenaires publics et privĂ©s. les aidera Ă  financer les actions d’économies d’énergie Le projet Smile (SMart Ideas to Link Energies), dĂ©posĂ© et de pilotage de la consommation Ă©lectrique chez le par le conseil rĂ©gional de Bretagne en lien avec les consommateur. PACA et la Bretagne bĂ©nĂ©ficieront, Pays de la Loire, a pour objectif de bĂątir d’ici Ă  2020 en outre, d’un investissement total de 80 M€ sur les un grand rĂ©seau Ă©lectrique intelligent dans l’ouest de rĂ©seaux de transport et de distribution d’électricitĂ© de la la France. Ses prioritĂ©s ? L’intĂ©gration des Ă©nergies part de RTE et ERDF. L’objectif Ă©tant de constituer une renouvelables et le stockage, mais aussi la mobilitĂ© vitrine des savoir-faire français dans le domaine des Ă©lectrique, les bĂątiments intelligents et la cybersĂ©curitĂ©. rĂ©seaux Ă©lectriques intelligents, adaptĂ©e aux spĂ©cificitĂ©s Il associe quelque 70 entreprises bretonnes comme de chacun des deux projets. ligĂ©riennes et devrait gĂ©nĂ©rer un investissement Le projet Flexgrid, portĂ© par le conseil rĂ©gional d’environ 300 M€ entre 2017 et 2019, de la part de de Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur avec le pĂŽle l’État, des entreprises, collectivitĂ©s et gestionnaires de de compĂ©titivitĂ© Capenergies comme cheville rĂ©seaux. ouvriĂšre, est orientĂ© sur la flexibilitĂ© Ă©nergĂ©tique. L’ex-rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais et la mĂ©tropole de Il vise, notamment, Ă  dĂ©velopper la prĂ©vision des Lille vont aussi avancer dans les rĂ©seaux intelligents via productions/consommations, l’intĂ©gration des le projet You & Grid. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - RĂ©seaux intelligents LES RÉSEAUX AU COEUR DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE La loi de transition Ă©nergĂ©tique pour la croissance verte donne un coup d’accĂ©lĂ©rateur au dĂ©ploiement des rĂ©seaux intelligents. La France met le turbo avec le lancement d’expĂ©rimentations Ă  grande Ă©chelle dans les territoires et le dĂ©but de l’installation des compteurs communicants Linky et Gazpar. Les grands groupes sont en premiĂšre ligne, mais les jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes peuvent aussi tirer profit de ces nouveaux marchĂ©s. 66 Au cƓur de la transition Ă©nergĂ©tique, les consommation, tout en rendant aisĂ©es les de l’édifice « intelligent ». Un Ă©lĂ©ment rĂ©seaux intelligents – grĂące Ă  l’intĂ©gration offres de marchĂ©. Enfin, ils accueillent de indispensable alors que la LTE prĂ©voit des outils numĂ©riques – doivent Ă©quilibrer, nouvelles demandes (vĂ©hicules propres, un objectif ambitieux pour les Ă©nergies en temps rĂ©el, l’offre et la demande, hydrogĂšne, biogaz, etc.). renouvelables (EnR), dont la part est mais aussi faciliter l’effacement, l’arrivĂ©e portĂ©e Ă  32 % de la consommation massive des Ă©nergies renouvelables et finale d’énergie en 2030 et Ă  40 % de faire face Ă  la montĂ©e en puissance des 1. COUP DE BOOST la production d’électricitĂ©. Soit une donnĂ©es, les big datas. Conçus pour RÉGLEMENTAIRE multiplication par deux des EnR dans le dĂ©livrer l’énergie verticalement – des mix français en 2030. Le gouvernement grandes centrales ou des terminaux PromulguĂ©e en aoĂ»t 2015, la loi sur la a aussi relevĂ© l’objectif photovoltaĂŻque en mĂ©thaniers et des gazoducs aux clients transition Ă©nergĂ©tique pour la croissance 2020, de 2 600 MW Ă  8 000 MW. finaux –, les rĂ©seaux Ă©lectriques et verte (LTE), a donnĂ© le feu vert Ă  de gaziers vont se mettre au diapason de nombreux dossiers (lancement des PrioritĂ© Ă  l’innovation dans les la transition Ă©nergĂ©tique avec la montĂ©e compteurs communicants, villes territoires en puissance d’énergies dĂ©centralisĂ©es, intelligentes, efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, diffuses, renouvelables (Ă©olien, solaire, etc.). Elle donne le coup d’envoi au CĂŽtĂ© efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, la loi dynamise biogaz) et variables. Ils ont ensuite pour dĂ©ploiement de Linky pour l’électricitĂ© et l’innovation, notamment via le lancement mission de faciliter l’effacement de de Gazpar pour le gaz, premiĂšres pierres des « territoires Ă  Ă©nergie positive pour Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique 5 L’intensitĂ© Ă©nergĂ©tique en lĂ©gĂšre numĂ©rique de suivi et d’entretien dans les 38 % de baisse en 2020 par rapport Ă  2008 , baisse logements neufs dĂšs 2017, gĂ©nĂ©ralise les il faut donc aller beaucoup plus loin. OĂč compteurs intelligents Linky et Gazpar, en sont les rĂ©novations Ă©nergĂ©tiques dans L’activitĂ© Ă©conomique Ă©tant presque fournit un chĂšque Ă©nergie aux mĂ©nages les logements ? Difficile de le savoir, tant atone, l’intensitĂ© Ă©nergĂ©tique finale les plus modestes... les donnĂ©es sont lacunaires. (consommation/PIB) s’amĂ©liore peu : « elle diminue de 0,8 % en 2014, aprĂšs L’industrie oubliĂ©e ? Selon le BaromĂštre de l’entretien et de 6 correction des variations climatiques l’amĂ©lioration du logement (Boreal) , la (
). Le repli de l’intensitĂ© Ă©nergĂ©tique L’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans l’industrie rĂ©novation Ă©nergĂ©tique reprĂ©senterait, finale en 2014 est le plus faible depuis est trĂšs peu Ă©voquĂ©e dans la LTE. Ainsi, en 2015, 48 % du coĂ»t total des travaux cinq ans. La baisse annuelle moyenne un seul article envisage de rĂ©compenser engagĂ©s dans les logements, contre de l’intensitĂ© Ă©nergĂ©tique finale depuis les sites qui stabilisent une consommation 41 % en 2014. Mais le nombre exact de 2004 est de 1,4 % », Ă©crit le CGDD. La forte par un mĂ©canisme basĂ© sur une rĂ©novations Ă©nergĂ©tiques demeure flou. trĂšs ambitieuse loi Pope (Programmation 7 « moindre contribution de ces utilisateurs L’observatoire Open , dans son Ă©tude de fixant les orientations de la politique aux coĂ»ts des rĂ©seaux ». Sur le terrain, 2015 portant sur 2013, estime que 90 000 Ă©nergĂ©tique) du 13 juillet 2005 prĂ©voyait en revanche, des professionnels se ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es en une seule fois sur une rĂ©duction de 2 % par an de l’intensitĂ© mobilisent : avec 7 entreprises situĂ©es l’annĂ©e et 175 000 entamĂ©es plus tĂŽt ont Ă©nergĂ©tique finale jusqu’en 2015, puis de dans l’orbite du GimĂ©lec3 Ă©tĂ© terminĂ©es en 2013. , le fabricant 2,5 % par an entre 2015 et 2030. Dix ans de centrales Ă©lectriques rĂ©cupĂ©ratrices plus tard, le compte n’y est pas, mĂȘme de chaleur fatale Enertime a créé dĂ©but Une chose est sĂ»re : sur le terrain, les si la tendance est baissiĂšre. 2015 le collectif France Green Industries professionnels jugent ce marchĂ© mal pour promouvoir le savoir-faire des orientĂ©. « AprĂšs un marchĂ© haussier La LTE rĂ©affirme de grandes professionnels du mĂ©gawatt dans le en 2013, l’annĂ©e 2015 est la seconde ambitions secteur secondaire. annĂ©e consĂ©cutive de baisse importante, 71 ramenant le marchĂ© Ă  un niveau antĂ©rieur 8 À sa suite, la loi pour la transition Ă  2005 », constatait en fĂ©vrier dernier le Ă©nergĂ©tique (LTE) du 17 aoĂ»t 2015 2. LE MARCHÉ PEINE syndicat du gĂ©nie climatique Uniclima. parviendra-t-elle Ă  accĂ©lĂ©rer la À SUIVRE Cet organisme est mĂȘme inquiet pour manƓuvre ? Le texte vise une rĂ©duction le secteur de la chaleur renouvelable. de la consommation Ă©nergĂ©tique RĂ©novation : un secteur mal Les livraisons de chaudiĂšres Ă  gaz/fioul finale de 50 % en 2050 par rapport Ă  la orientĂ© enregistrent une hausse de 3 % en 2015, rĂ©fĂ©rence 2012 (167 Mtep), avec un objectif alors que celles de leurs Ă©quivalents intermĂ©diaire de 20 % en 2030. Ce qui Le bĂątiment reprĂ©sente 44 % de la biomasse s’effondrent de 23 %. Selon suppose une intensitĂ© Ă©nergĂ©tique en consommation d’énergie en France. Uniclima, la chute des cours des Ă©nergies baisse de 1,2 % par an, selon le CGDD. La consommation du parc rĂ©sidentiel fossiles a annulĂ© beaucoup de projets Cette loi axĂ©e sur les Ă©conomies d’énergie a Ă©tĂ© divisĂ©e par deux depuis 1973, de rĂ©novation. Un signal d’alerte ? Les dans le bĂątiment (Titre II) et les transports sautant de 350 kWh/m2 livraisons de capteurs, destinĂ©es aux /an Ă  180 kWh/ (Titre III) rĂ©affirme, entre autres, l’objectif 2 immeubles d’habitation collectifs et m/an en 2012. Mais la population et le de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de 500 000 nombre de logements ayant augmentĂ©, tertiaires, ont baissĂ© de 35 % en 2015, logements annuels Ă  compter de 2017, 2 la consommation brute est restĂ©e... pour reprĂ©senter 48 800 m de capteurs dont 250 000 occupĂ©s par des mĂ©nages identique : 40 Mtep, avec une baisse de la 2 contre 75 500 m en 2014. 2 modestes . part du fioul et une montĂ©e du gaz et de l’électricitĂ©4 , entre autres. Pour atteindre Parmi ses mesures concrĂštes, elle oblige Ă  une isolation thermique lors de travaux 2 Cet objectif date de septembre 2013, il a Ă©tĂ© fixĂ© par le Plan de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de l’habitat (PREH). importants de rĂ©novation de bĂątiments 3 Groupement des industries de l’équipement Ă©lectrique, du contrĂŽle-commande et des services associĂ©s. et des amĂ©liorations, avant 2020, dans 4 Chiffres clĂ©s 2014 Climat Air Énergie, Ademe. toutes les locations du parc privĂ© dont la 5 Loi du 3 aoĂ»t 2009 de programmation relative Ă  la mise en Ɠuvre du Grenelle de l’environnement, dite Grenelle 1. 2 6 Boreal a Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©cembre 2014 par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et le Club de l’amĂ©lioration de consommation excĂšde 330 kWh/m an. l’habitat. Il recueille des donnĂ©es d’activitĂ© auprĂšs de 6 000 professionnels (artisans, PME, grandes entreprises) À cette fin, la LTE institue un carnet tournĂ©s vers l’amĂ©lioration des logements. 7 Créé en 2006, financĂ© par l’Ademe et rĂ©alisĂ© par le cabinet BIIS, l’observatoire OPEN (Observatoire permanent de l’amĂ©lioration Ă©nergĂ©tique du logement) interroge 10 000 mĂ©nages et 5 000 professionnels. La derniĂšre campagne a Ă©tĂ© menĂ©e entre novembre 2012 et octobre 2013. er 8 Bilan 2015 et perspectives 2016 du gĂ©nie climatique, Uniclima, 1 fĂ©vrier 2016. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique Ces indications laissent Ă  penser que le Un premier CPE dans les copros rythme des 500 000 rĂ©novations par an sera difficile Ă  atteindre dĂšs l’annĂ©e prochaine. Parmi les faits marquants de 2015 et Pour inciter Ă  l’action, plusieurs outils les tendances 2016, il faut Ă©voquer tout ont toutefois Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©s ou créés ces d’abord le retard de l’audit Ă©nergĂ©tique derniers mois, comme les « plateformes dans les entreprises – un dĂ©lai a Ă©tĂ© de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique », qui accordĂ© jusqu’en juin. Ensuite, il y a eu la reprennent et complĂštent le rĂ©seau des signature en dĂ©cembre 2015 du premier « points rĂ©novation infos service » ; elles Contrat de performance Ă©nergĂ©tique Ă  sont le bras armĂ© du nouveau service 1,2 M€ dans une copropriĂ©tĂ© dĂ©gradĂ©e Ă  public de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, un Mantes-La-Jolie (Yvelines). S’ajoutent la concept affirmĂ© par la LTE. En rĂ©gions, multiplication des qualifications Reconnu des initiatives ont Ă©tĂ© prises, comme Garant de l’Environnement10 (RGE) pour les en Centre-Val de Loire oĂč l’on prĂ©pare entreprises du bĂątiment, et le doublement un service public rĂ©gional de l’énergie du Fonds Chaleur de l’Ademe, portĂ© Ă  (SPRE) pour 2017. 420 M€ d’ici Ă  2017. Signalons Ă©galement, depuis le 1er mars, le cumul dĂ©sormais possible sans condition de ressources entre l’éco-prĂȘt Ă  taux zĂ©ro et le crĂ©dit d’impĂŽt transition Ă©nergĂ©tique (CITE). 72 Le parc tertiaire, cobaye d’une obligation de travaux ? Les CEE victimes de leur succĂšs Si les mĂ©canismes incitatifs sont privilĂ©giĂ©s Pour accĂ©lĂ©rer le mouvement de rĂ©novation, le gisement des certificats pour accĂ©lĂ©rer la rĂ©novation du parc d’économies d’énergie (CEE) a Ă©tĂ© amplifiĂ© en 2015. Aux 700 TWh rĂ©sidentiel, celle du parc tertiaire devrait cumac dĂ©jĂ  prĂ©vus entre 2015 et 2017, s’ajoutent 150 TWh cumac ĂȘtre, pour de bon, soumise cette annĂ©e obtenus Ă  partir de travaux rĂ©alisĂ©s en 2016 et 2017 par les mĂ©nages Ă  obligation. Le secteur reste en effet aux revenus faibles. Selon le gouvernement, ces CEE « prĂ©caritĂ© Ă©nergivore : + 2 % par an depuis 2000 Ă©nergĂ©tique » pourraient reprĂ©senter un volume de financement de pour l’électricitĂ© et + 0,7 % par an toutes 900 M€. Ă©nergies confondues9. Le projet de Les intermĂ©diaires spĂ©cialisĂ©s espĂ©raient cependant un objectif de CEE dĂ©cret sur la rĂ©novation obligatoire a prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique plus Ă©levĂ©, pour compenser la chute du cours des Ă©tĂ© mis en consultation dĂ©but 2016. Pris CEE, victimes du succĂšs du dispositif. Entre dĂ©but janvier et fin novembre en application de l’article 17 de la LTE, il 2015, les obligĂ©s avaient dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© 500 TWh cumac, selon la DGEC, cible les bureaux, commerces, bĂątiments soit prĂšs de 75 % de leur obligation triennale de 700 TWh cumac ! dĂ©diĂ©s Ă  l’enseignement, censĂ©s rĂ©duire RĂ©sultat : le prix du CEE a chutĂ© sous les 2 €/MWh cumac. Certains de 25 % leur consommation d’ici Ă  2025. intermĂ©diaires traversent, de ce fait, une pĂ©riode de crise, tel CertiNergy Cela dit, aucune pĂ©nalitĂ© n’est assortie, qui a dĂ» placer son activitĂ© CEE sous procĂ©dure de sauvegarde. Reste que le dispositif des CEE « classiques » a permis d’investir plus de le gouvernement et les professionnels 25 Mds€ dans les Ă©conomies d’énergie entre 2011 et 2014. concernĂ©s voulant croire que la perte de valeur du bien, tangible lors d’une revente, suffira Ă  motiver les travaux. 9 Chiffres clĂ©s 2014 Climat Air Énergie, Ademe. er 10 Au 1 novembre 2015 et selon Qualibat, 47 292 entreprises disposaient du label RGE. Celui-ci s’adresse aux professionnels spĂ©cialisĂ©s dans les travaux d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique en rĂ©novation et l’installation d’équipements utilisant des Ă©nergies renouvelables. Depuis 2015, seuls les travaux rĂ©alisĂ©s par des entreprises RGE sont financĂ©s par l’éco-prĂȘt Ă  taux zĂ©ro et le crĂ©dit d’impĂŽt transition Ă©nergĂ©tique. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique Le fonds multi-corporate français, Aster Capital, profite de la troisiĂšme levĂ©e de fonds du texan EnTouch Controls pour entrer Ă  son capital en fĂ©vrier 2016. Celui-ci amĂ©liore la gestion Ă©nergĂ©tique dans les chaĂźnes de restaurants et les supermarchĂ©s. Quelques semaines auparavant, Aster Capital avait investi 1,3 M€ dans Eco GTB, une jeune pousse parisienne cette fois, Ă©galement orientĂ©e vers l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique des bĂątiments et de leurs Ă©quipements. D’ici Ă  2019, Engie veut majorer de 40 % son chiffre d’affaires mondial dans le secteur. Le groupe procĂšde par rachat d’entreprises dĂ©jĂ  bien installĂ©es, comme l’amĂ©ricaine Ecova en 2014 ou la sociĂ©tĂ© française Nexilis (74 M€ de CA) en dĂ©cembre dernier, active en mouvements on/off de base : c’est la gĂ©nie climatique et implantĂ©e dans le 3. ENTREPRISES solution de la start-up isĂ©roise Irlynx, sud-est de la France. La filiale Cofely a, ET INVESTISSEURS qui a levĂ© 2 M€ auprĂšs d’investisseurs de son cĂŽtĂ©, investi en minoritaire dans 73 PRENNENT L’INITIATIVE emmenĂ©s par Demeter Partners. Partnering Robotics, dĂ©veloppeur d’un robot baptisĂ© Diya One efficace pour la Informer les employĂ©s de bureau sur la purification de l’air, la rĂ©duction de la Sur le terrain, on observe un foisonnement consommation de leur bĂątiment pour consommation d’énergie et la gestion d’initiatives et d’annonces stimulĂ©es par la mieux les motiver, tel est le credo de des demandes d’entretien des occupants COP21, alors que le modĂšle Ă©conomique de iQSpot, une jeune pousse bordelaise nĂ©e d’immeubles. Et aux antipodes, Engie l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique demeure incertain en janvier 2015 qui a engrangĂ© 300 K€ a acquis Desa Australia (340 salariĂ©s), et que le retour sur investissement recule dĂšs octobre. Ses capteurs mesurent les dĂ©diĂ©e Ă  l’installation de systĂšmes de en proportion de la baisse du prix des consommations d’électricitĂ©, de gaz et communication et de cĂąblages Ă©lectriques Ă©nergies fossiles. d’eau. S’y ajoute l’évaluation du confort, dans les supermarchĂ©s, les banques indiquĂ© par les taux de CO2, d’humiditĂ©, et les data centers mais de plus en 3.1 Collecter et interprĂ©ter les de tempĂ©rature et le bruit. Les donnĂ©es plus orientĂ©e vers la rĂ©duction des donnĂ©es s’affichent sur l’ordinateur ou le tĂ©lĂ©phone consommations chez ses clients. des collaborateurs. Plateforme logicielle de donnĂ©es d’usage 3.3 L’attraction de la chaleur dĂ©diĂ©e au logement collectif, Intent 3.2 Investir dans les services fatale Technologies a fait entrer quatre nouveaux Ă©nergĂ©tiques actionnaires Ă  son capital, en collectant La jeune pousse parisienne Defab qui 3 M€. Parmi eux, trois fonds corporate LancĂ© dĂ©but 2015, le fonds Demeter rĂ©cupĂšre la chaleur produite par les data d’industriels majeurs : Suez Ventures pour 4 Infra a rĂ©servĂ© sa premiĂšre mise centers pour produire de l’eau chaude Suez, BIRD pour Bouygues Immobilier de fonds Ă  l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, en pour les bĂątiments a Ă©tĂ© laurĂ©ate de la et Build up pour Bouygues Construction, e achetant 81 % d’une sociĂ©tĂ© de projet 2 Ă©dition de l’IE-Club Global 60, ex-aequo auxquels s’ajoute Nord Capital Partenaires. d’Eiffage, attributaire d’un important dans la catĂ©gorie cleantech avec Enertime. contrat de performance Ă©nergĂ©tique Son chauffe-eau thermodynamique est Des capteurs infrarouges rĂ©vĂ©lant la (CPE) remportĂ© en 2010. Ce CPE de la un data center qui relargue l’énergie prĂ©sence humaine et la caractĂ©risant, rĂ©gion Centre porte sur la rĂ©novation de fournie par le stockage et traitement en lieu et place des dĂ©tecteurs de 18 lycĂ©es et bĂątiments administratifs. des donnĂ©es. La start-up partage une Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique partie de son marchĂ© avec Stimergy 3.4 Nouvelles mises de fonds 3.5 Les bureaux d’études et Qarnot Computing (lire encadrĂ©) dans l’éclairage Ă©conome s’étoffent qui conduisent la chaleur numĂ©rique vers l’eau sanitaire ou le chauffage des Echy a levĂ© prĂšs de 1 M€ en 2015 auprĂšs Les start-up technologiques ne sont bĂątiments. Par l’intermĂ©diaire de son de family offices et business angels et pas les seules Ă  parier sur le marchĂ© fonds corporate Aliad, Air Liquide a pris prĂ©pare un troisiĂšme tour cette annĂ©e. La de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. Les bureaux en septembre 2015 une participation start-up francilienne collecte la lumiĂšre d’études aussi. TĂ©moin le groupe Nepsen, minoritaire dans Orcan Energy. Cette extĂ©rieure grĂące Ă  un panneau composĂ© qui a rachetĂ© ECIC et TransĂ©nergie. Son jeune entreprise bavaroise de 50 salariĂ©s de lentilles de Fresnel fixĂ© sur un tracker chiffre d’affaires passe de 6,8 M€ Ă  10 M€. commercialise des solutions modulaires de et la conduit Ă  l’intĂ©rieur du bĂątiment par gĂ©nĂ©ration d’électricitĂ© Ă  partir de chaleur la fibre optique. Ou encore le bureau de contrĂŽle Qualigaz rĂ©siduelle. Elle annonce avoir vendu 25 qui va intĂ©grer dans sa filiale Evonia le machines de 20 kW en Allemagne, au Aledia a collectĂ© la bagatelle de 28,4 M€ trĂšs crĂ©atif bureau d’études Cardonnel Royaume-Uni et en Italie. auprĂšs, notamment, de deux industriels IngĂ©nierie. Autre mouvement notable, la et clients potentiels : l’équipementier sociĂ©tĂ© de services en dĂ©veloppement automobile Valeo et Ikea GreenTech, durable GreenFlex a repris le rennais le fonds de capital-risque du groupe Ordifluides, spĂ©cialisĂ© dans l’industrie, suĂ©dois. Cette jeune sociĂ©tĂ© grenobloise le tertiaire et l’habitat collectif. dĂ©veloppe la technologie LED 3D, Ă  base de micro-fils, fabriquĂ©e sur des substrats en silicium de large diamĂštre (200 mm). 74 Financement de travaux : place Ă  l’imagination ! Le dernier frein rĂ©glementaire pour les sociĂ©tĂ©s de tiers (Organic Rankine Cycle). La dĂ©charge de SeptĂšmes- 11 financement a Ă©tĂ© levĂ© par un arrĂȘtĂ© du 8 fĂ©vrier 2016 . Les-Vallons (13), gĂ©rĂ©e par Veolia, sert de pilote. Il fixe Ă  25 % le seuil d’économies d’énergie Ă  atteindre Ă  Le groupe Aqua a restructurĂ© FrancEnergies, bureau dans le cadre de ce mĂ©canisme, par rapport Ă  la d’études et installateur d’équipements, dont il consommation initiale. Mais plusieurs professionnels ne est propriĂ©taire depuis janvier 2016 et le dote de l’ont pas attendu pour construire leurs premiĂšres offres. solutions commerciales avec tiers financement. Ă  Le cabinet de conseil dĂ©diĂ© Ă  la performance Ă  La Banque europĂ©enne d’investissement (BEI) Ă©nergĂ©tique pour l’industrie, Okavango Energy, propose des prĂȘts aux sociĂ©tĂ©s rĂ©gionales de tiers a lancĂ© dĂšs mai 2015 son offre Kubango. Elle financement dĂ©ployant un programme d’efficacitĂ© propose jusqu’à 20 % d’économies aux PME et ETI Ă©nergĂ©tique dans les bĂątiments rĂ©sidentiels. Le sans creuser l’endettement ou rĂ©clamer de fonds montant de son enveloppe pourra aller jusqu’à 400 propres. M€. Ă  L’investisseur Smart Energies s’essaie au tiers financement avec Aqylon, fabricant de turbines ORC 11 Le dĂ©cret du 25 novembre 2015, pris en application de la LTE, stipule que les sociĂ©tĂ©s publiques de tiers financement peuvent avancer le montant des travaux aux particuliers qui s’engagent dans la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de leur logement. Ces sociĂ©tĂ©s gĂšrent l’opĂ©ration de la conception des travaux jusqu’à leur rĂ©alisation, en intĂ©grant le financement. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur 8 grands secteurs - EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique Trois sociĂ©tĂ©s Ă  suivre Enertime prend son envol L’entreprise a bouclĂ© en 2015 une troisiĂšme levĂ©e de Créée en 2008, cette entreprise francilienne spĂ©cialisĂ©e fonds de 1,3 M€. Cette annĂ©e, c’est d’un montant dix dans la rĂ©cupĂ©ration de chaleur issue de l’industrie a fois supĂ©rieur dont elle a besoin. Enertime se prĂ©pare mis au point de puissantes centrales Ă©lectrique appelĂ©e Ă  entrer en Bourse, ce qui permettrait de «libĂ©rer» ses ORC (Organic Rankin Cycle, transformation de la investisseurs historiques Amundi Private Equity, Siparex chaleur Ă  partir de 90° C en Ă©lectricitĂ©, plusieurs MW et Calao Finance. de puissance). Elle voit enfin aujourd’hui ses efforts Du radiateur numĂ©rique au smart home rĂ©compensĂ©s. Au plan commercial en particulier, grĂące Ă  la signature de deux importants contrats en Chine en Qarnot Computing, l’inventeur des radiateurs 2015, avec les aciĂ©ristes Shanghai Baosteel et Baotou numĂ©riques, a levĂ© 21,5 M€ auprĂšs du constructeur et Steel. « Les machines sont conçues et fabriquĂ©es en exploitant d’entrepĂŽts de donnĂ©es Data4, dĂ©tenu par France et seront livrĂ©es en juin et septembre de cette le fonds amĂ©ricain Colony Capital, en 2015. La sociĂ©tĂ© annĂ©e. Le premier contrat atteint 2 M€, le deuxiĂšme rĂ©alise 1 M€ de chiffre d’affaires et a dĂ©jĂ  installĂ© se situe autour de 500 000 € », annonce Gilles David, 400 ordinateurs de chauffage nommĂ©s Q.rad. Elle cofondateur et prĂ©sident d’Enertime. Il prĂ©voit de compte accĂ©lĂ©rer son dĂ©veloppement technologique nouvelles affaires dans ce pays Ă  fort potentiel : « La et recruter des commerciaux, notamment pour le Chine, c’est la moitiĂ© de l’acier mondial mais aussi un marchĂ© amĂ©ricain. Elle peaufine une V2 du Q.rad, pays confrontĂ© Ă  une forte pollution. Nos machines y Ă©quipĂ©e de capteurs et fonctionnalitĂ©s communicantes suscitent un grand intĂ©rĂȘt, car elles Ă©vitent de produire pour mesurer la qualitĂ© de l’air, dĂ©tecter la prĂ©sence 75 de l’électricitĂ© Ă  partir des centrales Ă  charbon ». humaine ou Ă©changer avec les tĂ©lĂ©phones. À terme, En France, Enertime voit des opportunitĂ©s se dessiner ce radiateur pourrait devenir une brique de la maison avec, notamment, un appel d’offres biomasse qui intelligente. rĂ©serve 10 MW aux centrales de moyenne puissance. Cozynergy ou la rĂ©novation clĂ© en mains « En ville et en commençant sans doute par les LancĂ©e en 2014 par Nicolas Durand, Cozynergy Ă©coquartiers, on amorce enfin la production d’électricitĂ© se consacre Ă  la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique chez dĂ©centralisĂ©e », pourquit le dirigeant qui fait feu de les particuliers avec une approche commerciale tout bois, puisque son entreprise travaille aussi sur le astucieuse : les prospects bĂ©nĂ©ficient gratuitement financement d’un projet de 3 MW, dĂ©veloppĂ© avec d’une Ă©tude technique et financiĂšre (en glanant toutes la fonderie de silicium FerroPem Ă  ChambĂ©ry (73) les subventions possibles), basĂ©e sur les prĂ©conisations : « Nous devenons dĂ©veloppeurs de projets dans d’un logiciel maison complĂ©tĂ©es par les analyses l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique industrielle, tout en plaçant nos des chargĂ©s d’études. La sociĂ©tĂ© emploie dĂ©jĂ  plus machines. Mais, il nous faut trouver des partenaires de 30 personnes et a rachetĂ© en 2015 Ecosistems financiers car les industriels eux-mĂȘmes ne peuvent Ă  Montpellier (1,2 M€ de CA, 7 collaborateurs). Elle pas utiliser leurs capitaux, sauf si les retours sont a ouvert une agence Ă  Versailles, aprĂšs Toulouse et courts, de deux Ă  trois ans. Or, pour nos projets, il faut Bordeaux et prĂ©pare de nouvelles implantations. compter dix ans Ă  l’heure actuelle ». Panorama des Cleantech 2016

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Focus sur 8 grands secteurs - EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique MOBILISATION AUX RÉSULTATS LIMITÉS DANS L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE L’arsenal lĂ©gislatif et rĂ©glementaire s’est beaucoup Ă©toffĂ© en 2015. Sur le terrain, grands groupes et jeunes entreprises rivalisent d’initiatives. Mais le pays reste Ă©nergivore et surtout, les travaux ne sont rentables qu’à plus long terme en raison de la baisse du prix du pĂ©trole. Le marathon des Ă©conomies d’énergie ne fait que commencer. 70 1. UNE Elle s’établit Ă  164,0 Mtep (millions De son cĂŽtĂ©, la structure de la RÉGLEMENTATION de tonnes Ă©quivalent pĂ©trole), aprĂšs consommation ne change pas d’une VOLONTARISTE 164,5 Mtep en 2013 et plusieurs annĂ©es annĂ©e Ă  l’autre (lire le tableau ci-dessous). autour de 167 Mtep ». La France fait-elle preuve d’efficacitĂ© La consommation d’énergie finale par secteur en 2014 Ă©nergĂ©tique ? Si l’on en croit les relevĂ©s du (en Mtep) Commissariat gĂ©nĂ©ral au dĂ©veloppement SidĂ©rurgie 5,1 durable1 (CGDD), la rĂ©ponse est lĂ©gĂšrement Industrie (hors sidĂ©rurgie) 23,7 positive : « en 2014, la consommation RĂ©sidentiel-tertiaire 67,7 finale d’énergie, corrigĂ©e des variations dont rĂ©sidentiel 46,3 climatiques, tous usages confondus, est Transports 48,8 en baisse de 0,3 % par rapport Ă  2013 Agriculture 4,7 (en 2013, la baisse Ă©tait de 0,7 %, ndlr). Total final Ă©nergĂ©tique 150,0 Usages non Ă©nergĂ©tiques 14,0 Consommation finale totale 164,0 e : CGDD c sour 1 Bilan Ă©nergĂ©tique de la France pour 2014, Commissariat gĂ©nĂ©ral au dĂ©veloppement durable, juillet 2015. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - Mobilisation pour la transition Ă©nergĂ©tique LES RÉGIONS MOBILISÉES POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE Les collectivitĂ©s agissent depuis plusieurs annĂ©es pour rĂ©pondre aux dĂ©fis du dĂ©rĂšglement climatique Ă  travers leurs responsabilitĂ©s directes ou indirectes. Mais 2015 a marquĂ© un tournant 1 avec l’adoption quasi-simultanĂ©e des lois NOTRe et TECV. DotĂ©es de nouvelles compĂ©tences, les rĂ©gions vont jouer un rĂŽle majeur dans la transition Ă©nergĂ©tique. 78 Outre une rĂ©duction de la dĂ©pendance UN RÔLE DÉJÀ Auvergne RhĂŽne-Alpes, soutiennent aux Ă©nergies fossiles, la transition TRÈS ACTIF la dĂ©marche TEPOS, « territoire Ă  Ă©nergĂ©tique permet de dĂ©velopper de Ă©nergie positive », Ă  travers des appels nouveaux marchĂ©s pour les entreprises, Les rĂ©gions sont dĂ©jĂ  engagĂ©es dans la Ă  manifestations d’intĂ©rĂȘt destinĂ©s Ă  de faire Ă©merger des filiĂšres rĂ©gionales mobilisation des acteurs via l’information accompagner les collectivitĂ©s, surtout d’excellence et de favoriser une Ă©conomie du grand public, la formation et la mise via le financement d’une assistance Ă  plus circulaire pour maĂźtriser la en place de rĂ©seaux de compĂ©tences maĂźtrise d’ouvrage. consommation des ressources. Dans et savoir-faire locaux. Beaucoup ont tous ces domaines, les rĂ©gions voient Ă©galement souhaitĂ© promouvoir une D’autres ont Ă©laborĂ© des scĂ©narios leurs capacitĂ©s d’action renforcĂ©es en vision prospective plus respectueuse Ă  long terme. C’est le cas de PACA tant que maĂźtres d’ouvrage ou comme de l’environnement. Certaines, comme avec « Vers un systĂšme Ă©nergĂ©tique animatrices auprĂšs de la population et Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, 100 % renouvelable Ă  l’horizon 2050 », des acteurs du territoire. Normandie, Bourgogne ou encore une dĂ©clinaison rĂ©gionale du scĂ©nario 1 Loi NOTRe du 7.08.2015 portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la RĂ©publique – Loi TECV de Transition EnergĂ©tique pour la Croissance Verte du 17.08.2015. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - Mobilisation pour la transition Ă©nergĂ©tique NĂ©gaWatt. Ou encore du Nord-Pas-de- Calais avec son « Master plan pour une e 3 rĂ©volution industrielle ». Au-delĂ  de nombreux services aux particuliers dans les domaines de la mobilitĂ©, du logement ou de l’économie de la fonctionnalitĂ©, les rĂ©gions sont fortement impliquĂ©es dans l’urbanisme et le bĂątiment (rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, construction neuve exemplaire
). Dans ce dernier secteur, les actions, souvent menĂ©es avec l’Ademe, sont variĂ©es. PĂȘle-mĂȘle : conseils, diagnostics, Ă©tudes de faisabilitĂ© ou de management de l’énergie proposĂ©es aux entreprises pour les accompagner dans leurs dĂ©marches d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique ou dans des dĂ©marches plus spĂ©cifiques, tels le programme Effilogis en Franche- ComtĂ©, le Plan BĂątiments de demain en Bourgogne ou le dispositif ÉcoWatt du Pacte Ă©lectrique en Bretagne. 79 Enfin, les rĂ©gions apportent un soutien financier Ă  l’innovation ou Ă  l’acquisition de nouveaux Ă©quipements que ce soit par des aides, une contribution au dĂ©veloppement de clusters de type pĂŽles Ă©co-industries ou des appels Ă  projets ou candidatures spĂ©cifiques. Ainsi, par exemple, le dispositif « Entreprises et efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique » lancĂ© en Alsace de mi-2011 Ă  fin 2014 a permis de soutenir 24 diagnostics Ă©nergĂ©tiques et 44 investissements pour un total de 3,5 M€, dont 1,8 M€ pris en va s’étendre d’ici Ă  fin 2017. Des seuls TER dans le bĂątiment qui a besoin de main- charge par la rĂ©gion. hier, il concerne dĂ©sormais les transports d’Ɠuvre formĂ©e pour les chantiers de non urbains, le transport scolaire ainsi rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. que la gestion des ports et aĂ©roports. DES COMPÉTENCES Les rĂ©gions conservent la construction, Autre nouveautĂ© : les rĂ©gions sont 2 RENFORCÉES l’entretien et le fonctionnement des lycĂ©es tenues d’élaborer un schĂ©ma rĂ©gional et des compĂ©tences fortes en matiĂšre d’amĂ©nagement, de dĂ©veloppement La loi NOTRe confie de nouvelles d’éducation, de formation professionnelle durable et d’égalitĂ© des territoires compĂ©tences aux rĂ©gions et en rĂ©affirme continue et d’apprentissage. Leur (Sraddet) qui rassemblera les schĂ©mas d’autres. En matiĂšre de transports, leur rĂŽle intervention est cruciale, par exemple, dĂ©jĂ  existants, comme le SRCAE 2 La France compte quelque 2 500 lycĂ©es publics, d’oĂč l’enjeu en termes de transition Ă©nergĂ©tique. Les lycĂ©es « zĂ©ro Ă©nergie fossile », comme le lycĂ©e Kyoto Ă  Poitiers, font encore figure d’exception. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - Mobilisation pour la transition Ă©nergĂ©tique (climat, air et Ă©nergie), le SRCE (biodiversitĂ©), le SIT (mobilitĂ©) et le PRPGD (dĂ©chets). L’idĂ©e est de proposer une vision stratĂ©gique plus globale et transversale, dans une optique de cohĂ©rence et donc d’efficacitĂ©. La loi TECV affirme, par ailleurs, le rĂŽle des rĂ©gions dans la mise en Ɠuvre de la transition Ă©nergĂ©tique. Elle leur demande, en particulier, d’établir un service public de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, de coordonner les plates-formes territoriales de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, de prĂ©senter un schĂ©ma rĂ©gional biomasse et d’élaborer un plan rĂ©gional en faveur de l’économie circulaire. Des appels Ă  projets, comme celui sur l’écologie industrielle et territoriale lancĂ© dĂšs 2013 en RhĂŽne-Alpes, pourraient se gĂ©nĂ©raliser. 80 SOUTIEN À L’INNOVATION ET AUX ENTREPRISES Les rĂ©gions deviennent chefs de file en matiĂšre d’amĂ©nagement, de dĂ©veloppement durable mais aussi Le nombre de TPE/PME et d’ETI soutenues Les rĂ©gions doivent aussi coordonner de dĂ©veloppement Ă©conomique, celui- (20 000 aujourd’hui, pour un budget de sur leur territoire toutes les actions en ci reprĂ©sentant un budget de plus 700 M€ d’aides ciblĂ©es) devrait ainsi faveur de l’économie et de l’animation de 2 Mds€ par an3 doubler. La mise en place de fonds des pĂŽles de compĂ©titivitĂ©. Elles peuvent . Il s’agit, Ă  la fois, d’accompagner les secteurs en mutation et spĂ©cifiques, Ă  l’image du Breizh Up s’impliquer dans la crĂ©ation et le soutien de soutenir le dĂ©veloppement de nouveaux qui permet d’accompagner les jeunes de filiĂšres Ă©mergentes. Par exemple, la marchĂ©s et filiĂšres. Le nouveau schĂ©ma entreprises innovantes en Bretagne, devrait Bretagne a contribuĂ© au financement rĂ©gional de dĂ©veloppement Ă©conomique, ainsi s’étendre. L’Aquitaine Limousin d’une Ă©tude stratĂ©gique sur la filiĂšre d’innovation et d’internationalisation Poitou-Charentes est Ă©galement active « Ă©nergies marines renouvelables » qui (SRDEII), qu’elles sont tenues d’élaborer, sur cette voie (lire notre article dĂ©diĂ© Ă  prĂ©sente des enjeux importants tant en doit dĂ©finir les orientations en matiĂšre la rĂ©gion). termes d’approvisionnement Ă©lectrique d’aides aux entreprises, Ă  l’innovation, que de crĂ©ation d’emplois. Cela a permis Ă  l’internationalisation
 de soutenir la mise en place d’une dynamique d’acteurs publics et privĂ©s (PĂŽle Mer, France Energies Marines
). 3 Un plan de mobilisation État-RĂ©gions pour l’emploi, du 2 fĂ©vrier 2016, Association des rĂ©gions de France (ARF). Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - Mobilisation pour la transition Ă©nergĂ©tique 81 L’innovation va ĂȘtre, lĂ  aussi, une nĂ©cessitĂ©. pionniers se sont dĂ©jĂ  lancĂ©s : les SEM LE CASSE-TÊTE DU Énergies Posit’IF en Ile-de-France ou FINANCEMENT Certaines initiatives menĂ©es pour l’instant Artéé en Poitou-Charentes ; la rĂ©gie Ă  titre expĂ©rimental pourraient ainsi se rĂ©gionale de service public de l’efficacitĂ© Pour chacune de ces actions se pose gĂ©nĂ©raliser, comme la mise en place Ă©nergĂ©tique en Picardie ou le SPL-OSER Ă©videmment la question du financement, de dispositifs intĂ©grant bonification de en RhĂŽne-Alpes. particuliĂšrement cruciale dans un contexte prĂȘts, solutions de tiers-financement 4 de rĂ©duction des dotations de l’Etat 4 . ou autres fonds d’investissement. Des Chiffres clĂ©s Avec prĂšs de 29 Mds€ de budget en 2013 (en opĂ©rations rĂ©elles), les rĂ©gions françaises ont financĂ© Ă  hauteur de 7,5 Mds€ la formation, l’apprentissage et les PME-ETI, de 7 Md€ la mobilitĂ© durable, de plus de 6 Mds€ l’éducation (1) et l’enseignement supĂ©rieur, et de 2 Mds€ l’amĂ©nagement du territoire et l’environnement . Les nouveaux contrats de plan État-RĂ©gions 2015-2020 devraient mobiliser prĂšs de 12,5 Mds€ dont 2,9 Mds€ pour la transition Ă©cologique et Ă©nergĂ©tique et 50 M€ pour l’innovation, les filiĂšres d’avenir et l’usine du futur(2). (1) Publication ARF : Les chiffres clĂ©s des rĂ©gions - Mai 2015 (www.arf.asso.fr) (2) PrĂ©sentation des nouveaux CPER (www.territoires.gouv.fr/les-contrats-de-plan-etat-region) 4 Selon l’ARF, l’échelon rĂ©gional est le plus dĂ©pendant des dotations de l’État, celles-ci reprĂ©sentant 42 % des ressources des rĂ©gions. Panorama des Cleantech 2016

Entretien avec Philippe Richert « Nous devons profiter de ce que les uns et les autres ont fait » Trois questions au prĂ©sident du conseil rĂ©gional Alsace Champagne-Ardenne Lorraine et nouveau prĂ©sident de l’Association des rĂ©gions de France. GreenUnivers : L’échelon territorial ailleurs : il y a lĂ  un gisement de (artisanat, BTP, etc.) voient leurs est particuliĂšrement pertinent pour financement considĂ©rable, que ce carnets de commande se remplir. De la mise en Ɠuvre de la transition soit dans le BTP, la maĂźtrise des nouveaux marchĂ©s Ă©mergent Ă  cĂŽtĂ© Ă©nergĂ©tique. Comment cela se Gaz Ă  effet de serre
 Citons aussi des activitĂ©s traditionnelles. Ainsi, traduit-il avec le nouveau cadre des la reconnaissance du niveau basse en Alsace, outre les domaines trĂšs rĂ©gions ? consommation, dĂ©jĂ  intĂ©grĂ© dans les porteurs que couvre le nouveau pĂŽle schĂ©mas rĂ©gionaux, la modification Fibres-Energivie (bioressources, Ă©co- 82 Les rĂ©gions sont dĂ©jĂ  engagĂ©es de des dispositions fiscales ou encore matĂ©riaux, Ă©cotechnologies, Ă©nergie), longue date, certaines avant mĂȘme la gĂ©nĂ©ralisation des plates-formes nous sommes aussi prĂ©sents dans le Grenelle de l’environnement avec, locales de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. des domaines parfois dĂ©jĂ  anciens parfois, un peu de concurrence Au final, mĂȘme si la loi de transition comme les agroressources. entre elles. La transition Ă©nergĂ©tique Ă©nergĂ©tique ne fait que confirmer prĂ©sente deux dimensions auxquelles des orientations, elle leur donne une Globalement, les rĂ©gions sont le territoire rĂ©gional correspond nouvelle portĂ©e, ce qui impose des maintenant dans une nouvelle parfaitement : l’affichage et le besoin mises en cohĂ©rence, en particulier approche avec plus de force. On de proximitĂ©. Aujourd’hui, l’objectif dans les divers plans ou schĂ©mas le voit dĂ©jĂ  au niveau des pĂŽles de est de constituer un vrai binĂŽme rĂ©gionaux. Cela permettra d’avoir une compĂ©titivitĂ©, dont le pilotage doit avec les intercommunalitĂ©s, celles- vision globale, pour mieux anticiper nous revenir en totalitĂ© (y compris les ci prenant une dimension qui intĂšgre les changements et imprimer un crĂ©dits) : nous l’avons dĂ©jĂ  amorcĂ© en du rural. Un travail en commun va nouveau mouvement ambitieux. fusionnant Alsace-Energivie et Fibres se faire dans les prochaines annĂ©es dĂšs janvier 2015. Dans l’ensemble des pour s’engager davantage dans la GreenUnivers : Quelles seront les rĂ©gions, il s’agit surtout de profiter transition Ă©nergĂ©tique. consĂ©quences pour le dĂ©veloppement de ce que les uns et les autres ont Ă©conomique, en particulier sur l’aide fait. J’ajouterais que si les rĂ©gions GreenUnivers : Comment estimez- aux entreprises et Ă  l’innovation? se sont investies dans la transition vous l’apport de la loi sur la transition Ă©nergĂ©tique, ce n’est pas en rĂ©ponse Ă©nergĂ©tique ? La transition Ă©nergĂ©tique reprĂ©sente Ă  la loi, mais parce que chacune a des opportunitĂ©s pour nos entreprises dĂ©celĂ© une obligation morale pour Il y a des avancĂ©es sur un certain mais aussi un intĂ©rĂȘt sociĂ©tal fort, l’avenir de la planĂšte. nombre de points. Par exemple, comme la rĂ©novation de logements pour le tiers financement. Je le sociaux. Par les divers appels d’offres vois en Alsace, mais c’est le cas lancĂ©s dans ce cadre, les entreprises Panorama des Cleantech 2016

TROISIEME PARTIE Focus sur 77 les régions Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - L’écosystĂšme LES CLUSTERS DYNAMISENT L’ÉCOSYSTÈME Avec plus de 10 000 entreprises membres, les clusters des cleantech s’affirment comme des acteurs incontournables de la filiĂšre dans les territoires. L’Observatoire des clusters verts du PEXE livre les premiers rĂ©sultats de son Ă©tude 2016 pour le Panorama des cleantech. Depuis une dizaine d’annĂ©es, les Plusieurs constats gĂ©nĂ©raux Ă©mergent 4. Il existe trois grandes familles groupements d’entreprises d’initiative de cette Ă©tude : d’acteurs : les groupements privĂ©e, les pĂŽles de compĂ©titivitĂ© ou encore d’entreprises d’initiative privĂ©e, les les clusters initiĂ©s par des collectivitĂ©s 1. Les clusters viennent compenser clusters initiĂ©s par des collectivitĂ©s se sont imposĂ©s comme des acteurs l’une des faiblesses du tissu productif territoriales et les pĂŽles de compĂ©titivitĂ©. privilĂ©giĂ©s pour le dĂ©veloppement de la caractĂ©risĂ© par un trĂšs grand nombre MalgrĂ© des positionnements variĂ©s – du filiĂšre des Ă©co-industries. Ils participent Ă  de TPE–PME qui, isolĂ©es, ne sont club d’entreprises visant Ă  accĂ©lĂ©rer renforcer l’écosystĂšme en soutenant les pas en mesure d’assurer l’essor les courants d’affaires en son sein Ă©co-entreprises dans leurs dĂ©marches de la filiĂšre Ă  son plein potentiel, au pĂŽle plus structurĂ© orientĂ© vers 84 d’innovation, de dĂ©veloppement et de notamment Ă  l’international. Ils la stimulation de l’innovation –, ils pĂ©nĂ©tration de nouveaux marchĂ©s. pallient ce handicap et par lĂ  mĂȘme partagent l’essentiel en termes participent au dynamisme de l’offre d’offre de service : mutualisation de La loi NOTRe (Nouvelle organisation Ă©cotechnologique et au rayonnement l’information, veille rĂ©glementaire, territoriale de la RĂ©publique) entre en des Ă©co-industries françaises. diffusion des appels d’offres, application et va bouleverser l’architecture accompagnement des entrepreneurs institutionnelle des territoires – impactant 2. Ils sont reconnus par les industriels, vers les bons dispositifs d’aides. Les le paysage actuel des clusters. À cette le monde de la recherche et les rĂ©seaux d’éco-entreprises permettent occasion, l’Observatoire des clusters investisseurs comme des acteurs de de mettre en relation les diffĂ©rents verts du PEXE a rĂ©alisĂ© une cartographie. premier plan mais Ă©voluent dans des acteurs et de susciter des projets Sa vocation : recenser et caractĂ©riser contextes incertains. Cette prĂ©caritĂ© collaboratifs. Ils font Ă©galement le ces acteurs pour assurer une meilleure – notamment financiĂšre – a conduit Ă  lien entre les attentes des PME, qui lisibilitĂ© de l’organisation de la filiĂšre et la disparition de nombreux clusters remontent difficilement, et les pouvoirs de l’offre d’accompagnement offerte aux ces derniĂšres annĂ©es. Elle est Ă  publics. Ils assurent la promotion Ă©co-entreprises. mettre en regard du choix fait dans des dispositifs mis en place Ă  leur de nombreux pays europĂ©ens de attention mais souvent mal connus Cette cartographie identifie les soutenir massivement cet Ă©chelon par leurs destinataires. Enfin, ils nombreuses initiatives prises sur permettant le dĂ©ploiement opĂ©rationnel aident les territoires Ă  trouver leurs l’ensemble du territoire pour favoriser d’une politique d’innovation et de spĂ©cificitĂ©s afin de se dĂ©marquer, la structuration de la filiĂšre. L’objectif dĂ©veloppement industriel, Ă  l’instar de notamment Ă  l’international. principal de ces initiatives est simple : l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark il s’agit d’atteindre, par le regroupement, ou la Belgique. une taille critique pour dĂ©velopper l’activitĂ© des Ă©co-entreprises. Il en ressort qu’il a Ă©tĂ© 3. HabituĂ©s Ă  travailler en rĂ©seau, de nĂ©cessaire, pour ces acteurs, de se fĂ©dĂ©rer nombreux clusters ont dĂ©veloppĂ© Etude rĂ©alisĂ©e avec le soutien de : pour crĂ©er une dynamique forte, assurer leurs complĂ©mentaritĂ©s et cultivent leur cohĂ©sion, crĂ©er des coopĂ©rations des interactions partenariales assurant et la diffusion de bonnes pratiques. ainsi un niveau assez Ă©levĂ© de Ces clusters occupent aujourd’hui un coordination. rĂŽle important dans l’écosystĂšme. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - L’écosystĂšme 116 clusters maillent le territoire national, dont 82 % sont actifs Ă  l’international 116 clusters ont Ă©tĂ© identifiĂ©s sur l’ensemble du territoire (France mĂ©tropolitaine et Dom-Com). Cela 1 correspond aux acteurs, nationaux et rĂ©gionaux, intervenants sur les secteurs de l’environnement : eau, dĂ©chets/recyclage, air, EnR, efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, dĂ©pollution des sols, Ă©comobilitĂ© et autres (gĂ©nie 2 Ă©cologique, chimie verte) . À noter, 82 % ont une activitĂ© Ă  l’international : 100 % pour les pĂŽles, 60 % pour les fĂ©dĂ©rations et associations professionnelles. Plus de 10 000 entreprises en rĂ©seau Les clusters de niveau 1 (les pure players de l’environnement/Ă©nergie) fĂ©dĂšrent 85 prĂšs de 15 600 membres, dont 11 200 entreprises et prĂšs de 1 700 laboratoires, Ă©coles, acteurs de l’innovation. C’est donc la majoritĂ© des Ă©co-entreprises et des acteurs de l’innovation dans les cleantech qui sont ainsi insĂ©rĂ©s dans des dynamiques collaboratives. ÉlĂ©ment intĂ©ressant, prĂšs de 75 % des clusters ont dĂ©veloppĂ© une offre de formation en s’appuyant, notamment, sur les compĂ©tences de leurs membres. 1 Pour les acteurs nationaux, ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es les associations et fĂ©dĂ©rations professionnelles du secteur qui jouent un rĂŽle structurant pour le dĂ©ploiement de l’offre Ă©cotechnologique. 2 Nous les avons classĂ©s en deux catĂ©gories. Les clusters de niveau 1 (89 clusters) les pure players dont le coeur de mĂ©tier correspond aux secteurs environnement/Ă©nergie, et ceux de niveau 2 qui, tout en couvrant un secteur spĂ©cifique connexe (mobilitĂ©, matĂ©riaux, aĂ©ronautique, par exemple) consacrent une part importante de leur activitĂ© au secteur cleantech. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - L’écosystĂšme Un modĂšle qui sĂ©duit L’organisation en cluster est relativement rĂ©cente. Les prĂ©curseurs ont amorcĂ© la dynamique au dĂ©but des annĂ©es 90, mais c’est depuis une dizaine d’annĂ©es que cette organisation latĂ©rale de la filiĂšre s’est fortement dĂ©ployĂ©e. 1937 1938 1945 1971 1978 1990 1991 1992 1993 1995 1996 1997 1998 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Total gĂ©nĂ©ral Autre 1 2 3 Cluster 1 1 1 2 1 4 1 4 1 4 4 3 2 1 1 31 Groupement 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 11 d'entreprises PĂŽle de 7 4 1 5 17 compĂ©titivitĂ© Association/ FĂ©dĂ©ration/Syndicat 1 1 1 1 1 2 1 2 2 1 2 1 1 1 3 1 2 2 1 27 professionnel TOTAL GÉNÉRAL 1 1 1 1 1 2 1 2 2 1 2 1 1 1 1 1 2 3 8 13 4 5 2 14 5 4 4 2 3 89 50/50 SollicitĂ©s pour se positionner sur leur pĂ©rimĂštre de compĂ©tence, les acteurs se rĂ©partissent Ă  parts Ă©gales entre national et rĂ©gional. Seuls 4 clusters se sont identifiĂ©s comme infrarĂ©gionaux. 86 Pour les pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, 60 % se dĂ©finissent comme rĂ©gionaux et 40 % comme nationaux. La rĂ©gion IDF concentre la grande majoritĂ© des acteurs se prĂ©sentant comme nationaux. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - L’écosystĂšme MontĂ©e en puissance des secteurs des EnR et de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique Des acteurs historiques et des nouveaux venus Les secteurs historiques de l’environnement (eau, sol, air, dĂ©chets) qui constituaient la majoritĂ© des acteurs, il y a encore 10 ans, en reprĂ©sentent dĂ©sormais seulement un tiers. A contrario, les acteurs des Ă©nergies renouvelables et de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique montent en puissance. Il est Ă©galement manifeste que le secteur du bĂątiment, domaine applicatif concentrant une part importante des enjeux de la transition Ă©nergĂ©tique, a profondĂ©ment Ă©voluĂ© ces derniĂšres annĂ©es, jusqu’à devenir un secteur d’offre Ă©cotechnologique. Par ailleurs, plusieurs acteurs positionnĂ©s sur le green IT apparaissent. BĂątiment et Environnement, MatĂ©riaux/ Technologie et Transports/ EfficacitĂ© amĂ©nagement eau, sol, air, Multisecteurs Ă©nergĂ©tique et Ressources numĂ©rique MobilitĂ© 87 durables dĂ©chets ENR 26 31 5 18 9 12 16 116 Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - L’écosystĂšme MĂ©thodologie Pour rĂ©aliser cette Ă©tude finalisĂ©e en fĂ©vrier 2016, actifs sur leur territoire ou leur secteur. Ces derniers l’Observatoire des clusters verts s’est appuyĂ© sur les ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  s’auto-rĂ©fĂ©rencer et Ă  prĂ©senter leur rĂ©seaux d’éco-entreprises rĂ©unis au sein du PEXE, positionnement. Plus des deux tiers ont procĂ©dĂ© Ă  leur qui regroupe les rĂ©seaux d’éco-entreprises de France. auto-rĂ©fĂ©rencement. Les autres ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s Ilsont rĂ©alisĂ© un travail collaboratif d’identification qui et qualifiĂ©s sur la base des Ă©lĂ©ments disponibles s’est appuyĂ© sur leur expertise de terrain. À la suite publiquement. er d’un AMI ouvert entre le 1er septembre et le 1 janvier 2016, ils ont fait remonter les acteurs de la filiĂšre 88 Panorama des Cleantech 2016

www.ecoentreprises-france.fr GET IN TOUCH WITH THE FRENCH CLEANTECH STAKEHOLDERS BUSINESS  INNOVATION  INVESTMENT 35 5000 LE PORTAIL DES DES CLUSTERS ÉCOENTREPRISES NUMÉRIQUE ÉVÈNEMENTS PARTENARIATS DE LA FILIÈRE HAUTS DE STRUCTURANTS GAMME LES PROCHAINS ÉVÉNEMENTS DU PEXE LES RENCONTRES ECOTECH - EïŹƒcacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans l’industrie - Le 30 Juin Ă  Paris - EïŹƒcacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans le bĂątiment - Le 18 Octobre Ă  Paris LA RENCONTRE ECOTECH FINANCES Le 29 Septembre Ă  Paris www.rencontres-ecotech.fr Tarif rĂ©duit pour les Ă©co-PME membres des rĂ©seaux du Pexe. contact@pexe.fr

Focus sur les rĂ©gions - Aquitaine Limousin Poitou / Charentes RÉGION ALPC : L’HARMONISATION MENÉE TAMBOUR BATTANT er Aquitaine Limousin et Poitou-Charentes n’ont pas attendu le 1 janvier 2016 pour se mettre en ordre de marche dans l’optique d’une harmonisation rĂ©ussie en matiĂšre de transition Ă©nergĂ©tique. Parmi les prioritĂ©s de cette nouvelle grande rĂ©gion : l’aide aux entreprises des cleantech et aux technologies Ă©mergentes. 90 Au fil des ans, les rĂ©gions Aquitaine, environnement, pĂŽle Ă©co-industries, Françoise Coutant, la vice-prĂ©sidente Limousin et Poitou-Charentes se sont association d’entrepreneurs pour la (EELV) en charge de la transition chacune dotĂ©es de structures et dispositifs croissance verte, dispositifs spĂ©cifiques Ă©nergĂ©tique au Conseil rĂ©gional, pour soutenir la transition Ă©nergĂ©tique d’aides
 Elles ont cinq ans pour mener mais motivant si l’on veut opĂ©rer « un et la croissance verte : agence rĂ©gionale Ă  bien l’harmonisation de l’ensemble : changement de culture profond et aller de l’environnement et du climat, pĂŽle un travail « assez immense », reconnaĂźt vers des modĂšles plus vertueux ». 1 Lire GreenUnivers du 29.10.2015 : www.greenunivers.com/2015/10/un-nouveau-fonds-pour-la-transition-energetique-en-aquitaine-133539/ Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions -Aquitaine Limousin Poitou / Charentes VERS UNE AGENCE pour adosser l’action publique Ă  l’expertise l’innovation est un axe fort que nous allons RÉGIONALE DE scientifique s’étendra aux trois territoires continuer Ă  dynamiser », explique Olivier LA TRANSITION en intĂ©grant de nouveaux sujets, comme Degos, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint du pĂŽle la biodiversitĂ©, la problĂ©matique des Ăźles... Agriculture, DĂ©veloppement durable, ÉNERGÉTIQUE ET Tourisme du conseil rĂ©gional. Cela se DU CLIMAT D’autres initiatives ont Ă©tĂ© prises en fera principalement sous forme d’appel anticipation de la fusion. C’est le cas du Ă  projets rĂ©gionaux dĂ©diĂ©s Ă  l’innovation nouveau fonds rĂ©gional d’investissement ou aux filiĂšres Ă©mergentes, comme le Françoise Coutant entend crĂ©er un outil dans les Ă©nergies renouvelables, qui solaire en autoconsommation, et via le opĂ©rationnel en matiĂšre de transition dĂ©marre avec 8 M€ et vise 15 M€ dĂ©veloppement de sites de dĂ©monstration Ă  Ă©nergĂ©tique, dans une approche de Ă  terme pour un objectif de plus de l’image du site d’essais Seeneoh Bordeaux transversalitĂ©. L’idĂ©e n’est pas d’ajouter 120 M€ d’investissement sur quatre ans, pour les Ă©nergies marines. une structure Ă  celles qui existent dĂ©jĂ , notamment dans des unitĂ©s de biogaz. mais bien de mettre de la cohĂ©rence entre AnnoncĂ© en Aquitaine, il a Ă©tĂ© pensĂ© dĂšs « La rĂ©gion est plus que jamais les diffĂ©rents services concernĂ©s des trois le dĂ©part dans une logique ALPC avec des positionnĂ©e sur l’aide aux technologies 1 Ă©mergentes avant industrialisation et anciennes rĂ©gions en matiĂšre d’efficacitĂ© investisseurs des diffĂ©rentes rĂ©gions . Ă©nergĂ©tique, d’énergies renouvelables, commercialisation, comme le stockage de transport, d’innovation, etc. De mĂȘme, un appel Ă  manifestations de l’énergie, l’aide aux innovations de d’intĂ©rĂȘt lancĂ© en septembre 2015 diversification, par exemple les matĂ©riaux Chaque agent restera Ă  son poste, et la pour soutenir des projets d’innovations spĂ©cifiques pour les pales d’éoliennes, nouvelle agence qui devrait voir le jour d’ici collaboratifs et inter-rĂ©gionaux dans et l’aide Ă  l’usine du futur (efficacitĂ© Ă  la fin de l’annĂ©e facilitera la coordination. des filiĂšres prioritaires2 associe des Ă©nergĂ©tique des procĂ©dĂ©s) », prĂ©cise-t-il. « Elle servira Ă  donner de la visibilitĂ© Ă  entreprises (PME et ETI, surtout) d’au 91 tout le monde, mettre en harmonie les moins deux rĂ©gions, prioritairement Au final, la fusion devrait permettre de politiques des trois rĂ©gions, en particulier membres de pĂŽles ou clusters, en lien renforcer le soutien aux entreprises dans le domaine des Ă©conomies d’énergie, avec plusieurs centres de compĂ©tences rĂ©ellement engagĂ©es dans un changement 3 des renouvelables mais aussi dans la rĂ©gionaux. Plus largement, le Salon de de modĂšle . formation des artisans », prĂ©cise la la croissance verte, proposĂ© Ă  l’origine vice-prĂ©sidente. Ă  l’échelle du Poitou-Charentes, s’est Ă©largi dĂšs son Ă©dition 2015 Ă  l’ensemble UNE FUSION des acteurs de la future ALPC. ANTICIPÉE RENFORCER DANS UNE LOGIQUE DE LE SOUTIEN AUX Chiffres clĂ©s CO-CONSTRUCTION TECHNOLOGIES 41 entreprises de la rĂ©gion Plusieurs initiatives dĂ©jĂ  existantes ont ÉMERGENTES ALPC ont Ă©tĂ© soutenues dans Ă©tĂ© Ă©largies d’une maniĂšre relativement le secteur de la transition naturelle. Illustration avec le comitĂ© Dans le domaine de l’aide aux entreprises Ă©nergĂ©tique en 2015. Ces aides scientifique rĂ©gional sur le climat mis en et Ă  l’innovation, un Ă©tat des lieux des Ă  l’investissement ont reprĂ©sentĂ© place en Aquitaine sous la direction du diffĂ©rents dispositifs a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©tabli. un montant global de 5,6 M€. climatologue HervĂ© Le Treut. Le comitĂ© va Il s’agit maintenant de dĂ©terminer rĂ©unir des scientifiques pluridisciplinaires comment les coordonner au mieux des trois rĂ©gions. Par ailleurs, l’étude en Ă©vitant les redondances. En tous « PrĂ©voir pour agir » publiĂ©e dĂšs 2013 les cas, « l’aide aux entreprises et Ă  2 Dont les filiĂšres vertes & Ă©cotechnologies et la chimie verte & Ă©co-procĂ©dĂ©s. Cet AMI est une initiative des trois rĂ©gions, pilotĂ©e par Aquitaine dĂ©veloppement innovation et l’Agence rĂ©gionale de l’innovation du Poitou-Charentes. ++ 3 NDLR : Le 22 fĂ©vrier, nous avons cependant appris que la rĂ©gion Poitou-Charentes avait laissĂ© 132 M€ d’impayĂ©s (62 M€ en investissement et 70 M€ en fonctionnement). Le prĂ©sident Alain Rousset s’est engagĂ© Ă  rĂ©gler ce problĂšme dans les semaines Ă  venir. Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - Auvergne RhĂŽne-Alpes LYON, CAPITALE DES SMART GRIDS Auvergne RhĂŽne-Alpes peut s’enorgueillir d’ĂȘtre l’un des territoires rĂ©unissant le plus de projets smart grids en Europe. Tout l’écosystĂšme est mobilisĂ© pour faire Ă©merger des champions sur ce marchĂ© stratĂ©gique. 92 « Offrir le territoire comme terrain avec les professionnels et le monde de qu’il n’en consomme. La mise en place d’expĂ©rimentation » : Émilie Gerbaud, la recherche », rappelle Émilie Gerbaud, d’un rĂ©seau intelligent avec une gestion chef de projets Ville intelligente au Grand a permis la mise en Ɠuvre de projets centralisĂ©e assure une rĂ©gulation optimale Lyon, expose clairement la stratĂ©gie de de grande envergure dans ce domaine. de la production et permet la gestion des la collectivitĂ©. DĂšs 2011, la mĂ©tropole surproductions ponctuelles d’énergie et a affirmĂ© son positionnement sur les la mesure de toutes les consommations. enjeux environnementaux et Ă©nergĂ©tiques 1. DES DÉMONSTRATEURS Ce projet pilote a permis de valider de autour de la ville durable et intelligente. À ÉCHELLE 1 nombreuses briques technologiques. Son objectif ? Mener une politique de soutien aux Ă©cotechnologies et en faire Les dĂ©monstrateurs rhĂŽnalpins traduisent GreenLys est un dĂ©monstrateur urbain sur une opportunitĂ© de dĂ©veloppement la conjugaison du volontarisme des les villes de Lyon et de Grenoble qui vise Ă  Ă©conomique et d’attractivitĂ© du territoire. acteurs publics locaux et d’une politique tester grandeur nature et dans sa globalitĂ© nationale de soutien Ă  l’innovation dans – du producteur au consommateur La transition Ă©cologique et Ă©nergĂ©tique la filiĂšre. Voici les plus emblĂ©matiques : final – un rĂ©seau Ă©lectrique intelligent conduit les collectivitĂ©s, gestionnaires et des solutions innovantes Ă  tous les d’infrastructures urbaines, Ă  faire le Hikari est un projet portĂ© par le Grand niveaux du systĂšme. Il a permis, avec point sur les technologies mobilisables Lyon et le NEDO (l’Agence japonaise de l’ensemble des acteurs qui constituent pour amĂ©liorer leurs infrastructures. la maĂźtrise de l’énergie), dans le cadre la chaĂźne de valeur, d’expĂ©rimenter des Lyon a identifiĂ© trĂšs tĂŽt le potentiel liĂ© de Lyon smart community, la politique champs aussi variĂ©s que l’intĂ©gration Ă  l’émergence de filiĂšres industrielles de rayonnement Ă  l’international de massive de sources dĂ©centralisĂ©es innovantes. C’est dans ce contexte la mĂ©tropole. L’objectif est de faire d’énergies intermittentes, la flexibilitĂ© qu’elle s’est positionnĂ©e Ă  l’échelle du nouveau quartier Confluence une et l’effacement, l’amĂ©lioration de la europĂ©enne pour ĂȘtre en pointe sur rĂ©fĂ©rence mondiale en matiĂšre d’efficacitĂ© performance du rĂ©seau ou la mise en place les nouveaux marchĂ©s des rĂ©seaux Ă©nergĂ©tique. En septembre 2015, a de solutions pour les vĂ©hicules Ă©lectriques. intelligents. Le dĂ©ploiement par le Grand Ă©tĂ© inaugurĂ© le premier Ăźlot mixte Ă  Ce projet collaboratif de 43 M€ sur la Lyon de sa stratĂ©gie, « en rassemblant Ă©nergie positive d’Europe, un ensemble pĂ©riode 2012-2016 a stimulĂ© les acteurs, les acteurs du territoire, en concertation de 12 800 m2 affinĂ© et fait mĂ»rir le modĂšle Ă©conomique. produisant plus d’énergie Panorama des Cleantech 2016

Focus sur les rĂ©gions - Auvergne RhĂŽne-Alpes Smart Electric Lyon est un programme centres de recherche publics et privĂ©s et dans la rĂ©gion lyonnaise, de nombreuses de 69 M€ visant Ă  dĂ©velopper la filiĂšre aval institutionnels. Depuis sa crĂ©ation, le pĂŽle start-up, PME et ETI spĂ©cialisĂ©es dans compteur grĂące Ă  l’étude des usages de la a labellisĂ© 234 projets et dĂ©monstrateurs l’ensemble des technologies smart grids, consommation Ă©lectrique. PortĂ© par EDF d’un budget global de 1,6 Md€ dont 500 M€ Ă©mergent. À Lyon, comme Ă  l’échelle et 18 partenaires, il permet d’expĂ©rimenter abondĂ©s par l’État et les collectivitĂ©s nationale, « on les voit surtout dans Ă  grande Ă©chelle des produits et services territoriales. Ce sont prĂšs de 100 M€ l’aval compteur : objets connectĂ©s, compatibles smart grids en aval du flĂ©chĂ©s par ce biais sur les smart grids. logiciels de gestion de l’énergie
 Elles compteur. Par sa dimension, le projet Tenerrdis a Ă©galement favorisĂ© la soliditĂ© interviennent en complĂ©ment de l’offre est devenu un outil collaboratif des des dossiers rĂ©gionaux dĂ©posĂ©s auprĂšs des des plus gros acteurs de l’industrie de filiĂšres Ă©lectricitĂ© et tĂ©lĂ©coms pour guichets nationaux, notamment auprĂšs du l’équipement Ă©lectrique qui fournissent structurer l’offre et dĂ©velopper une fonds dĂ©monstrateur de recherche et du les automatismes de pilotage amont et gamme d’équipements et de services programme des investissements d’avenir, aval compteur », constate Antonin Briard. innovants. PrĂšs de 25 000 consommateurs permettant de drainer des investissements – particuliers, commerçants, entreprises, consĂ©quents dans la rĂ©gion. Dans le Au sein de la filiĂšre, cohabitent des bailleurs sociaux et collectivitĂ©s – sont cadre de son programme gestion des leaders mondiaux (RTE, ERDF, Schneider impliquĂ©s. rĂ©seaux et stockage Ă©nergĂ©tiques, le Electric, Siemens, Alstom Grid, Engie
), pĂŽle facilite l’accĂšs Ă  des Ă©quipements de des PME–ETI et des start-up spĂ©cialisĂ©es pointe regroupĂ©s au sein de plateformes sur une partie de la chaĂźne de valeur 2. UN ÉCOSYSTÈME technologiques, comme Predis, pour la (producteurs de composants, opĂ©rateurs RÉGIONAL gestion des rĂ©seaux (via une infrastructure de rĂ©seaux Ă©lectriques et tĂ©lĂ©coms, D’INNOVATION de moyens technologiques les plus Ă©quipementiers, ingĂ©nierie logicielle, avancĂ©s sur la gestion intelligente de agrĂ©gateurs
). l’énergie, rattachĂ©e Ă  Grenoble INP), ou 93 Lyon bĂ©nĂ©ficie pleinement de Steeve pour le stockage Ă©lectrochimique Quelques jeunes pousses se sont d’ailleurs l’implantation, en rĂ©gion Auvergne (rattachĂ©e au CEA). fait remarquer rĂ©cemment. Ainsi, Actiwatt RhĂŽne-Alpes, d’acteurs en capacitĂ© de propose des solutions de gestion Ă  stimuler l’innovation du tissu productif Autre acteur important, l’institut Carnot distance, de maniĂšre centralisĂ©e, en temps pour relever les dĂ©fis technologiques Énergies du Futur, créé en 2007. rĂ©el et en continu de sa consommation auxquels fait encore face la filiĂšre. Une Il regroupe 4 Ă©tablissements partenaires de Ă©nergĂ©tique ; Monabee s’adresse au part non nĂ©gligeable des technologies rĂ©fĂ©rence dans les nouvelles technologies marchĂ© croissant des consommateurs/ des smart grids qui vont trouver leur de l’énergie : Grenoble INP, le CEA-Liten, producteurs d’énergie ; ou encore OGGA application dans la production, le transport, l’universitĂ© Joseph Fournier et le CNRS. et sa solution basĂ©e sur une logique de la distribution, la commercialisation et À la tĂȘte de plus de 600 brevets et fort programmation par autoapprentissage en la consommation d’énergie, sont encore de quelque 100 contrats de recherche identifiant les habitudes de consommation en perfectionnement (supraconductivitĂ©, par an, Énergies du Futur est un acteur des usagers. Sans oublier Energy Pool stockage centralisĂ© et diffus, conducteurs majeur dans le transfert technologique – investie par Schneider Electric – dans composites
). Ce qui fait dire Ă  Antonin de la recherche Ă  l’industrie des nouvelles l’effacement. Briard, dĂ©lĂ©guĂ© du GimĂ©lec, qu’ « il n’existe technologies de l’énergie. À l’origine pas encore de marchĂ© du smart grid Ă  d’un nombre important de spin-off, il Pour la collectivitĂ©, l’enjeu de ce maillage proprement parler hors dĂ©monstrateurs ou participe au dynamisme et Ă  la densitĂ© est d’autant plus grand qu’il s’agit Ă  projets locaux portĂ©s par des collectivitĂ©s du tissu productif de la filiĂšre. la fois « de permettre l’évolution et la trĂšs volontaristes ». Les clusters de la reconversion d’activitĂ©s historiques rĂ©gion sont mobilisĂ©s pour pousser les bien implantĂ©es Ă  Lyon et de favoriser technologies et les faire Ă©voluer vers le 3. ÉMERGENCE D’UN l’émergence de nouveaux secteurs », stade opĂ©rationnel. TISSU PRODUCTIF rappelle Émilie Gerbaud. BasĂ© Ă  Grenoble, le pĂŽle de compĂ©titivitĂ© PROMETTEUR Tenerrdis rĂ©unit 182 acteurs de la filiĂšre de l’énergie afin de favoriser DerriĂšre les groupes du transport et de l’émergence de projets innovants et la la distribution d’électricitĂ© et de gaz, qui recherche partenariale entre entreprises, disposent tous d’implantations importantes Panorama des Cleantech 2016

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 GreenUnivers rĂ©alise deux Ă©tudes annuelles : « Observatoire de la confiance dans l’économie et les marchĂ©s financiers. Nous des start-up des cleantech » et « Panorama des cleantech en faisons grandir les talents afin qu’ensemble, ils accompagnent les France ». Il publie aussi le BaromĂštre des levĂ©es de fonds pour organisations vers une croissance pĂ©renne. C’est ainsi que nous le Club Cleantech Afic, en partenariat avec EY, et organise des jouons un rĂŽle actif dans la construction d’un monde plus juste et plus confĂ©rences pour les professionnels. Ă©quilibrĂ© pour nos Ă©quipes, nos clients et la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. EY dĂ©signe l’organisation mondiale et peut faire rĂ©fĂ©rence Ă  l’un ou plusieurs des membres d’Ernst & Young Global Limited, dont chacun est une entitĂ© juridique distincte. Ernst & Young Global Limited, sociĂ©tĂ© britannique Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e par garantie, ne fournit pas de prestations aux clients. Retrouvez plus d’informations sur notre organisation sur www.ey.com. EY Sustainable Performance & Transformation Créée en 1994, l’équipe Environnement et DĂ©veloppement durable d’EY rassemble en France plus de 90 consultants spĂ©cialisĂ©s. Elle est Ă©galement leader du rĂ©seau EY Cleantech and Sustainability regroupant plus de 700 consultants auditeurs et avocats Ă  travers le monde. Notre Ă©quipe a une connaissance approfondie des Ă©nergies renouvelables (financement de projets, revue de business plan, accompagnement dans la mise en oeuvre de projets, Ă©tudes de marchĂ©s
) et des Ă©co-technologies (cleantech) de façon plus globale, acquise au travers de nombreuses missions stratĂ©giques rĂ©alisĂ©es auprĂšs d’industriels, d’investisseurs et de dĂ©veloppeurs. © 2016 Ernst & Young et AssociĂ©s. Tous droits rĂ©servĂ©s. Studio graphique France — 1603SG649 Document imprimĂ© conformĂ©ment Ă  l’engagement d’EY de rĂ©duire son empreinte sur l’environnement. Cette publication a valeur d’information gĂ©nĂ©rale et ne saurait se substituer Ă  un conseil professionnel en matiĂšre comptable, fiscale ou autre. Pour toute question spĂ©cifique, vous devez vous adresser Ă  vos conseillers. ey.com/fr Contacts Patricia Laurent Alexis Gazzo GreenUnivers AssociĂ© EY Sustainable Performance & Transformation TĂ©l. : 09 51 59 42 89 TĂ©l. : 01 46 93 82 58 Mail : patricia.laurent@greenunivers.com Mail : alexis.gazzo@fr.ey.com Avec le partenariat de : Les ÉCO-ENTREPRISES de France France ÉCO-TECH